Ibid
bris exspirare'. Les chrétiens furent souvent enfermés dans ces cachots, lorsque la cruauté du juge, parfois même le mécontentement des geôliers, voulaient leur infliger une captivité pire que la prison ordinaire. Les martyrs de Lyon occupèrent, en 177, « ce lieu le plus obscur et le plus pénible de la prison?. » Dans cette « partie intérieure, veuve de lumière, infecte, ténébreuse, » fut mis à Smyrne saint Pionius?. Ces « profondeurs » enfermèrent pendant de longs mois Origène à Césarée*. Andronicus fut détenu « dans la partie basse de la prison, afin de n'être vu par personne, » in imo carcertis, ut a nullo videatur ÿ. Vincent fut de même incarcéré dans la Force de la prison de Valence 5; non seulement on le mit au nervusT, mais, par un raffinement de barbarie dont il y a dans l'histoire des martyrs d'autres exemples $, on sema de poteries brisées le sol du cachot, afin que, même étendu à terre, le captif ne püt trouver le sommeil *?.
Les Actes de saint Vincent racontent que les débris sur lesquels il était couché se changèrent en fleurs, qu'une éclatante lumière fit resplendir l'aveugle cachot, carceralis caecitas ®, que des parfums inconnus remplacèrent les odeurs fétides, et que des