Xwun. Ibid
4, Renan, Marc Aurèle, p. 211,
b. Voir plus haut, p. 31,
6, Voir le Testament des quarante martyrs de Sébaste, dans H. Leclercq, les Martyrs, t. III, p.388. Sur l'authenticité de cette pièce, cf. Analecla Bollandiana, t. XVIII, 1898, p. 467-469.
7. Au synode d'Antioche, en 296, Étioxomot Toy 6L6puv GYPOY TE Xa mélewv. Eusèbe, Hist. eccl., VIL, 30.
8. Quarante chorévêques de ces cinq provinces ont signé au con-
cile de Nice. Chorévêques martyrs en Cappadoce,en Syrie; Martyrol. hieronym., p, Lx, 403, 445,
campagnes, qui ont pour mission d'y représenter et d'y suppléer l’évêque, quand son diocèse est trop peuplé pour qu'il lui soit possible d’y exercer régulièrement son ministère hors des villes !.
Voyons maintenant quelle situation les chrétiens avaient acquis dans celles-ci avant la fin des persécutions.
Une des dernières victimes de la grande persécution, le martyr Lucien, qui fut le chef de l’école exégétique d’'Antioche, et eut Arius parmi ses élèves, prononça à Nicomédie, devant l’empereur Maximin, une sorte de plaidoyer pour le christianisme. Un fragment de cette apologie nous a été conservé par un historien du quatrième siècle. « C’est déjà presque la moitié du monde, dit le martyr, qui adhère à la vérité, des villes entières, urbes integrae, et, si ce témoignage vous est suspect, la foule des ruraux, qui ne sait point feindre, atteste les mêmes choses ?. » Il y avait donc dans l'Asie romaine, en 311, à côté de populations rurales entièrement con-
4. il ne faut pas confondre les chorévêques orientaux, subardonnés aux évêques urbains, avec les évêques des bourgs ou des villages en Italie et en Afrique, pour lesquels n’existait pas cette subordination. Voir Civiltà cattolica, 15 oct. 1904, p. 205-206.
2, Pars paene mundi jam major huic veritati adstipulatur, urbes integrae; aut si in his aliquid suspectum videtur, contestatur de his etiam agresta manus, iguora pigmenti. Cité par Rufin, Hist. eccl., IX, 6, — Tillemont (Mémoires, t. V, art. sur saint Lucien d’Antioche) pense que la harangue dont on vient de lire un passage « est de Rufin et non du saint. » Telle n’est pas l’opinion de Harnack, qui accepte comme réel le fait énoncé par saint Lucien, par conséquent admet l'exactitude de la citation (Die Mission und Ausbreitung des Christenthums, p. 374, 436).
verties, des villes dont toute la population avait embrassé le christianisme.
Eusèbe le rapporte d'Edesse, où, selon son expression, l’on n’adorait plus que le Christ ‘. Probablement faut-il en dire autant d'Apamée de Phrygie, qui dès le commencement du troisième siècle avait mis un symbole biblique sur ses monnaies ?. Un des adversaires intellectuels du christianisme, le philo- sophe Porphyre, qui écrivait à la fin du troisième siècle, fait en termes pleins de mauvaise humeur allusion à une autre cité dans laquelle depuis longtemps déjà il n’y avait plus de païens. Cette ville venait d'être affligée par une épidémie : le philosophe y voit un châtiment des dieux abandonnés. « Mantenant, dit-il, on s'étonne que la maladie se soit emparée depuis tant d'années de la cité, lorsque ni Esculape ni aucun dieu n'y a plus d'accès! Depuis que Jésus est honoré, personne n’a ressenti aucun bienfait public des dieux #. »
Combien il est regrettable de ne pas connaître, à une ou deux exceptions près, le nom des viiles de l'Orient romain qui s'étaient entièrement données au Christ avant la fin des persécutions. Le fait est d'une grande importance, non seulement pour l’histoire de l'expansion chrétienne, que l’on voit ainsi en beaucoup de lieux complètement achevée avant le règne de Constantin, mais encore pour l’histoire des martyrs. En présence de villes converties à la