‹ dix lecons sur le martyreChapitre 64 sur 201 · Bull. di archeologia cristiana, 1894, p · texte numérisé non relu

Bull. di archeologia cristiana, 1894, p

etdevait achever ses jours dans une ignominieuse captivité. Ce fut la fin de la persécution. Elle ne survécut pas à son auteur. Comme les précédentes, elle laissait l'Église debout : le sang généreux qui coulait de ses blessures n'avait pas affaibli celle-ci. Pour la première fois, le pouvoir impérial s'était attaqué à son existence corporative, avait essayé de détruire l'association en interdisant ses assemblées et en séquestrant ses biens : mais, sur ce terrain encore, pourtant très habilement choisi, il avait éprouvé un échec. Dès le lendemain de la prise de Valérien, son successeur Gallien leva le séquestre, et remit les

lieux de réunion et les cimetières aux évêques !. C'était reconnaitre, officieusement au moins, le droit de l'Église à posséder, donc à exister. Jamais la paix religieuse ne sembla plus près de se conclure. Malheureusement Gallien n'était pas assez fort pour l’imposer. L'Empire commençait à tomber en morceaux : on touchait à cette époque anarchique, à laquelle l’histoire a donné le nom d’ « ère des trente tyrans. » [l n'y eut donc, cette fois encore, qu'une trêve, qui ne fut même pas observée partout. L'empereur Aurélien y mit fin, en 274, par un nouvel édit de persécution ?. Mais cet édit, qui reçut à peine un commencement d'exécution, fit peu de mal à l'Église, car Aurélien mourut peu de mois après l'avoir pros mulgué.

Le christianisme jouissait d’une si grande liberté

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