‹ Dix-neuvième siècleChapitre 21 sur 63 · PR AP TT AIS · texte numérisé non relu

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179 FUER DIX-NEUVIÈME SIÈCLE”. ENNOR

la liberté, l'auteur des deux ZLeltres au duc de Broglie

lance un nouvel écrit sous ce titre : Ve la Pacification religieuse. Titre un peu singulier de prime abord et vu les circonstances. Ne semblait-il pas dire : « Nous sommes battus : Ja paix! la paix! » De fait, il étonna, et un peu plus que de raison peut-être. Au corps même de l'opuscule, certains conseils de patience parurent un blâme indirect à l'adresse des militants. Qu'en penser?

Tout d'abord mettons les Jésuites hors de cause. J'oserais dire que, par état, ils sont gens à trouver bon que l’on fasse la paix même sur leur tombe, cette paix doit être utile à l'Église et ARC à Dieu. Au demeurant, ils n'étaient pas sacrifiés oubliés, bien moins encore trahis par le pacificateur, par l’intime ami du P. de Ravignan. À quatre reprises, il parlait d'eux avec une émotion fraternelle, et leur Général, le P. Roothaan, s’en disait ravi (1).

Quant au fond, qu'y a-t-il dans l’ample brochure ?

Ce livre, selon l’auteur, est une invitation à la paix, faite au nom de la justice. » Or, la justice, c'est la liberté religieuse, la liberté de l’enseignement ; tout le livre le dit sans ambages : on ne veut, on ne .concoit la paix qu’à ce prix. L'introduction, premier et chaleureux appel à la fin des malentendus, respire un optimisme que ni Mgr Parisis, ni Montalembert ne partageaient à celte heure. Est-ce pure générosité d'âme? Y entrerait-il un peu de diplo-

(1) Il écrivait à l'abbé Dupanloup, après avoir lu la Pacification religieuse : « Impossible de vous dire quelles délices j'ai goütées, combien de fois je me suis senti poussé, forcé de vous féliciter, de vous remercier, de vous embrasser, pour

ces belles pages pleines de la sagesse qu'inspire la foi » (8 juillet 1845:

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