Pline, loc. cit
2. Méliton, dans Eusèbe, Hist. eccl., IV, 26, 10; Théophile d’Antioche, Ad Aulolicum, 3.
3, Tertullien, Ad nat., I, 44; Apol., 16; 31; Ad Scap., 3.
4. Lettre des chrétiens de Lyon et de Vienne, dans Eusèbe, Hnst. eccl., V, 1,14.
5. Tertulien, Ad nat., 1,9; Apol., 40 ; saint Cyprien, Ad Demetrian., 9, 3, 4, 5,1.
*6. Lettre de l'Église de Smyrne, dans Eusèbe, Hist. eccl., IV, 15, 26; Tertullien, Adnat., 1,9; I Apol., 40; saint Cyprien, Ep. 55.
1. Le traité Ad martyres, les deux livres Ad nationes et l'Apologeticus sont de cette époque, 497 ou années suivantes.
persécution par édit n'était pas encore commencée, où les inquisitions, les proscriptions en masse restaient toujours défendues, montre avec quelle facilité l'on transgressait la jurisprudence protectrice des
rescrits impériaux, et quelle fragile barrière celle-ci
offrait parfois aux fureurs du peuple. Comment beaucoup de magistrats n’en auraient-ils pas été complices, quand on voit l'un des plus célèbres rhéteurs du second siècle, Fronton, l'ami de l’empereur Antonin, le précepteur de Marc Aurèle, faire à Cirta un discours public dans lequel il répète les accusations abominables dont se repaissait, au sujet des chrétiens, l'imagination du vulgaire ! ?
Ainsi, nous avons trouvé le préjugé populaire au début des persécutions, puisque c’est sur lui que s’est appuyé Néron pour ordonner le premier massacre de chrétiens; nous l'avons vu de même grandir pendant le second siècle, au point de franchir souvent les digues qu’un gouvernement raisonnable fut alors obligé d'élever contre lui. Il serait intéressant de savoir ce que pensaient au fond des chrétiens les princes de la dynastie antonine, Trajan, Hadrien, Antonin, Marc Aurèle, qui parurent leur accorder parfois une demi-protection, en essayant de défendre à propos d'eux l'ordre public menacé. Quelle idée
s’en étaient formée leurs ennemis déclarés du premier siècle, les initiateurs de la législation persécutrice, Néron, Domitien, peu importe : ceux-ci obéissaient, sans aucun scrupule de conscience, à leur calcul ou à leur passion, et leurs actes n'ont qu'une valeur de fait, sans avoir celle d’une indi-