‹ dix lecons sur le martyreChapitre 115 sur 201 · Voir plus haut, p · texte numérisé non relu

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5. Saint Cyprien, Ep. 43, 18, 36, 69; De lapstse, 3; Ad Demetrranum, 49; saint Denys d’Alexandrie, dans Eusèbe, His. eccl., VIT, 11, 48.

par le fisc, et commandent à quiconque détiendrait quelques objets leur appartenant de les remettre entre les mains du liquidateur ‘. Les textes nous montrent ceux qui ont pu s'enfuir, ou, plus tard, les confesseurs qui ont survécu à la persécution réduits à une extrême misère : la caisse ecclésiastique est obligée de les assister ?. Sous Valérien, en 258, l’édit de persécution prononce même contre toute une catégorie de chrétiens, hommes et femmes, la confiscation comme peine principale, devant être complétée ensuite par la mort ou l'exil ? : aucune réserve n'est faite pour les droits des enfants. A plus forte raison en est-il ainsi au temps de Dioclétien, qui, par une décision de principe, étrangère même à la persécution des chrétiens, déclare les enfants privés de toute part dans les biens des condamnés ‘.

C'était la ruine pour la famille de ceux-ci, reë familiaris damna, selon l'expression de saint Cyprien, pour plusieurs la chute soudaine de l’opu- Ience dans la misère. C'était même la dégradation, — dignitate amissa, dit l’édit de Valérien — car la fortune nécessaire pour tenir un certain rang, ce qu'on appelait le cens équestre ou le cens sénatorial, venant à disparaître, les descendants de celui dont le patrimoine avait été saisi per l'État tombaient dans les rangs des plébéiens, et s'y perdaient obscurément : ce n'étaient même plus des nobles pauvres, c'étaient des pauvres sans épithète. Vous comprendrez le trouble ressenti par le père de famille chrétien, riche, d’ancienne race, qu'un procès de religion

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