‹ dix lecons sur le martyreChapitre 155 sur 201 · Passio S. Pionii · texte numérisé non relu

Passio S. Pionii

Nicomédie pour celui de Lucien et de Marcien #, à Pergame, pour celui de Carpos, de Papylos et d’Agathonicé ?, Sous Valérien, l’évêque Fructueux, les diacres Augure et Euloge sont brûlés à Tarragone 5, le diacre Laurent à Rome ‘. Pendant la dernière persécution, le supplice du feu est l’un des plus fréquemment ordonnés; il serait trop long d'énumérer les martyrs qui y furent alors soumis, surtout en Orient; les récits d'Eusèbe, non seulement contemporain, mais souvent témoin, en sont remplis 5.

Réservé — en principe au moins — pour les gens de condition inférieure 5, le supplice du feu, contrairement à celui de la décapitation, est ordinairement offert au public comme un spectacle. Le bûcher est alors élevé au milieu du stade, du cirque ou de l’amphithéâtre, dont les gradins se couvraient de curieux. Debout sur la haute pile de bûches et de fagots, le condamné, dépouillé de ses vêtements 7, est attaché à un poteau. Le plus souvent, ses mains y ontété clouées8. Quelquefois, cependant, elles sont

4, Acta SS. Lucianti et Marciani, dans Ruinart, p. 151,

2, Martyrium SS. Carpi, Papyli et Agathonices.

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