‹ dix lecons sur le martyreChapitre 150 sur 201 · Philosophumena, 1X · texte numérisé non relu

Philosophumena, 1X

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évêques, des prêtres, des diacres, et aussi des laï-

ques, hommes et femmes, jusqu’à des jeunes filles et des enfants : ces derniers, trop faibles pour manier le pic du mineur, étaient chargés de transporter le minerai dans les corbeilles : c'étaient des condamnés in opus metallicorum, seule condamnation aux travaux forcés qui pût atteindre des femmes !. Ces forçats chrétiens vivaient dans la mine, au sein de ténèbres que rendait plus sensibles, dit saint Cyprien, la vapeur empestée des torches. Ils étaient à peine nourris, à peine vêtus, et tremblaient de froid sous leurs haïllons dans l’air glacé des souterrains. On ne leur donnait pas de lit, pas même un matelas :

ils couchaïient sur le soi. Les bains leur étaient interdits, ce qui n'était pas une de leurs moindres

privations. Les prêtres n'avaient pas la permission d'offrir le saint sacrifice. Telle était, dit saint Cyprien, la laideur, la noirceur de la vie que la haine des païens faisait à ces innocents : et il les invitait à penser aux splendeurs de la vie future, qui un jour remplaceront pour eux ces ténèbres ?,

Plus dures encore furent les souffrances des chrétiens détenus dans les mines de l'Orient, à la fin de la dernière persécution. Cette partie de l'Empire, alors soumise à Maximin Daia, était moins riche que l’Europe ou le nord de l'Afrique en dépôts souterrains : elle contenait cependant, en Égypte, des carrières de porphyre, l’une près de Syène, l’autre . sur le bord de la mer Rouge, et, en Syrie, des gisements de marbre, et surtout de fer et de cuivre. En 307, le gouverneur de la Palestine prit, à.

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