‹ Dix leçons de photographieChapitre 11 sur 24 · QUATRIÈME LEÇON. — PROCÉDÉS ANCIENS. PLAQUES, PAPIER, ETC · texte numérisé non relu

QUATRIÈME LEÇON. — PROCÉDÉS ANCIENS. PLAQUES, PAPIER, ETC

maintenu aux angles par une épingle, de façon à former une sorte de cuvette. Le cliché ainsi préparé est mis de niveau par un moyen quelconque, trois vis calantes mobiles par exemple, puis on verse à sa surface une certaine quantité de gélatine fondue dans de Teau chaude, à raison de 3 pour 100, plus 2 ou 3 gouttes de glycérine. On peut laisser sécher à l'air libre, mais l'opération est longue; il vaut mieux activer l'évaporation de l'eau de dissolution à l'étuve. Une fois sec, le cliché est encore recouvert d'une couche de coliodion à 1 pour 100, et cela pour empêcher toute moisissure de se former à la surface de la gélatine.

Telles sont les manipulations au moyen desquelles les photograveurs obtiennent les clichés sur coliodion qui leur sont nécessaires. Jusqu'à présent, les glaces au gélatinobromure n'ont donné que de mauvais résultats, et le coliodion est seul employé dans ce cas.

PROCÉDÉS MODERNES. GÉLATINOBROMURE.

Procédés modernes.

La transformation complète du mode opératoire dans la préparation des couches sensibles a donné à la Photographie un élan qui dépasse de beaucoup tout ce qu'il était permis d'espérer.

Par l'emploi des émulsions à la gélatine, la plaque sensible a fait son entrée dans l'industrie, et du laboratoire elle est allée à l'usine. Là, grâce à une fabrication mécanique, elle a acquis deux qualités : elle est devenue régulière, toujours identique à un type choisi; elle est devenue meilleur marché, enfin accessible à tous, car les manipulations chimiques demandent toujours un certain apprentissage et, dans le cas présent, cet apprentissage est toujours long et difficile; il rebutait surtout les amateurs.

Maintenant il suffit d'aller chez un fournisseur d'articles de Photographie pour trouver à très bon compte

des plaques toutes préparées, qui se conservent bien et qui donnent d'excellentes épreuves.

Aujourd'hui, nous allons étudier avec détails ces plaques au gélatinobromure ; nous vous dirons tout d'abord comment elles sont faites, car il est utile que vous sachiez avant tout comment est tîonstituée la couche sensible sur laquelle vous allez opérer; cette étude vous fera connaître les qualités de cette couche et ce que vous pouvez lui demander; vous pourrez également par là vous garantir des accidents et savoir quelles sont les causes de ceux qui peuvent se produire. Enfin, en cas de besoin, vous pourrez essayer de fabriquer vousmêmes quelques plaques; à la condition de ne pas chercher à obtenir une très grande sensibilité, vous pourrez entreprendre cette fabrication avec espoir de réussite.

Dès 1850, Poitevin proposa l'emploi de la gélatine comme milieu susceptible de remplacer l'albumine ou le collodion; mais ce dernier lui fut préféré à cause de la simplicité des manipulations.

D'un autre côté, le collodion était essentiellement constitué par l'iodure d'argent, et Ton n'ajoutait du bromure que comme accessoire. Le premier, le major Russel montra que dans son procédé de collodion sec au tanin on obtenait une sensibilité bien plus grande en ne faisant usage que de bromure d'argent.

Voilà les deux points de départ du procédé qui nous occupe.

De 1871 à 1878, plusieurs auteurs, Maddox et Kennett principalement, publièrent des formules d'émulsions à la gélatine ; mais la rapidité de leurs plaques

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