‹ dix lecons sur le martyreChapitre 124 sur 201 · Ulpien, Regul., V, 5; Paul, Sentent · texte numérisé non relu

Ulpien, Regul., V, 5; Paul, Sentent

3. Modestin, au Dig. XXII, 1, 49; Paul, ibid., XII, 11, 47; XXII, H, |

46; Ulpien, ibid. XXIV- EL 8,4.

même, répondit affirmativement !, Cette décision, à la fois miséricordieuse et hardie, lui a été vivement reprochée par un contemporain, qui affirme (ce qui n'est pas tout à fait invraisemblable) que les mariages ainsi contractés tournèrent mal ?. Pour nous, quelles qu'en aient été les conséquences, elle a un double intérêt, puisqu'elle établit, en droit, l’indépendance de l'Église vis-à-vis de la loi civile en ma- tière de mariage, et qu'elle constate, en fait, la disproportion existant à cette époque entre le nombre . des chrétiens et celui des chrétiennes de grande maison.

Je n’ai cité l'épisode raconté par l’auteur des PAilosophumena que pour amener cette constatation. Il se peut que les patriciennes qui sollicitèrent, dans l’angoisse de leur conscience, la décision du pape Calliste n’aient point été parmi les chrétiennes les plus héroïques. Heureusement, beaucoup de femmes de l'aristocratie témoignèrent par d’autres moyens de leur attachement à la religion. Le nombre des martyres sorties de leurs rangs dépasse celui des hommes de noblesse égale. Le fait est facile à constater pour Rome : en province aussi, l'indication d’une noble origine ou d’une grande fortune se rencontre plus fréquemment dans les procès des chrétiennes que dans ceux des chrétiens. Cela est d’autant plus remarquable, que si l’on examine, non plus les martyrs aristocratiques, mais l'ensemble des martyrs de toute condition, la proportion se trouve retournée, les hommes y étant beaucoup plus nombreux que les femmes : celles-ci, cachées dans

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