Ephes., vi, 9; Coloss., 1v
4 3. I Tim., V1, 47.
4, I Tim., it, 2-5.
Saint Jacques nous montre « l’homme qui porte au doigt un anneau d’or et est revêtu d'une robe blanche » entrant dans l'assemblée chrétienne à côté « du pauvre couvert d’habits sordides!. » Même en ces temps de première ferveur, on est obligé de veiller sur le luxe des femmes : saint Paul veut que les chrétiennes d'Éphèse aient la parure convenable à leur état, mais toujours sérieuse et modeste, qu’elles évitent les coiffures trop compliquées, l'or, les perles, les étoffes précieuses ?; saint Pierre donne le même conseil aux chrétiennes des diverses provinces de l'Asie, leur recommandant de se garder de tout excès d'élégance dans la coiffure, dans les bijoux, dans les vêtements ?: recommandation évidemment superflue, s’il n’y avait eu alors dans l'Église que de pauvres femmes. Même les amis de saint Paul, les époux chrétiens Aquila et Priscille, qui exerçaient comme lui le métier de fabricants de tentesi, ne paraissent pas avoir été de toutes petites gens: ils furent probablement des industriels de quelque importance, puisqu'ils réunissaient, dans leur maison ou dans leurs ateliers du mont Aventin, tout un groupe d’ouvriers et de serviteurs convertis, que l’apôtre appelle « leur Église domestiquef. »
La société chétienne du second et du troisième siècle renfermait beaucoup de gens riches. On s'en rend compte par les charités qui s’y faisaient. Un des Lyonnais martyrisés en 177, Attale, originaire
. Saint Jacques, Ep., 11, 8-8.
. Saint Paul, 1 Tim.,u, 9.
. Saint Pierre, I Ep., mt, &