Passio SS. Didymi et Theodorae, 2; ibid., p
= CC NSET Ur
. Potamienne, racontée par Eusèbe, qui avait sous les
yeux de très anciens Actes de son martyre. Après lavoir fait torturer cruellement, le préfet d'Égypte la menaça d’un sort ignominieux. La martyre se recueillit un instant, puis proféra contre les dieux un tel blasphème, que le magistrat, irrité, la condamna à être plongée sur-le-champ dans une chaudière de poix bouillante‘. Cent ans plus tard, à Gaza, une chrétienne était de même destinée à l’infamie par l’un des plus odieux agents de Maximin Daia, le préfet Firmilien : pendant qu'il lisait la sentence, la martyre l’interrompit, et déplora tout haut le crime du tyran, qui avait confié l'administration de la province à un si indigne magistrat. Le juge, au comble de la fureur, la fit fouetter, déchirer avec des ongles de fer : elle fut brûlée vive, en même temps qu'une autre chrétienne qui avait fait entendre aussi, en la voyant souffrir, une véhémente protestation ?.
Tournons vite cette page de l’histoire des perséeutions 3, où la tache de boue s’imprime à côté de la
4 Eusèbe, Hist. eccl., VI, 5.