Polycrate d'Ephèse, dans Eusèbe, His£. eccl., V
2, Voir la correspondance de saint Ignace.
8. Magnésie, où il y a un évêque, est à quinze milles environ d’Éphèse, siège d'un évêché, el à dix-sept ou dix-huit milles de Tralles, autre ville épiscopale,
à HoXotç. Méliton, dans Eusèbe, His£. eccl., IV, 26, 10.
5. Méliton, {. c.; saint Justin, à la suite de la première Apologie Rufn, Hist. eccl., IV, 10.
ÿ L'EXPANSION DU CHRISTIANISME. 33
vant à l’empereur Marc Aurèle, lui offre, en quelque sorte, le concours de l'Église, lui propose l'alliance de celle- -ci comme un moyen de garantir la perpétuité de sa dynastie !. Et déjà le grand nombre de chrétiens fait reculer les persécuteurs : sous Commode, l’indigne successeur de Marc Aurèle, dans une ville dont par malheur on ne nous dit pas le nom, un proconsul d’Asie est effrayé de la multitude des fidèles qui se présentent spontanément à son tribunal, et renonce à les juger ?.
On a des renseignements moins précis sur les origines chrétiennes de l'immense province de Cappadoce, qui s’allongeait depuis le Taurus'jusqu’à la mer Noire, coupant diagonalement presque-toute l'Asie Mineure. Mais quelques épisodes de son histoire y laissent deviner de bonne heure d'importantes
chrétientés. Quand le philosophe saint Justin comparut, sous Marc Aurèle, devant le préfet de Rome pour crime de christianisme, plusieurs de ses disciples furent jugés avec lui. Interrogé par le magistrat, lun d’eux répondit : «Je suivais les leçons de Justin, mais j'avais appris de mes parents la religion chrétienne. — Où sont tes parents ? — En Cappadoces. » Il y avait donc en Cappadoce, au second siècle, plusieurs générations de chrétiens. Leur influence fut assez grande pour convertir, dans les dernières
- années de ce siècle, la femme du gouverneur de la
- province {. Dans sa colère, celui-ci se vengea d’abord
cruellement sur les fidèles; tombé malade, il s’in-
4, Méliton, dans Eusèbe, Hist. eccl., IV, 26, 7-8.