Prudence, Peri Stephanôn, TI
4. De minore quatuordecim annis quaestio habenda non est, ut et
Divus Pius Gaecilio Jubentiano rescripsit. Dig., XLVII, xviur, 40. 5. Peri Stephanôn, IN, 41-12.
personnes y manquent, qu'on est habitué à rencon- - trer dans tous les procès criminels.
Ce sont d’abord iles témoins. Ils eussent été utiles si l’on avait poursuivi les fidèles pour crime de droit commun : ils ne servaient à rien quand on poursui-
vait ceux-ci pour le seul crime de christianisme, - puisqu'il leur suffisait de nier pour être absous, et qu'iln’y avait lieu par conséquent ni à leurs accusa- + teurs de prouver contre eux leur culpabilité, ni à eux-mêmes de recourir au témoignage d'autrui pour établir leur innocence. Aussi aucune Passion des martyrs ne cite-t-elle de dépositions de témoins. Il n'y a jamais que les accusés d'interrogés à l'audience.
Mais plus remarquable encore est l’absence de tout avocat. Nulle part, dans les procès des martyrs, il n'est question de plaidoiries. « Les autres, disait Tertullien, achètent le service d'avocats pour démontrer leur innocence; ils ont la faculté de répondre, de discuter; il n’est point permis de condamner des accusés qui n’ont été ni défendus, ni entendus. Aux chrétiens seuls le droit de se justifier est interdit !. » La
‘ tâche d’ailleurs eût été périlleuse pour des défenseurs partageant leur foi. « Un jeune chrétien de grande ‘famille et de grande vertu, Vettius Epagathus, assistait à l’interrogatoire des martyrs de Lyon. Il fut saisi d'indignation à la vue des tortures qu'on faisait subir aux accusés, et, s'avançant au pied du tribunal: « Je demande, dit-il, qu’on me permette de plaider la cause de mes frères; je montrerai clairement que nous ne sommes ni athées, ni impies. » Il se fit alors une grande rumeur : Vettius Epagathus était connu