‹ dix lecons sur le martyreChapitre 114 sur 201 · Origène, Exhort. ad mart · texte numérisé non relu

Origène, Exhort. ad mart

pourquoi la confiscation est, à nos yeux, si odieuse, Elle avait une grande place dans le droit pénal des Romains. Elle y était la conséquence de toute condamnation à une peine enlevant le droit de cité, c'est-à-dire à la mort, aux travaux forcés ou à la déportation. Ordinairement, une concession gracieuse de l’empereur réservait aux enfants une quotepart, ou même la totalité du patrimoine confisqué : les princes du second siècle se montrèrent généreux sur ce point !. L'esprit libéral d’un jurisconsulte du commencement du siècle suivant reconnaît même que la dévolution aux héritiers d’une partie au moins des biens des parents condamnés est de droit naturel?. Mais la loi la proscrivait formellement pour les crimes de lèse-majesté ou de magie ÿ, et il paraît vraisemblable que celui de christianisme était traité de même. Il en est au moins ainsi à partir du milieu

du troisième siècle, époque où le trésor public sans

cesse épuisé a toujours besoin de se remplir, et où la question d'argent commence à jouer un grand : rôle dans l’histoire des persécutions #. Pendant celle de Dèce, on voit la confiscation sans cesse prononcée, soit contre les chrétiens condamnés à la mort ou

aux mines, soit contre les chrétiens simplement

punis de l'exil, soit même contre les chrétiens en fuite : des affiches ordonnent la vente de leurs biens

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