‹ dix lecons sur le martyreChapitre 102 sur 201 · Origène, Contra Celsum, VII · texte numérisé non relu

Origène, Contra Celsum, VII

comme le fit Valérien en 258! — essaient d'opposer à cet envahissement par le christianisme des points les plus élevés de la société romaine, le flot ne cesse de monter. Même au cours des plus violentes persécutions, l'Église gagne des recrues d.us les familles de gouverneurs de provinces, parfois au foyer des plus cruels ennemis de la foi ?. Aux heures d’accalmie, l'influence chrétienne devient chaque jour plus active dans le grand monde romain. On voit Origène correspondre comme catéchiste où même comme directeur de conscience avec l'impératrice Mamméeÿ, avec l’empereur Philippe et sa femme Otacilia Severa “. La foi entre de nouveau dans les familles impériales : Sabina, l'épouse de Gallien, a peut-être été chrétienne”; Prisca et Valeria, la femme et la fille de Dioclétien, avaient été baptisées, ou au moins catéchumènes, puisque, quand éclata la persécution, elles eurent la faiblesse d’apostasieré, Dans les moments de détente, des chrétiens de grande famille ou de haut rang nous apparaissent mêlés à la vie publique. On en voit qui sont gouverneurs de provinces ou administrateurs des villes 7. Au commencement du quatrième siècle, il y a des cités de l'Asie romaine où tous les magistrats sont chrétiens $. Là même où les populations restent divisées entre les deux cultes, les chrétiens acquièrent par-

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