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Duchesne, Origines du culte chrétien, p

8. L’épitre de saint Clément, le Pasteur d’Hermas, les Philosophumena, sont écrits en grec. Les titres grecs des ouvrages d’Hip-: polyte se lisent sur la chaire où est assise sa statue. Probablement le fragment de Muratori fut originairement en grec (voir Lightfoot, S. Clement of Rome, t. II, p. 405-118), L’édit du pape Calliste sur la pénitence, les lettres des papes jusqu’à saint Corneille inclusivement, furent aussi en grec (voir Batiffol, Anciennes littératures chrétiennes. La littérature arecque, p. 425-126).

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sième siècle !. Celles mêmes que nous possédons des papes du troisième siècle sont écrites en grec?, à l'exception d’une seule 3. Cependant on se tromperait en pensant que l'Église romaine eut besoin d’un effort pour sé délivrer de ces influences exotiques. Elle les a moins subies que transformées, en les marquant tout de suite du caractère qui était le sien. Elle se sert du grec, parce que le grec était alors la langue universelle, portant beaucoup plus loin que le latin ?. Ses écrits sont en grec, mais le premier d’entre eux est une lettre pastorale, où elle parle en maîtresse à une ville de l'Orient. Dans toute l'Italie du sud et du centre, les chrétientés obéissent à un signe de Rome. Au milieu du troisième siècle, le pape Corneille convoque en concile soixante évéques italiens ÿ. L’épiscopat italien est si solidement groupé autour de son chef, que même aux yeux de . l'autorité païenne leur union est la marque de l'orthodoxie. Quand, en 272, l'empereur Aurélien eut à juger entre les catholiques et les hérétiques de la ville d’Antioche une question de propriété, il rendit cette sentence : « L'immeuble contesté appartiendra à ceux qui sont en communion avec les évêques d’Italie et l’évêque de Rome f. » L'importance et la cohésion de cet épiscopat italien montrent les puissantes racines poussées par le christianisme dans la

1. De Rossi, Inscriptiones christianae urbis Romae, t. I, p.cx; Roma sotterranea, t. IN, p. 250, 288, 308; t. III, p. 96, 102, 106, 410, 123, 132, etc.

2, Roma sotterranea, t. II, pl. I, I, ur; p. 115.

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