‹ dix lecons sur le martyreChapitre 66 sur 201 · Lactance, De mort. pers · texte numérisé non relu

Lactance, De mort. pers

2, Eusèbe, Hist. eccl.,-II, 2 ; De martyribus Palestinae, 1.

succèdent, — comme si les pouvoirs publics, peu sûrs désormais de la victoire finale, éprouvaient le besoin de multiplier les coups. Un second édit est promulgué en 303, ordonnant que tous les chefs des Églises seront jetés en prison !. Un troisième édit paraît dans la même année, disant que les ecclésiastiques prisonniers qui consentiraient à sacrifier seront renvoyés libres, et que ceux qui refuseront seront punis par les plus cruels supplices 2. Il y eut, à la suite de cet édit, de nombreux martyrs.

Trois édits en un an, c'était be«ucoup, et les chrétiens pouvaient se flatter d'être devenus la principale préoccupation des maîtres de l'Empire : n'en est-il pas ainsi même de nos jours, et n'a-ton pas vu des gouvernements sectaires mettre en oubli tout autre “intérêt national, pour ne plus s’occuper que de faire la guerre à l'Église? Cependant la masse de la population chrétienne n'était pas encore atteinte. Les ecclésiastiques seuls avaient été mis en demeure de se souiller par des sacrifices. En 304, une quatrième ordonnance fut lancée, commandant en termes généraux que « tous, en tout pays, dans chaque ville, offrent publiquement des sacrifices et des libations aux idoles 5, » C'étaient à peu près les termes de l’édit de Dèce. Cette fois, comme alors, la persécution est partout. Mais désormais, acharnée, brutale, elle frappe en aveugle. Ce ne sont plus les savants et minutieux procès du temps de Dèce, où la conquête d'une âme était l’objet

Eusèbe, Hist. eccl., VIH, 6,8.

Ibid., 6, 40.

Eusèbe, De mart. Palestinae, 8.

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