‹ dix lecons sur le martyreChapitre 28 sur 201 · Tertullien, Ad Scapulam · texte numérisé non relu

Tertullien, Ad Scapulam

2. Origène, Comment. series în Matth., dans Migne, P. G., t. XIII, col. 1654.

3. Saint Grégoire de Nysse, Vita S. Gregorii Thaum., dans Migne, P. G.,t. XLVI, col. 953. 3

4. Si obscure que soit la tradition relative à la pluie obtenue par les prières d’un détachement de la legio Fulminata, pendant la guerre de Marc Aurèle contre les Quades, il est certain que cette tradition, rapportée par l’apologiste contemporain Apollinaire (cité par Eusèbe, Hist.eccl., V, 5, 4), a un fondement historique. Voir Lightfoot, S. Ignatius and S. Polycarp, t. I, p. 492; Harnack, Die Quelle der Berichte über das Regenthunder im Feldzuge Marc Aurel's gegen die Quaden, dans les Comptes rendus de l’Académie des Sciences de ‘Bérlin, 19 juillet 1894, p. 835-882.

commencement du quatrième siècle, se déclara la dernière perséeution, les environs de Mélitène, chef-lieu de la Petite Arménie, sont, à cause de leur nombreux clergé, un des pays les plus tôt visés par les édits de Dioclétien !,

Longeant la Méditerranée, depuis les. confins de l'Asie Mineure jusqu’à ceux de l'Arabie et de l'Égypte, la vaste province de Syrie me semble la plus disparate de toutes les divisions de l'Empire romain. Elle comprend au nord la Célé-Syrie, avec Antioche pour capitale, débordant à l'est sur le territoire semi-indépendant de Palmyre; à l’ouest l'étroite bande du littoral phénicien, étranglé entre le Liban et la mer; vers le Sud, la Palestine, avec la Galilée plus ouverte et plus riante, l’âpre Judée, le vieux rivage philistin. On y parle grec, latin, syrien, phénicien, hébreu; on y adore le Dieu d'Israël, les divinités helléniques, les Astarté et les Baal ; aux sentiments religieux parfois exaltés jusqu’au fanatisme se mêle l'esprit industriel et mercantile avec tous ses calculs et toutes ses audaces, couvrant les mers de vaisseaux, fondant partout des comptoirs. La foi fut semée dans toutes les régions syriennes dès le temps des apôtres, par leurs mains et par celles de leurs disciples : mais le sol s’y montra plus inégal, moins apte à faire fructifier partout la semence, que les bonnes et franches terres

Page 1