Ibid., VI
3. Publiés par Krebs et par Wessely. Voir mon livre sur Le Christia-
nisme et l'Empire romain, 1° édit., p. 296-297. 4. Voir les documents publiés et analysés par Héfélé, Histoire des conciles, trad. Leclercq, t. 1, 1907, p. 488-500.
du Seigneur, ceux-ci « abandonnèrent leurs champs et leurs cultures, » puis, découragés de ne voir rien venir, reprirent la vie commune et recommencèrent « à cultiver la terre*. » En Phrygie, beaucoup de villages avaient des chrétientés organisées. C’est surtout dans les campagnes, dans les cantons rudes et escarpés, que le montanisme recruta ses adhérents. Pépuze et Thymion, localités célèbres dans l’histoire de cette hérésie, sont de petits bourgs . Comane, qui eut pour évêque un des adversaires les plus zélés du montanisme, n’est pas autre chose qu’un village. M. Renan a dit que le christianisme était en Phrygie « une religion de bourgades et de campagnes # : » cette parole est vraie, bien qu’elle le soit seulement à moitié, puisque les inscriptions nous ont montré, dans la même province, le christianisme professé aussi par les « citoyens distingués » etles magistrats des villes$. Dans la Petite Arménie, de nombreux villages sont gouvernés, au point de vue religieux, per des prêtres et des diacresf. En Cappadoce, en Célé Syrie 7, en Cilicie, en Isaurie, en Bithynief, dans tout l'Orient, commence, au troisième siècle, l'institution des « chorévêques, » littéralement évêques des
1. Saint Hippolyte, Comment. in Daniel. éd. Bonwetsch, Leipzig, 1897, p. 9232.
2, Eusèbe, Hist. eccl., V, 18, 2,