‹ dix lecons sur le martyreChapitre 180 sur 201 · Paul, au Digeste, XLVIII, XXIV · texte numérisé non relu

Paul, au Digeste, XLVIII, XXIV

bûcher et déposer dans un tombeau les cendres et les ossements de ceux qui ont été condamnés au feu. » Joseph d'Arimathie n'avait pas craint de demander à Pilate le corps du Sauveur?. A son exemple, les chrétiens demandaient aux magistrats, conformément à la loi, l'autorisation de relever pour les ensevelir les cerps de leurs frères martyrisés.

On leur faisait quelquefois, en pleine persécution, des obsèques solennelles. Quand, à Carthage, saint Cyprien eut été décapité, les témoins de son martyre le déposèrent d’abord dans une tombe provisoire, près du champ de Sextus, où avait eu lieu le supplice, afin de soustraire son corps à la curiosité des païens. Mais, le soir, le clergé et les fidèles vinrent l'y chercher, et le transportèrent, à la lueur des cierges et des torches, en chantant, et presque en triomphe, jusqu’au domaine funéraire d’un converti, le procurateur Macrobius Candidianus, où il reçut une sépulture définitive au bord de la route de Mappala, qui était la « voie des tombeaux » de la métropole africaine : cum cereis et scolacibus, cum voto et triumpho, dit la relation contemporaine à. C'est dans le même lieu qu’à la fin du troisième siècle la matrone Pompeiana transporta en litière le corps du conscrit martyr Maximilien, après l'avoir demandé au préfet, afin de l’enterrer à côté de saint Cyprien 1.

Cependant, bien que les récits historiques ou les Passions des martyrs nous montrent, en règle géné-

Page 1