‹ dix lecons sur le martyreChapitre 20 sur 201 · Duchesne, ouvrage cité, p · texte numérisé non relu

Duchesne, ouvrage cité, p

nière persécution, soit même avant elle . La foi gagnait donc de proche en proche, plus vite que ne se constituaient les Églises.

Deux faits montrent d’ailleurs qu'au moment où va cesser l'ère des persécutions, le christianisme, sans être uniformément répandu dans notre pays, dont beaucoup de parties demeurent encore en dehors de son influence, y avait déjà cependant une situation considérable. L'un de ces faits est le grand nombre des fidèles qui appartenaient, à la fin du troisième siècle, à la cour du césar Constance Chlore ?. L'autre est l’acte décisif de Constantin, faisant, au moment de passer de Gaule en Italie, les réflexions qui l’amenèrent à quitter le paganisme pour embrasser la nouvelle foi. Il est probable que « ce fait psychologique, » selon l'expression de M. Harnack 5, ne se serait pas produit, si le christianisme n'avait eu dès lors en Gaule une grande apparence de diffusion et de force.

Une contrée baignée, comme la Gaule, par la Méditerranée et l'Océan, l'Espagne, semble dépendre plus directement encore de l'Église de Rome. À part le rapide voyage de saint Paul en Bétique, tout à la fin de sa carrière, on ne voit pas qu’elle ait subi les influences de l'Asie chrétienne, qui avaient été si puissantes dans le sud de la Gaule. Les chrétiens ne paraissent pas avoir jamais parlé grec, dans ce pays

1. Valence, Besançon, Auxerre, Troyes, Nantes, Amiens, Augusta Vermanduorum (Saint-Quentin), Beauvais, Tournai, Agen, Bâle. Voir Histoire des persécutions pendant les deux premiers siècles, 3° éd., p. 186; Les dernières perséculions du troisième siècle, 2° éd., p. 243; La persécution de Dioclétien, 2° éd., t. I, p. 40, #1, 42.

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