Saint Justin, Dial. cum Tryph
2, Philostorge, Hist. eccl.. II, 5.
pare DIX LECONS SUR LE MARTYRE.
(Crimée) : mais on sait qu'avant la fin du troisième siècle celle-ci formait déjà une petite principauté chrétienne, et que ses rois gravaient la croix sur leurs monnaies !. Tout un royaume, à l’est de la Cappadoce, se convertit, vers le même temps, au chris+ tianisme, l'Arménie indépendante, ou Grande Arménie, qui domine de son massif montagneux les rives méridionales de l'Euxin. Le premier, ou au moins le plus célèbre apôtre de l'Arménie, fut Grégoire l'Illuminateur, qui, chassé de ce pays par une
-invasion des Perses, avait étudié à Césarée de Cap-
padoce tout ensemble la doctrine chrétienne et les lettres grecques. Rentré en Arménie, il gagna à la foi le roi Tiridate 11, et lui fit comprendre que le christianisme serait contre l'ennemi héréditaire, le
Perse, un meilleur moyen de ralliement national et
de défense que les anciens cultes arméniens, plus ou moins apparentés à la religion persane. La conversion officielle du pays suivit celle du prince : les temples des die x furent détruits : les jeunes Églises arméniennes ‘econnurent pour métropole celle de Césarée, d'où, par l'intermédiaire de Grégoire, la foi leur était venue. Refusant de comprendre ce que l'intérêt romain bien entendu gagnait à cette union religieuse, qui mettait définitivement l'Arménie hors de l'orbite de la Perse, et la rattachait par les liens les plus étroits à une fraction considérable de ses sujets, le farouche persécuteur Maximin Daia déclara, en 313, la guerre à l'Arménie pour punir cette nation et son roi d'avoir adhéré au christianisme. C'est la première guerre de religion dont parle l’his-