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cupez rer de conservation sociale, que vous omettez la question du salut individuel. Non, la morale naturelle ne sauvera pas mieux la société que les individus. Quant à eux, si philosophes qu’ils puissent être, le problème de la destinée personnelle se pose en termes clairs, simples, terribles : ou le surnaturel accepté ou l'enfer.
Telle était en substance la Première instruction Synodale. Elle souleva un petit orage; la Sardaigne se plaignit, le rationalisme se récria, le ministère admonesta. Bref, le naluralisme avait senti le coup et apprécié l'adversaire. L” adversaire ne tarda pas à redoubler.
Il dénonca donc, en 1856 (1), un progrès dans le sens du radicalisme athée. Progrès visible, logique, fatal, et pourtant combien timide encore et hypocrite d’allure! Posez nettement devant lui la question religieuse, essayez de lui faire lire dans l’histoire le grand fait de la Révélation divine : il se refuse à l'examen ; laïque, philosophe, il plaide son incompétence, il revendique le droit d'ignorer. Bref, il se dérobe, quitte à lancer son trait du Parthe, ses
négations implicites, qu'il va nier elles-mêmes, l’ins-
tant d'après, avec une imperturbable candeur.
Et pourquoi cette stratégie plus prudente que
fière? Pour sauver sa prétention fondamentale, pour maintenir la philosophie séparée de la religion positive, la raison isolée de la foi. Chimère que ce séparatisme. Dans votre philosophie, qui se targue d’être
tout ensemble complète en soi et fille de la seule
nature, comptez donc les lacunes, comptez aussi les emprunts faits à la Révélation. Impiété, du reste,
(1) Deuxième instruction synodale... 1856.
Ps:
AN LC