‹ Dix jours de 1830 souvenirs de la dernière révolutionChapitre 8 sur 10 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Départ pour Rambouillet. — Bivouac. ' — La Cour. — Le Ma- ’ réchal Marmont; — Proclamation. — Abdication. — In —

certitudes. — L’akle-de-cainp de Lafayettc. — Arrivée des Commissaires. — Les on dil sur leur entrevue chez le Roi.

• — Désordre. — Confusion. — Départ. — Marche de nuit.

V— Passage àMaintenon. — Marche sur Dreux; — Retour • snr Chartres. — Nogent-le-Roi. ; — Adieux.

\ Si, au bivouac du Peray et des environs, on eût

pris toutes les précautions nécessaires pour l’exis- . tence morale de Farinée , cette position sans doute eût été bonne. La plaine découverte en avant de nous, un village , un bois en arrière pour assurer # -..notre retraite : rien ne manquait pour disposer heureusement des troupes contre une attaque.

L’avidité de nouvelles, si naturelle dans notre po-

.•sition, et l’inquiétude qui maintenant nous rendait nécessaire autre chose qu’une distribution de •viande ou de pain, nousportaient à désirer d’aller à Rambouillet. L’ordre en fut donné dans la ma-, tinée , et bientôt nous nous mîmes en route à travers la forêt.

( io6)

Quelques régimens étaient déjà bivouaqué# ' avant notre arrivée. Quat/c bataillons étaient établis dans un pré clos de haies , à gauche de la, route , eu entrant en ville. Cet emplacement nous fut anssi désigné. * .* * * *

Sans doute la nécessité d être près de la ville •' d’où nous allions tirer nos subsistances fuj cause de„ notre concentration , mais encore fallait-il se placer de manière à pouvoir se défendre contre une attaque. Je ne sais, en cas d’alerte, ce que nous eussions pu faire ainsi entassés dans un .plos n’ayant • qu’une seule issue commode sur la x’oute.

Couchés sous un abri préparé par nos soldats, nous déplorions dans notre réunion d’officiers encoreprésens cette fatalité qui nous poursuivait. Apres tant de revues, après tant de manoeuvres de parade, . aujourd’hui on nous laissait, pour ainsi dire, par- . qués plutôt que campés ! Prévoyant les évèneiüens les plus sinistres et nous y préparant, les anciens

officiers nous mettaient déjà au rang des demi - , • •soldes, a Ne vous étonnez pas, me disait l’un* <

« d’eux , j’ai été licencié en 181 4 j j’ a i é(é, sur la « Loire, licencié en i 8 i 5 ; je serai licencié en *« i 83 o : j’ai du malheur, je suis toujours du maure vais côté ! » Celte réflexion plaisamment pré-

senlée nous fit rire; mais le mauvais côté pour un militaire serait-il donc celui où est le drapcau?On serait tenté de le croire , à voir comme l’on traite ceux qui tiennent ce qu’ils ont juré, fidélité, obéissance, bases d’une armée.

11 y avait quatorze officiers au bivouac , en comptant notre colonel et nos deux chefs de bataillon. L un de nos capitaines, qui était aux

eaux à l’époque des ordonnances, et s’était renduà

Paris, enapprenant où setrouvait le régiment, était

venu le rejoindre à Rambouillet. D’après les. nouvelles qu’il nous apportait de la Capitale, rien n’é-

tait désespéré : les Chambres devaients’assembler :

la régence du duc d’Orléans était probable , sans ■doute , si d’autres mesures et d’autres négociateurs

eussent été employés.

•Pendant que nos soldats dormaient au soleil ou se livraient à toutes les occupations du camp, nous allions de temps à autre au Château. L’aspect de la Cour était triste. Rien de si ^tonnant pour nous , que de voir en habit bourgeois un grand

nombre de personnes dont nous connaissions les grades , les honneurs , les. épaulettes et les broderies. Parmi ceux non destinés à combattre, on désespérait ; le torrent était irrésistible, et cependant

si' chacun se fût moritré à son pbste çt digne de spn

poste, peut-être tant de malheurs ne seraient point

arrivés. Monsieur de Guioiie dut entendre ces

reproches , nous les faisions tout haut. Les ministres étaient partis ou partaient , les courtisans s’é-

coulaient, et nous, couchés sur les degrés du péristyle, uous nous livrions sans contrainte à une

censure amère de ledr conduite : nous en avions

le droit. . i

Quelle épreuve ! à peine voyions-nous passer de temps à autre quelques-uns des dévoués de

Saint-Cloud et des Tuileries ! Quel plaisir n’éprouvàmes- no u s pas de compter parmi eux les généraux de la Rochejaquelein, deCharéllc, de Trogoff, de Courtcmauehe , celui-ci qu’aucun service n’appelait auprès du Roj'ou des Princes , et qui, quoiqu’infirme, était venu offrir ses services. L’émotion

de Madame la Dauphine à l’arrivée de madame de

B. . . nous prouva que de semblables visites n’étaient plus dp mode. Ou* s’attendait avoir la duchessç de Reggio , amie jflutôt que dame- d’honneur de- • . Madame. J’oubliais que no3 soldats aussi auraient

cru voir ce nom parmi les présdns , et plus tard

parmi les défenseurs de leurs droits !

Les aides-de-camp du maréchal , en se pressant

autour de lui, méritaient un meilleur sort; leur activité ne se démentit pas un instant.

Nous apprîmes par des personnes du Château les détails du voyage de Madame la Dauphine.

Cette Princesse était partie en to.ute hâte de Dijon, sans oublier d’y laisser mille francs pour les pauvres. Elle avait dû à la prcsenced’csprit de M. de Faucigny qui la faisait voyager incognito, devoir

ses jours préservés de'totit danger,. A un relai de , • * * « poste, disait-on, la Princesse hvait été obligée de

juonter sur le siège de sa voiture pour détourner l’attention des gens qui guettaient son passage et voulaient l’arréjer.

On nous dit aussi que le roi avait donné ordre

à quelques-uns des pairs qui se trouvaient près de

lui de se rendre à la Chambre : <M.*dc Girardin

venait* d’être envoyé auprès dû M. de MortemarJ , resté à Paris , pour y suivre les négociations avec le gouvernement provisoire , et les bruits d’une

abdication du roi en faveur du duc de Bordeaux

circulaient déjà ; mais , au milieu des nouvelles . contradictoires que l’on répandait , il ne transpirait rien qui pût faire supposer que les voies de

conciliation auxquelles le roi avait cru devoir re- * * « courir alors , amèneraient un résultat heureux

, ( no ï

Cependant , personne ne pouvait s’imaginer que,

quellequ’en fût l’issue, ces évènemens allaient précipiter du trône la famille royale. Aussi, tout en

sc perdant en conjectures sur l’avenir , n’arrê-

tions-nous pas nofré pensée sur une pareille catastrophe. Au contraire , la présence de tant de troupes qui ne demandaient qu’à mourir pour leur roi , devait nous faire penser qu’il, serait fait un

appel à leur fidélité et à leUr dévouement; et , à

•cet égard , l’issue du combat , s’il fallait l’engager ,• n’était pas douteuse.

Ce fut pendant la première journée dé notre bivouac que le régiment des Hussards de la Garde rejoignit l’armée à Rambouillet , après une longue

marche. Sa tenue, comme celle de toute la cava-

lerie légère et de l’artillerie , était encore admi-

rable et imposante. Pas de désertion !

L’infanterie bien diminuée présentait cependant encore quelques corps peu entamés; elle pouvait compter six mille hommes an moins qui , avec deux mille de cavalerie et l’artillerie , la Maison du Roi , et la Gendarmerie à pied et à cheval, formaient un total de dix mille hommes ou environ. On annonça une prise d’armes pour six heures ; tout le monde s’y trouva. Nous vîmes reparaître

• y in ).

Jtf Maréchal suivi de son ctat-major. Le carré fut ' formé. Après une courte allocution , il nous donna

lecture de la lettre du Roi au Lieutcnant-genéral • .‘du royaume. Charles X avait abdiqué; on cria ,

* Vive Le Roi ! c’était l’acclaniation de Henri Y.

• ' . • ’ La nuit fut tranquille. Les feux des bivouacs ,

• le . mouvement des diligences, l’arrivée de quel-* ques estafettes , le chant montagnard des Suisses,

‘et surtout «les réflexions auxquelles chacun se li-

vrait, il, y avait de .quoi occuper les instans de

ceux que l’inquiétude tenait éveillés.

• Le lendemain la, lettre du Roi se trouvait affi-

chée partout ; comme aussi dans les cafés, dans les anbei’ges, Iesjoitrnaux.de Paris circulaient librement. Grâce à la presse parisienne , nous apprîmes que le combat de Sèvres nous avait coûté des perles énormes. On citait le nom du brave qui s’était emparé de la pièce de canon. Et comme plusieurs régimens ignoraient qu’un officier du 3‘ * avait livré ce point important sans le défendre, l’effet de ces récits fut aussi nuisible que s’il eût été le résul tatd’une triste réalité. En revenant d’une de nos courses au Château, uoussûmesque M.Poqnc , aidc-de-camp du général Lafayeltc , venait d’être blessé aux avant-postes : on annonçait une

enquête sévère et la punition d’une telle barbon".

J’ignore si M. Poque était un parlementaire, comme le bruit en fut répandu de suite à Paris, sans doute pour nous faire regarder comme’ des barbares ne respectant aucune loi de la guerre ; mais à l’instant même il me sembla étrange .

•ayant tant vu de cocardes et de drapeaux: triqo- *

lores traverser nos colonnes , que l’on eût blessé ' • , un parlementaire. * ’’ , • *

Le fait est que M. Poque était depuis quelque temps auPeray (et un parlementaire s’empresse ordinairement d’aller remplir sa mission); il recevait nos déserteurs, était accompagné de plusieurs Parisiens chargés avec lui de suivre notre marche et d’avertir de tout ce qui se passait dans la Garde. Comme il avait voulu, assurait-on, entrer en négociation avec les avant - postes , le général Vincent, qui commandait les Gardes du-Corps,

l’avait fait pré venir de se retirer : M. Poqne n’ayant

point obtempéré à cêt ordre deux fois donné, le gé-

néral commanda à la sentinelle suisse de faire feu. Ce soi-disant parlementaire était particulièrement connu du général Vincent, sous les ordres duquel il avait servi dans le 5 ° des Gardes d’honneur , en 1 S j 4-

Les feux du soir étaient allumés ; nous nous disposions à prendre quelque repos , en attendant

les e'vènemcns qui J depuis l’ouverture des Chambres , ne pouvaient manquer de se presser. Une voiture en poste vint à passer sur la grande "route : c’était, selon les uns , un aidc-decamp du duc d’Orléans; selon d’autres ,*la réponse du général Latour -Voissac , chargé d’une négociation de la part du roi.

Çe même jour , \ août , vers les neuf heures du

soir , l’çrdre de partir nous fut donné ; notre ba- ■ , • . * * taillon traversa le parc, et devança, à force de

maréV, l’artillerie et la cavalerie sur la roule de Maintenon. A peine avions- nous dépassé la sortie du parc , qu’un long convoi de- voitures défila au milieu de nous; bientôt parurent les Gardcs-du- Corps. Le Jtoi et les Princes étaient entourés de 'leur escorte.’ Où allait-on? La présence de tant de voitures et de bagages ne pouvait nous le faire deviner. Si nous devions nous battre, à quoi bon tout cet attirail ? Mais le bruit qui se répandit alors que des masses parisiennes, annoncées par trois commissaires délégués du Gouvernement provisoire avançaient contre Rambouillet, et que le Roi se décidait à quitter la France, vint dissiper

tous nos doutes sur le sort qui était réservé à ta

Famille Royale. #

Pendant une halle que mous fîmes àMaintenon et qui nous remit de la fatigue d’uue longue marchede nuit, rendue plus cruelle par l’inquiétude qui nous dévorait , nous donnâmes un libre essor à nos réflexions sur la dprnièrc détermination du. Roi; elle nous paraissait une énigme : les noms, le choix des commissaires envoyés près de Charles X, étaient le sujet de nos conversations d’officiers. On s’étonnait de voir dans la même députation MM.deSchonen etOdillon-Barrot dont

l’opposition avait été si vive sous le gouvernement royal , et. M. le maréchal marquis Maison. Ceux-là pouvaient bien, usant du droit de la victoire remportée par leur parti , venir imposer des conditions au Roi de France; mais un -pair de la création de Louis XVIll qui avait joint à sa pairie le titre de marquis; mais un maréchal nommé par Charles X, et qui sans doute n’avait dû qu’à* une insigne faveur du Monarque d’avoir été préféré à tant d’autres pour le commandement de l’expédition toute chrétienne de Morée, devait , suivant nous , être un peu embarrassé de sa nouvelle mission; sans doute la vue du drapeau

sous lui vaiuqueur des infidèles en Moréc, et tout éclâtant encore de la gloire immortelle et pure rccueillié sur les plages d’Afrique, devait exciter . dans le cœur de ce guerrier une émotion que ses collègues ne pouvaient partager (1). Absorbés par

nos réflexions morales sur l’instabilité des choses

d’ici-bas , nous voulions savoir encore quelle avait

. été l’issue des négociations avec ces commissaires , mais quelques-unes des personnes qui s’étaient • trouvées au château de Rambouillet pendant que l’on traitait , racontaient , avec des versions plus

(OQucl jugement devra porter l'iiistoirc sur ces représentons de !a France qui , improvisant en août une constitution nouvelle , ont décrété la substitution des couleurs tricolores à celles de l'ancienne monarchie , et cela quelques jours aprèsque par une conquête j il faut le reconnaître aussi habi- -i. lement préparée que rapidement conduite , les armes françaises venaient d’ajouter un si beau trophée à nos nombreuses victoires ? Et que doit penser l’Europe étonnée et enviant notre gloire , d’un changement si subit? Sans rappeler avec quels transports le drapeau blanc s’est vu accueilli des bords de la Bidassoa jusqu'aux murs de Cadix , sans parler do la bataille de Navarin , commeht oublier que notre pavilloni} avait depuis quinze ans fait le tour du monde que pour porter dans toutes les régions qu’il a visitées ou les merveilles de notre industrie , ou les preuves de notre haute civilisation.

ou moins différentes, l’cutrctie/i de ces Messieurs

avec le Roi. Celle que je donne ici me paraît ,

d’autant plus vraisemblable que sans ce qui se passa, le Roi nese serait peut-être pas décidé à une retraite aussi prompte qiie celle qui nous fut ordonnée et qui nous désespérait. . . , " v

A leur arrivée à Rambouillet! le nombre et l’attitude des troupes qui se- trouvèrent sur leur • passage, en avant de la yille , fit concevoir à ces

Messieurs quelques craintes sur le résultat de leur

difficile mission. Le coup d’œil exercé du Maréchal lui fit reconnaître que les troupes royales étaient encore fort disposées à se battre si on leur en donnait l’occasion ; et c’est ce qu’il fallait éviter. Introduits auprès de Charles X> M. de Schonen , chargé de lui porter la parole , représenta au Roi

que jamais scs troupes ne pourraient soutenir le

choc des masses parisiennes qui les suivaient. Le

Roi, se tournant du côté du Maréchal, lui. dit :

Et vous , Maréchal, qu’en pensez-vous? Lé Maréchal , assez embarrassé, appuya néanmoins ce que M. de Schonen venait d’avancer. Le Roi parut hésiter un instant. M Odillon-Barrot, profitant de cette hésitation, ajouta que puisque S. M. avait cru devoir abdiquer en faveur duDuc de Bordeaux,

loitte effusion de sang devenait in crtile, et que la domination du lieutenant-général du royaume al- , lait pourvoira la tranquillité, de la France. Cesdis-

positions rassurantes des Commissaires avaient

décidé le Roi, qui donna aussitôt l’ordre du départ.'

C’est là , comme ie viens de le dire , une des

rumeurs diverses qui occupèrent nos instans de

halte; nous prîmes ensuite la route de Dreux, où • * 9 ' ’ , aucune autre troupe ne nous avait précédés. Les

habilans des campagnes, étonnés de notre passage, s’empressaient de nous procurer quelques

rafraîchissemens. A un quart de lieue dcNogentle-Roi , petif village de Normandie, nous vîmes passer des équipages du Roi , sans escorte , et quelques Gardes-du^Corps chargés d’aller faire le logement. Un général passait à cheval, je crois % « •

M. M. h . Çe fut par lui que uous sûmes positivement la*. concentration de la Garde à Chartres, le • *» * •

départ du Roi et le prochain passage de la Famille Royale.

Cette nouvelle et l’annonce que le Roi avait à

reçu les adieux des autres régimens de sa Garde , • nous firent rétrograder pour pouvoir à notre tour lui rendre nos derniers hommages. On entra à cet effet daçs une grange , sur le bord de la roule.

Bientôt parut l’ayant-gârdc de I’cscortc ; chacun reprit scs rangs , alors bien éclaircis ! mais les

drapeaux y étaient encore: nous pouvions donc,

les montrera celui qui nous les avait confiés. Ces

‘drapeaux, ce tambour qui tant de fois, dans des . temps plus heureux, avaient salué le Roi de

• • if i

France, allaient s’incliner et battre pour un

exilé ! * . •

Une section d’artillerie, des Gendarmes d’élite , lesGardes-du.Corps, formaient l’escorte. A l’exception de M. G... seul officier supérieur , et de no-'

tre colonel qui était resté auprès du Roi , j’ignore

quelles élaient les personnes alors présentes auprès des Princes. Inconnu à tous, je n’avais doregards que pour les plus illustres et les plus malheureux. ,

Mademoiselle passa la première avec sa gouvernante : aimable enfant, triste de la tristesse

de tout le monde.

Le Duc de Bordeaux venait ensuifè. Nous étions la dernière troupe d’infanterie de la Garde. En saluant nos rangs, il disait adieu à des compagnons de plaisirs et de travaux; il eût été un * jour notre compagnon de dangers et de gloire , si

les conseils de l’héroïsme eussent été écoutés.

Dans de grandes révolutions les héros méritent les

couronnes.* ' ’

Connaissant quelles intentions avait eues Ma- • ^ ' * . * dame, sa vue me rappela cequ’ellc avait toujours été,

ce qu elle aurait pu être. Je savais combien chaque

détail sur les malheurs qui venaient de nous accabler, l’avait affectée. Elle était en calèche, penchée vers nous; ses gestes pleins de son expression toute méridionale , son visage mouillé de larmes , tout parlait. Ce spectacle était déchirant.

Madame la Dauphine , navrée de douleur’, semblait nous dire, en nous saluant, combien elle souffrait, et combien clic s’intéressait à nous.

M. le Dauphin était à cheval , il serra la main de M. C....

Le Roi passa ensuite, et avec lui la fin de l’ancienne monarchie.

wwiftww

LWVVMVn«MW\WW\U\W\ Wi'WlVVWV^VM

Page 1