ED ET NOR EN TOO
sur la matière, après s'y être engagé par vœu (1). Rien ne fait plus d'honneur à son esprit et à son âme que ce zèle tout pratique pour l'instruction religieuse des enfants. Et la secte aujourd’hui régnante ne confirme-t-elle pas à sa manière les vues du prélat, quand elle s’eflorce par tous moyens de rendre cette instruction impossible ?
Ce que fut l'abbé Dupanloup à la tête du petit séminaire de Paris, nous n'avons pas à le rappeler en détail. Qu'un mot suffise. A cette nouvelle tâche il mit, comme à ses catéchismes de la Madeleine et de Saint-Roch, son âme tout entière. Payant partout de sa personne, étroitement mêlé à la vie des élèves, à leurs prières, à leur travail, à leurs jeux, il renouvela cette maison, conquit pour elle un très haut rang dans l'estime publique et pour lui-même le renom d'un maître hors de pair. Aussi bien, qui voudra le voir à l’œuvre n’a qu'à parcourir son livre sur l'éducation où nous viendrons tout à l'heure. Il s'y est peint lui-même, avec un peu trop d'abandon peut-être, je n'oserais pas dire de complaisance. Au moins le portrait est-il bien authentique. Voilà ce que l’abbé Dupanloup a voulu faire, et de nombreux témoignages nous garantissent qu'il l’a fait (2).
Dans le temps même où il gouvernait si brillamment une maison d'instruction secondaire, il eut, un moment, sa part dans l’enseignement supérieur. Professeur d’éloquence sacrée en Sorbonne (18), pourquoi ne fit-il qu'y passer ? Parce que le ministre
(1) L'OŒuvre par excellence. Entretiens sur les catéchismes, in-80. e (2) Celui d'Ernest Renan, par exemple, malgré plus d'une insinuation venimeuse : nous l'avons dit en étudiant le personnage (t. IIT de ces Esquisses. p 100, 404).