Tacite, Ann., XV, 44; Pline, Ep., X
Bithynie, c'est par des dénonciations en masse qu'il s'était traduit ! ; en Asie, en Grèce, par des émeutes? ; à Carthage, il s’aflirmait par de grossières injures, par des caricatures odieuses publiquement colportées, même par des violations de sépultures; à Lyon, on l’exprimait par des calomnies atroces, par l’imputation précise de meurtres rituels et de crimes contre nature ! ; à Rome, à Alexandrie, il se manifestait par des terreurs superstitieuses qui faisaient attribuer à une néfaste influence des chrétiens tous les fléaux, aussi bien le débordement du Tibre que le non débordement du Nil, la famine, la guerre ou la peste > ; à Smyrne, ou encore à Carthage, il éclatait par ce cri, qui s'élevait soudain, les jours de fête, sur tous les bancs du cirque : « A bas les athées! les chrétiens au lion 6! » Malgré la résistance opposée par de prudents empereurs à ces pressions de la foule, il était impossible que, de la part de magistrats intimidés ou trompés, les chrétiens ne fussent pas, en beaucoup de lieux, exposés à des actes de persécution ou à des abus de pouvoir. Le tableau tracé par Tertullien de la:situation des fidèles de Carthage, pendant les dernières années du second siècle7, c'est-à-dire à une époque où la