PRE AT
S GRANDS Évioues EPRPNAUD + d
ci a de 1876), ou le Saint Sacrement à propos | des processions interdites (15 juin 1884), ou cette # dévotion au Sacré-Cœur dont il s'estime le gardien a en titre et le zélateur officiel (17 octobre 1874- 8 juin 1877) (1)? Normalien, il n’a rien perdu de ses souvenirs d'école, et c'est tant mieux, car il les
évoque et les exploite avec beaucoup d’à-propos au 13 bénéfice de son zèle. Académicien et très digne de ©‘ l'être par la sobre élégance du style, vous ne le 4 prendrez jamais en flagrant délit d’ambition litté- 5 raire ou de raffinement. Trop grave d'esprit, trop ÿ
pieux et surnaturel d'intention pour s'amuser aux enjolivements de pure forme, ilsefait le plusaisément
du monde simple et populaire avec les simples, comme les forgerons du Creuzot (28 novembre 1874), ou les Petites Sœurs des pauvres (12 et 13 sep- LE tembre 1877), ou les enfants de sa Maîtrise (2 août & 1883). ee.
On nous apprend qu'il avait lu soixante-dix fois À
la Bible entière(2) et dèslors nous concevons mieux 4 . l'usage qu'il en a fait. Usage continuel, et ce devrait être une loi pour tout prédicateur qui se connaît et “14 se respecte. Usage excellent d'ordinaire : interpré- * tation lumineuse, paraphrase juste et sobre, adap- 4
tation saisissante et consolante aux choses de notre époque. Ainsi, rien n’est nouveau sous le soleil et la Parole inspirée a répônse à tout (3).
(4) En 1878, il fut question pour lui du siège archiépiscopa de Rennes. Parmi les motifs contraires qu’il fit agréer par Léon XII, figure son attachement à Paray-le-Monial. À
(2) Son Eminence le Cardinal Mathieu : Discours de réception, 7 février 1907. 2
(3) Indiquons pour exemple une belle application du Cir- 6 cumveniamus pauperem jusltum aux épreuves de Pie IX 13 juin 1877), — du rôle de Néhémias au grand martyr d'Au-