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^ o ^ ^ SI]
fêo^4t:*im-t0#ii (Corn-
mcntaire de Tsong-mi au Fa lanp'en king; Trip.jap., vol. XXX g , fasc. 4, p. 3 r°). Ainsi , le mot -^ a pris le sens de temple bouddhique parce que , à l'origine , les religieux étrangers qui apportèrent la religion bouddhique en Chine étaient tous loges dans le Hong-lou se.
* Ce début signifie simplement que quand un temple tombe en ruines, les gens de bien songent à le réparer.
' L'impératrice Ou^^ , dont le nom de famille était Tcheou ^ , avait été la femme de Kao-tsong ; après la mort de son mari, elle s'empara en 684 du gouvernement, et, en 6go, elle changea le nom même de la dynastie, qui lut Tcheou ^ , au lieu de Tang ^. Elle dut abdiquer en Tannée 706. Cf. Giles, A chinese hiogra pkical Dictionary, n" a35i.
inpiitar.BiE inTiomic.
^ hing-ynnK (Le temple)
^ , qu'avait fondé Tchanq T'ien-
ik$L<.J^^ ^ A.^^^t ^ T-4L4'^^ ii f JfjfiJ- ^**"' pretet de Leang tcheon,
-JL* ►■-' ^ 6i ^ ^ -^ ''•^i id^ ^ ^ H îi ^ -tè -;ê :?! .-ti
il -r^: i, 1^- ■* T- -^ 4- -S: ^1 it â -fe ^ -^ iL ^ -H 4^ 3: -La période king-yan com-
^-Ji^ ^ HjL^ ^ -fli-Z^-t 84,-*'=i^^^t-ia'4ti-h^4-^ 4 prend les années 710 et 711.
^,.,,w^ ,.* ti. j^ » L n VJ ^ auteur de notre inscription
^- /^jtt -& =t Jï i â^ 4^ 4- i. ^ A. *t ^ -g- -V «> =«^ ^^"^'■^ ^" '^ considère 1 histoire
H 3^H.^ ^ Â.i^ it- fhS. iit^'t ^i^ -k it-éi. du temple Ta-yan à partir seule-
i t^ 't'ifc^itt- *ï ^ 'L'^f *c-^^^-f:-^ ^/r ^ ment de l'époque de l'impéra-
i i ^*£ * &^ #t,^iL^ *-a ^ ^'Ç *Lrf. & trice Ou et de la période kînq-
^ >. ^ i ^/^ 3g i^r^iL fl,-è #H ^im =».* ^^«"' ^" ^^^^°" ^'' ^" ^°^«
i ik * * >^ i»^^ *^)ÉJ S.:»-:?ir*-4--ô|!. quelques lignes plus bas, c'est
t.'é ^^ iLéJ iu>l-ii-j^^ :^— ^-S.i.A.i=t. qu'il lui parait inutile de revenir
tsT ;f ii- M iî- *. i^ .fit 2«- H ^ / ^ ;ti Jt. ^ ^ jt- sur ce qui a été déjà dit par Lieou
« K>i -fi ^-r il- IS .s, ^ ^ ..fi >#^ :J; ^ ^ ;% -é^ ei 4«L ^vait en effet rédige , la deuxième
>" ?ê >» -^ i — C ^^ ^ 4^ Jl-* -^ ^^È- J^ 'f année /rin^-ja« (711), le texte
^^*~"~ ^ ^-^ ^ ^"^fi -f-fjt*»^-i^i*-vt^E.'*î d'une inscription qui décrit les
5*^^i;^^/4^ ^^^^ié-ié-t-^^è travaux d'architecture et de pein-
;r, .^^^•^i-J^#^ ^ t :*--{«- ^ii^-- *"'® exécutes dans le temple
:è^.K^ -^^ i- i$.'ititï f Ê.Sj'S f^^i^^ depuis le règne de l'impératrice
■*-1f-}iLA*i.'^:#j^-ît ^^'^■f^^X^'"® Oa jusqu'à la période king-yan ,
"t^ &^îi^,Jfr *-^;t ^ ^4j ;«. t $. et /-^ sous le patronage de Se-ma I
.1 T ^ , , ^ ,, , J. r ^ T m M iS . gouverneur de LeoMo
^^^'^iil^ i^^^ ^m<^t^i'f^lh f^^ if^heoa U^ jVi ^ ^ et de qi<^e\-
j^fi ^^-fe fitéc-t^é •^ M il- 4 iÉ. ^ B^ »tL ques autres grands fonction-
$.^ Xr, >-4- ^/^iâ -^^ ;f5 «^ ^ ;!, ï5- 4- lï naires. La stèle originale de
frfr^1l^^J^^i^ i^^^^-^$^é^ l'année 71 lest perdue; mais elle
,^^^mit^%.% -r ^ *L JL V- ^ WL^ ^ ^^ f *^^^ ^ i'^^^^^" ' *^^*^ ^"
it^f.i'^ii: é^i'b H-^ ^'^Ê.i.-f^iik*!^ fautes il est \Tai, et c'est ce texte
â ^ »'■' fi 'ê -iii -fè T -^M, + -ft A # *L ^ imparfait qui nous est donné dans
? %>}Lil'-^ à M& M^^ S M t*\t le Kin che tsoei men. chan. lxix .
*> & JL 4. =S. ^ *^* /*->^-^-;^;il=(*.èiLi(^ ^'fV, "l'.' . an * >«
iLri léLa ititf-^ ■*''^^<aS\^Â.^ Tchang Tien-si ^ X ^
i.y-i.'^o-itii^iSi 'i.Mr^-t^'^i^A est le dernier souverain de la
^■i a a a A,o .*, i. UL ie--rï- + -â ^ éj
^ a a o ^o j> f-,-#. i ^ IL £ * ^ ,* ^ a 376; d reconnaissait la suze-
i1(. a o a S. g'] ta i. ^ -è^ X- 9 f'\ ^ ^ èf raineté des Tsin, et c'est pour-
ÎjL*»ii-o^^4-T ^>ii--«r-;i<5?«.^-t quoi les historiens chinois le
petite dvnastie des Leang antérieurs ■g^f t^C; d régna de 363
portait d'abord le nom d'« ancien sanctuaire Hong-ts'ang ^ » ; quand l'impératrice Tso-t'ien prit en mains le gouvernement , on changea son nom et on le surnomma le monastère Tien-se^. Les fondements en furent grands; les di-
regardent, non comme un souverain indépendant, mais comme le préfet de Leang tcheou. On trouvera sa biographie dans le chapitre lxxxvi du Tsin chou.
' ^Mti M- ï^e mot ^Ij tch'a désigne proprement un mât planté devant un temple, et par suite le temple luimême. Quoique ce mot soit entré depuis longtemps dans l'usage courant, il est fautif, car, au lieu de ^Ij Ich'a, il faut écrire Jl] la, le mot $lj la lui-même n'étant que l'abréviation du terme %\\ ^ ^ lâche-tche =\aiS\i (sanscrit : yasti; pâli : latlhi; dans l'Inde moderne : lât), qui signifie « mât ». Cf Dictionnaire japonais
* Dans l'inscription de l'année 711 [Kin che tsoei pien, chap. LXix, p. a 8 v°ag r°), on lit : « Le temple Ta-yan a été fondé pendant la période cheng-p'ing (SSy- 36 1 ) par Tchang Tien-si, qui était préfet de Leang tcheou sous les Tsin; son nom primitif était « temple Hong-ts'ang ■ ; ensuite on changea ce nom contre celui de Ta-yan ; en voici la raison : à l'époque où la grande sainte souveraine impératrice Tso-t'ien prit le gouvernement, elle institua que, dans chaque arrondissement, on établirait (un temple) Ta-yan; à la suite de cela , on donna à ( cet édifice ) le nom de t monastère Tien-se* "fz ^ ^ ^ ^
I^ ^ o 'jG texte peut donner 'Jeu aux remarques suivantes ; en premier lieu, la date de la période cheng-p'ing ( 357-36 1)
parait légèrement fautive , puisque Tchang T'ien-si ne conunença à régner qu'en 363- En second lieu, on voit que c'est sur l'ordre de l'impératrice On, qui voulait que dans chaque arrondissement il y eût un temple du Grand Nuage , que le temple de Leang tcheou changea de nom et devint le temple du Grand Nuage; il faut donc corlsidérer l'appellation « monastère Yiense » , c'est-à-dire « monastère don du ciel », comme un simple surnom du temple, dont le nom véritable était «temple du Grand Nuage ».
La décision prise par l'impératrice Oa peut être éclairée au moyen des textes suivants : Fo tsou l'ong ki, chap. xxxix(Trip. japonais , vol. XXX.V ^ , fasc. 9 , p. 75 v"^) : «La 1" année tsai-tch'ou (689), un décret impérial ordonna à neuf personnes , parmi lesquelles se trouvait le çramana Falang , de faire une nouvelle traduction <!u sûtra du Grand Nuage » ^ ?i? P^ fi
laiLAfili:^
— Tang chou ,
chap. IV, p. 4 r° : «la 1" année t'ien-cheon ( 690 ) , le 7' mois , le jour sin-se , on distribua dans tout l'empire îe sùtra du Grand
Nuage, m ±mwf %J- —
Tch'ang-ngan tche ^ ^ iè (^^*^ dans le Kin che tsoei pien, chap. lxix, p. 3a r°) : « A l'angle sud-est du quartier Hoaî-yaen se trouve le temple du sûtra du Grand Nuage. Au début du règne de l'impératricedouairière Oa, un crama n«à de ce temple nommé Siaen-tcheng présenta le sûtra du Grand Nuage ; dans ce sûtra se trouvait la concordance d'une souveraine ; c'est pourquoi on changea le nom de ce temple, qui devint le temple du sûtra du Grand
lik ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS ET BELLES-LETTRES. [236]
mensions en furent spacieuses; l'aspect en fut majestueux. De cette œuvre méritoire , les claires traces , depuis le commencement jusqu'à la fin , ont été décrites en détail par Sieou , hio-che du pavillon Sieoa-wen ^ ; à quoi bon surajouter à ce qu'il a dit des paroles inutiles ?
Voici comment je décrirai la disposition du temple : il y a une vaste salle centrale et de longs bâtiments latéraux ; une tour mer> eilleuse et une cKambre précieuse; des crêtes de toit ciselées et de larges extrémités de chevrons; un Pic du Vautour (gridhrakûta) et un Jardin de Jeta; un bâtiment où on compose les li>Tes saints (gandhakutî) et une terrasse- où on regarde les fleurs;
Nuage ; puis on ordonna que dans chacun des arrondissements de l'empire, on établit un temple du sutra du Grand Nuage »
W.iÈ, i)} M 1^ f^-kMU^ o K
Amu ^ o M ^ ^^j ^ 'V^ ^
— ;Ac § i^ T^ o Le nom de sûtra du Grand Nuage (Mahâmegha siitra) s'applique à deux ouvrages différents : l'un d'eux a été traduit quatre fois en chinois et est indiqué dans le Catcdogae deBuNYiu NANiio sous les n" 186, 187, 188 et 970; le second n'existe actuellement qu'en une seule traduction ( Bunyiu Nanjio , n° 2^4) ; c'est ce second ouvrage, comme le remarque fort bien S. FuJii [Catalogue of ail Buddhist Books . . ., p. 176), qui est désigné en chinois sous le nom de sûtra du Grand Nuage ::^ ^ ^; dans le Tripitaka japonais, il porte le titre de -^ ;^ ^ ^ ^ 3^ ; la prodiction relative à une sou veraine se trouve dans le chapitre iv( Trip. jap , vol. XI ^ , fasc. 10 , p. 54 r" ) ; après avoir exposé à une devî ce qu'elle avait été dans une vie antérieure , le Buddha lui parle de l'avenir et lui dit : k Quand vous aurez abandonne cette forme divine, avec votre corps de femme , vous régnerez sur le territoire d'un royaume; vous obtiendrez le qvwrt des régions auxquelles commande
un roi cakravartin; vous obtiendrez d'être une grande souveraine; vous rece\Tez et observerez les cinq défenses et vous serez une upàsikà ; dans toutes les villes et dans toutes les bourgades qui dépendront de vos enseignements et de vos conversions , hommes et femmes , grands et petits , recevront et observeront les cinq défensei.
protégeront la vraie loi, détruiront et subjugueront les hérésies et les diverses opinions fausses. Vous, en ce temps, vous serez en réalité un Bodhisattva , mais , afin de convertir la foule des êtres , vous aurez reçu présentement un corps de femme. »
L'impératrice Ou, pour justifier son usurpation, prétendait que c'était à elle que s'appliquait cette prophétie; elle se fit passer pour un être surnaturel descendu sur la terre ; elle repandit à profusion le sûtra du Grand Nuage, qui annonçait, disait-elle, sa venue; dans chaque arrondissement, un temple dut s'appeler temple du Grand Nuage; c'est alors que ce nom fut donné au temple de Leang tcheoa.
' Cf p. 234., n. 1. — - L'inscription de 711a été composée par Lieoa Sieoa , qui avait le titre de hio-che (docteur) du pavillon Sieoa-wen ^ ^ ^ ^ dt §!l ^
' ^ est ici l'équivalent de :j^.
des habitations de religieux et une salle du dhyâna ; un tchao-t'i - et des cellules carrées de dix pieds de côté.
Au nord se trouve la pagode Koa-sien ^ à sept étages ; elle a été entièrement construite au temps où Tchang [Tien-si) a fondé le temple; elle est haute de cent quatre-vingts pieds; dans les étages est disposé un ensemble complet de vingt-huit pièces -^ ; sur les faces sont disposées quatre portes et huit fenêtres qui sont symétriques'^. S'élevant d'un vol puissant, (la pagode) se montre grande; se développant fine comme un cheveu, elle paraît brillante. Le plateau doré étincelle au soleil; les clochettes précieuses rendent un son métallique.
Derrière la pagode est la salie du Buddha ; ;'i gauche et à droite sont iC'S salles des Bodhisattvas et des Devarâjas. La cloche du matin et la prière sariscrite du soir font revenir les quatre actions^ sur le Pic du Vautour (gridhra kûta); le soleil de l'intelligence et le courant de la loi font tourner les deii.roues ^ dans le Jardin des Antilopes (mrigadâva). Les éventails précieux qui
' Le dictionnaire bouddhique publié m Japon sous le titre ^ ^ ^ ^ dit (jue tchuo-1 1 fg J^ est une abréviation de fô fê SI ^ ^ > expression qui signifie P9 >^ f^ ^ " propriété des religieux des quatre points cardinaux». Cette explication nous pei-met de rétablir la transcription primitive, qui était sans doute ^g ||| ^ ^ = caturdeça; en effet, tout don lait à une collectivité rnonastique non spécifiée était adresse en Inde, comme le témoignent les inscriptions, à la communauté des quatre points cardinaux ( caturdeçasarpgha). En Chine, le mot <r^o-f '«désigne un temple bouddhique quelconque.
* Kou-sien j^ ^ est le nom du cinquième des douze tuyaux sonores |^. «La pagode Kou-sien» ^ î5fc ^ signifie simplement «la pagode en bois» ; en efiet, le tuyau kou-sien rend la note kio ^ (cf. Sema Ts'ieu, trad. fr. , tome III, p. 636), qui, dans la théorie des cinq éléments, correspond à l'élément bois. Dans l'inscrip-
tion de "7 1 1 , que l'auteur de notre texte a ici copiée en partie , au lieu de j^ '^ J§ , on lit ;^ ^ 13 « le stùpa en bois » ce qui justifie notre explication.
' Il faut entendre sans doute que, dans chacun des sept étages , il y avait un groupe de quatre chambres, le total des sept groupes formant ainsi vingt-liuit pièces.
* Lexpression ZL ^ «^st assez ambiguë; ia rédaction de l'inscription de 71 » [Kin cke tsoeipien, chap. lxix) est plus claire : 1 ?ïlj ^ g ^ + ^^ PbI o ®
mm ^ A t o mWio «Dans
les étages est disposé un ensemble complet de vingt-huit pièces; sur les faces sont disposées quatre portes et huit fenêtres, qui sont respectivement symétriques ».
* L'expression ^9^ est embarrassante.
Je ne connais que l'expression ^ ^ « les trois sortes d'actes,» , qui sont les actes du corps , de la parole et de la pensée.
* Çamatha (apaisement) jL et vipaçyanâ (vision distincte) |^ sont comme
frappent Tespace touchent aux nuages qui planent et volent avec eux ; dans la campagne, le printemps et Tautomne teignent les fleurs célestes et renferment toutes les colorations. On admire ces merveilles et on s'extasie devant ces prodiges; on savoure la raison et on goûte la bonne influence.
A travers plus de mille et cent années, les miracles accomplis par la pagode ne peuvent être tous énumérés. Sous le règne d'un des souverains précédents ^ les Jong de l'Ouest violèrent la frontière et ravagèrent le territoire de Leang; on soir, le tonnerre et la foudre éclatèrent avec violence ; le ya et le yang produisirent les ténèbres et l'aveuglement; soudain on vit une lumière surnaturello briller au sommet (de la pagode), une flamme étincelante jaillir en haut; les barbares ^'ian^ la virent et estimèrent que c'était un miracle; aussitôt, saisis de terreur, ils s'enfuirent^. Tout cela (manifeste que la divinité) fut émue et appelée , sans qu'on eût à l'émouvoir et à l'appeler.
A la fin de la période tclie-yaen ( 1 335- 1 34o) , (le temple) fut incendié pendant les guerres; il fut détruit sans que rien en subsistât; la seizième année hong-oa (i 383), un religieux du royaume de Je-pen (Japon), (nommé) Tcheman, émit le vœu de faire une collecte pour le réparer^. Les proportions en furent aussi belles qu'autrefois.
les deux roues par le moyen desquelles on est transporté au delà du monde ( Dict. nam.).
' A propos de l'expression ^ ^ , cf.
Choa king, chap. / hiun, Legge, C. C, vol. IIT , p. 1 93 : J[ ^ ^ « l^s anciens souverains de la dynastie Hia ».
* Voyez l'inscription de la cinquième année t'ien-yeoa ming-ngan en si-hia et en chinois , dont le texte chinois a été traduit par Devéria( Jour». a5iaf.,janv.-fév. 1898, p. 53-7/i).
^ Cette mention de la venue d'un religieux japonais dans l'Asie centrale vers la Gn du XIV* siècle de notre ère ne laisse pas que d'être intéressante. Quoique le» pèlerins japonais ne nous aient laissé aucune relation) de leurs voyages, il est certain cependant que, de même que leurs coreligionnaires chinois , ils ont fait de loin-
taines tournées dans un but pieux; dès l'époque des T'ang, quelques-uns d'entre eux allaient jusqu'en Inde ; j'en trouve la preuve dans un texte fort curieux du Yeoa yang Ua Uou W 1^ ^ >vl. (chap. ni, p. II r"); l'auteur de ce livre, Toan Tch'eng-che ^ JG^ ^ , qui écrivait à la fin du VIII' siècle , nous dit : « Au début de la dynastie actuelle (les Tang), le religieux Hiuen-tsang alla dans les cinq bides pour y prendre des textes sacrés ; les contrées d'Occident le tinrent en honneur.
Moi, Tck'eiig-che, je vis un religieux du royaume de Wo (= Japon), nommé Amkang-san-mei (Vajrasamâdhi), qui me dit que lorsqu'il était allé dans l'Inde du Centre , ( il avait remarqué que ) dans un grand nombre de temples on avait représenté en peinture Hiaen-tsang avec ses souliers de chanvre , ainsi que sa cuiller et
La cinquième année t'ien-yeoa (109^), le vrnt et la pluie l'ayant détruit, on le réédifia. Un décret du souverain lui conféra le nom d'« ancien temple Ta-yan ». (Depuis ce moment )jusqu*à aujourd'hui , il a illuminé cette contrée pendant plus de cinq cents ans.
Récemment, à la suite d'un tremblement de terre, les salles et les toitures s'efFondrèrerit ; le derrière et la façade se fendirent et tombèrent ; en avant et en arrière , à gauche et à droite , les murs des salles et des sanctuaires s'affaissèrent tons et se renversèrent. Ceux qui administrent ce territoire auraientils pu supporter cela ?
Alors donc, le préposé aux sceaux dans (l'arrondissement de) Leang, rhonorable Siu Ngen eut l'idée et le désir de relever (ce temple) et de le restaurer dans toute sa grandeur. Il délibéra avec le fonctionnaire en retraite, rhonorable P'an Yng et avec l'assemblée des religieux administrateurs de ce temple, au sujet d'un vœu à émettre; à la suite de cela, on chargea le supérieur Hai-chen de faire une quête et de demander des ressources. Tous les (gens riches) de la ville et les hommes de bien qui se réunissent à l'assemblée (des rehgieux) donnèrent chacun sa contribution et ne manquèrent pas de nous aider.
Alors nous engageâmes des artisans et nous réunîmes nos efforts. Les ssdles et les toitures, les rebords de toits et les colonnes, les arêtes et les chevrons , les portes et les fenêtres qui étaient tombés en ruines furent changés ; les couvertures de toits et les tuiles , les marches et les briques , ainsi que les cloisons et les murs qui s'étaient abattus furent réparés. Quant au derrière et à la façade, aux divinités et aux images, on les enduisit de peinture et on les décora. Le cinabre et l'ocre furent au complet; les cinq couleurs étincelèrent ; l'or et le jade brillèrent. On agrandit les anciennes dimensions et tout fut
ses bâtonnets; (on le figurait) monté sur des nuages de diverses couleurs. Dans les pays d'Occident , en effet , on n'a point de tels objets (à savoir les souliers de chanvre, la cuiller et les bâtonnets). Chaque fois que svu^enait un jour de jeûne, on ne manquait pas de s'agenouiller en levant les mains jointes ( devant cette image de Hîaen-tsang)» MtjftS^ajLpjl
3g^0lEm^ïio-La description que. nous avons ici de ces portraits hindous de Hiuen-isang montre qu'ils étaient sensiblement différents de ceux qu'on a faits en Chine; M. T\kakusu a publie un spécimen de ces derniers dans le Hansei Zasshi, vol. Xll, n" 1 1 , p. 35.
entièrement nouveau. Parmi les hommes de l'Occident, il n'y en eut aucun qui ne vînt rendre (à ce temple) ses hommages et ses adorations, qui ne se livrât à la joie et qui ne fût plein de respect et de foi.
Sans doute , les fondations de temples et de pagodes dans' toutes les générations sont assurément nombreuses; mais de celles qui sont aussi exceptionnellement merveilleuses que celles ci , on en voit peu. Or donc si nous considérons (l'histoire, nous voyons que) la religion du Grand Brave ^ commença d'exister dans les contrées d'Occident au temps du roi Hien (368-3 i i av. J.-C.)de la dynastie Tcheoa, et qu'elle entra pour la première fois dans le royaume du Milieu à l'époque de l'empereur Ming (SS-yS apr. J.-C), delà dynastie Han^. La nature de la loi, celui qui sait compatii (Câkva), être oooo de o o o dompter et diriger. Dans chaque endroit , on établit un chef de la voie suprême. Telle est l'origine de la fondation des anciens temples et de la fondation des pagodes précieuses. Voilà ce par quoi l'action surnaturelle majestueuse s'exerce et ce par quoi la prospérité de l'Etat est prolongée. Comment , émouvoir, générations ooooo ce temple? A l'est se trouve la tour de la cloche matinale; à l'ouest se trouve le pavillon des livres sacrés duTripitaka; à gauche et à droite ils soutiennent puissamment (le temple). Ne trou' e-t-on pas que cela est un grand spectacle "?
Quand les travaux furent terminés, l'assemblée des religieux administrateurs de ce temple me demanda de rédiger ime notice. Alors j'exposai quels étaient o o de l'ancien temple pour montrer que je ne me refusais pas (à celte requête). (D'ailleurs,) ceux qui ont entrepris l'allaire, à savoir l'honorable 5itt, chef de district, et l'honorable P'an , fonctionnaire en retraite, et ceux par qui l'affaire a été menée à bien, à savoir l'administrateur (du temple),
" Cette date tardive de l'apparition du Buddha en Inde mérite d'être remarquée, car elle ne s'accorde pas avec les autres témoignages qu'on trouve dans les auteurs chinois. La naissance du Buddha est assignée par le Wei chou. (chap. cxiv, p. 2 r") et par le Soei chou (chap. xxxv, p. i3 v") à la neuvième année du roi Tchoang de la dynastie Tcheoa (688 av. J.-C); les encyclopédies bouddhiques Fo tsoa t'ong ki (chap. xvav, p. 43 r°) et Fo tsou li tai
t'ong tsai (chap. iv, p. 19 r") rapportent cet événement à la vingt-sixième année du roi Tchao (1027 av. J.-C, d'après la chronologie usuelle; 966 av. J.-C, d'après la chronologie du Tchou choa ki mien).
' L'empereiu" Ming eut son fameux songe en l'an 64 ap. J.-C; ses envoyés revinrent en l'an 67, rapportant les premiers textes bouddhiques écrits qui aient pénétré en Chine [Fo tsoa t'ong ki, chap. xxxv).
Hon^-tsin, et le religieux qui a fait la quête, Hai-chen, n est-il pas préférable de connaître par la suite leurs noms et d'en conserver la mémoire? Nous avons donc gravé ceci sur une stèle pour que, plus tard , ceux qui la verront fassent comme nous maintenant lorsque nous apercevons les hommes de l'antiquité. Peut-être (ce monument) sera-t-il de générations on générations un témoignage par lequel on apprendra que les vestiges triomphants sont indestixictibles.
C est pendant la période kia-tsing,\e dragon se posant sur koei-hai (i 563), le huitième mois, en un jour propice, que le l'ai-hio-cheng Chen Yng, originaire de Choang-ho, a composé ce texte.
N** VI. — Inscription de 1697.
La seconde inscription estampée dans le temple Ta-yun ne porte pas de date; mais la stèle présentait sur le verso, au témoignage de M. Bonin, la mention que le monument avait été érigé la Sô*" année R'ang-hi, c'est-à-dire en 1697.