‹ dix lecons sur le martyreChapitre 65 sur 201 · Lactance, De mort. pers · texte numérisé non relu

Lactance, De mort. pers

au commencement du quatrième siècle, que beaucoup parmi les fonctionnaires et les magistrats le professaient ouvertement. On construisait des églises, en * Occident aussi bien qu'en Orient : la capitale de la — Bithynie, Nicomédie, où résidait le chef de la té- __ trarchie impériale, possédait une cathédrale dont les hautes murailles dominaient la ville !. Le doyen des empereurs, Dioclétien, se montrait bienveillant pour les fidèles. Tout à coup, par l'influence d’un des Césars, Maximien Galère, ses dispositions changent; un vent de persécution recommence à souffler. Le prélude à de nouvelles rigueurs est une épuration de l’armée, d’où l’on exclut les chrétiens. Enfin paraît, en 303, un nouvel édit, ordonnant que les “églises seront rasées, que les Écritures sacrées seront livrées aux flammes, que les chrétiens élevés en dignité perdront leurs honneurs, que les gens du peuple, s'ils s’obstinent dans la religion chrétienne, seront privés de la liberté?, Cet édit était exécutoire dans tout l'Empire : il fut appliqué tout de suite, avec plus ou moins de rigueur selon Îles lieux, dans la plupart des provinces : à Nicomédie, sous prétexte d'un complot des chrétiens, le sang coula en abondance. La peine de mort n'était pas prononcée par l’édit : mais elle fut souvent encourue par ceux qui, mis en demeure de livrer des exem- - plaires des Livres saints, se refusèrent à commettre ce qu'ils considéraient comme un sacrilège.

Les commencements de la dernière persécution sont remarquables par le nombre des édits qui se

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