Bull, di arch. crist., 1864, p
2. Saint Augustin, De cura pro inortuis gerenda, in fine. 3. De Rossi, Roma sotterranea, t. I, p. 23 et pl. I, IA, HL
« fraternité » chrétienne. Saint Polycarpe, avant d'être arrêté, passe, nous dit-on, les jours et les nuits à prier pour l'Église : arrêté, il demande . une heure pour prier encore, et parle à Dieu dans un tel FAISage. que les persécuteurs eux-mêmes en sont émus : attaché au poteau, il élève de nou- . veau la voix, dans une solennelle et sublime formule de prière, que les chrétiens de Smyrne ont recueillie‘. Quand l’évêque Fructueux arrive à l’amphithéâtre de Tarragone pour y être brûlé, un fidèle le supplie de se souvenir de lui : « Il faut que . je pense à l'Église catholique, répandue de l'Orient - à l'Occident, » répond d’une voix forte le saint martyr2 Sous le glaive levé du bourreau, l’évêque de Sirmium, Irénée, prie ainsi : « Seigneur Jésus-Christ, - qui as daigné souffrir pour le salut du monde, puis- = sent les cieux s'ouvrir, et les anges recevoir l'âme de « ton serviteur Îrénée, qui souffre aujourd’hui pour + ton nom et pour le peuple de Sirmium ! J'implore ta miséricorde, afin que tu daignes m'accueillir, et confirmer ceux-ci dans la foi. » Un martyr de Palestine obtient de l'exécuteur le temps de prier, et adresse à Dieu une suite d'oraisons, qui semblent un écho de la liturgie syrienne du quatrième siècle ‘ il prie d’abord pour tout le peuple chrétien, n que la paix et la sécurité lui soient rendues ; puis pour les Juifs, afin qu’ils croient au Christ ; puis, « suivant l’ordre, » dit Eusèbe*, pour les Samari-
Ée-
4, Martyrium Polycarpi, 7, 14.