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M LE CARDINAL PIE 151 pas entendu Bossuet parler familièrement aux paysans de la Brie, et c’est grand dommage ; mais assurons-nous que, malgré son génie, que dis-je? en raison même de son génie, il se mettait sans déchoir à la portée de ces braves gens. Plus heureux à son égard, nous pouvons entendre Mgr Pie animer de sa parole telle fête locale ou corporative, converser du haut de la chaire avec les petits, jardiniers, forgerons, servantes; expliquer les bénédictions qu'il apporte à une voie ferrée qui s'inaugure, à un asile de faubourg, à une prison cellulaire, à un marché public. Dans tous ces cas, où la parole épiscopale semble jetée hors de ses voies ordinaires, si je ne m'abuse, le lettré sérieux admirera par-dessus tout le délicat respect dont elle entoure les humbles gens et les humbles choses, fécondant et relevant cellesci par toutes les ressources de la science sacrée et de l’érudition locale ; honorant ceux-là par un ton exquis de communication paternelle, se penchant vers eux, mais pour les élever à soi, instruisant, instruisant toujours, mais en toute bonne grâce et en tout à-propos. Ainsi entendez-vous le docteur du surnaturel attester en action et, comme on dirait aujourd'hui, par une vive lecon de choses, quels liens glorieux et charmants unissent au monde divin les plus simples détails de la vie terrestre. En même temps vous voyez, vous sentez le père des âmes, mais un père aussi grave qu'aimable, comprenant toute la force de ce mot élever qui est la propre formule de son rôle. Simples ou doctes, il n’y a qu’un christianisme pour tous : voilà qui est clair. On sait moins peut-être, ou l’on oublie, que les plus simples en. sont capables, si l’on prend la peine de les y élever. Et comment ? Par l'exposition nette, précise,
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illustrée d'images connues, de rapprochements fa-
miliers; par la communication, par l'effort d'une âme qui sort d'elle-même pour passer dans les autres et s'y verser tout entière avec les trésors qu'elle a conscience de lui offrir. Triomphe du zèle, encore un Coup, mais aussi du talent, et pour lequel ce n’est pas trop du génie même; voyez plutôt saint Augustin et son grand disciple, Bossuet. N'est point qui veut communicatif et populaire; encore faut-il le pouvoir. Le moyen d’énoncer nettement, briève-
ment, avec une clarté simple et pénétrante, une
doctrine que l’on n’aurait pas sondée jusqu'aux profondeurs ? En vérité, les critiques semblent parfois étrangement dociles aux mesures, proportions et hiérarchies conventionnelles. Sont-ils bien sûrs que, au regard de l'art et du talent, le sermon d’apparat l'emporte nécessairement sur l'homélie, l'oraison funèbre sur un catéchisme que je suppose parfait. S'il leur plaisait de résoudre ce joli problème littéraire, ils n'auraient pas même à sortir de l'œuvre qui nous occupe : elle en otfre à elle seule tous les éléments. Voici les grandes expositions dogmatiques, les trois Synodales sur les erreurs du temps, ou cette autre sur la première Constitution vaticane, le discours sur l’Immaculée Conception prononcé le jour même où Pie IX la définissait (8 décembre 1854), ou la belle instruction sur Rome considérée comme siège de la Papauté. En regard de ces pièces magistrales, imposantes par leur objet et leur ampleur, mettez quelqu'une des homélies plus brèves, plus simples, qui étaient comme le moule préféré de la parole épiscopale. Les premières vous saisiront et vous maïitriseront tout d'abord, cela doit être ; mais si vous voulez bien vous rendre attentifs, ne pasme-
surer d'avance et d’instinct la valeur d'un morceau à la longueur de l’ensemble ou à la magnificence du début, les homélies courantes reprendront leurs avantages. Vous y admirerez, dirai-je, le talent de faire quelque chose de rien ? non certes; disons plutôt, celui de voir dans les choses ce que l'’inertie et l’irréflexion n’y voient pas; celui de creuser un thème doctrinal ou scripturaire, d'en tirer des richesses bien réelles, mais qui échappent aux vues courtes et paresseuses. Aimez-vous — mais je n’en veux pas douter — à baigner doucement votre esprit dans la lumière facile? Goûtez-vous mieux que jamais ce plaisir noble, quand c’est de Dieu qu'on vous entretient? Alors, prenez, dans l'œuvre de Mgr Pie, précisément ce que d’autres passeraient comme trop ordinaire; parcourez les homélies et allocutions d'aspect moins grandiose : elles satisferont pleinement les meilleures tendances de votre esprit, et, à la réflexion du moins, elles vous paraitront aussi méritantes que le reste.
C'est qu'un grand esprit est toujours un grand esprit, et une belle âme toujours une belle âme. Ajoutons, si l’on veut, que le travail assidu, est un grand maître, bien fait pour toul enrichir et féconder. Voilà comment l'Évêque de Poitiers peut toucher avec un égal bonheur à des genres dont, aussi bien, l'on à, je crois, trop exagéré la différence ; original dans le panégyrique des saints où ilexcelle à montrer notre histoire déjà écrite en celle d'autrefois; très intéressant dans l’oraison funèbre qu'il rajeunit, mais en la ramenant à ses allures originelles, tout proche de saint Grégoire de Nazianze, très loin de Fléchier, de Massillon, de cette pompe académique, de cette solennité continue, que la plus aveugle des routines
attribue encore parfois à Bossuet. Le grand homme, si simple, si familier, par endroits, dans l'éloge mortuaire de la Duchesse d'Orléans ou de la Palatine, aurait signé de grand cœur celui de la Marquise de la Rochejaquelein, et, s'il eût refusé le même honneur à celui de Dom Guéranger, par exemple, c'aurait été, n’en doutez point, humeur de gallican, non pas scrupule de critique.
Par-dessus tout et à propos de tous sujets, il eût . loué dans son vénérable frère de Poitiers, l’homme de la Bible, assez fier et assez humble à la fois pour vouloir, lui aussi, que Dieu parle seul du haut de la chaire et qu’il y parle « dans sa langue naturelle », c'est-à-dire « dans les oracles de son Ecriture (1) ». Voilà, du reste, qui s'impose ; c'est le bon sens élémentaire de la foi. Comment le prêtre peut-il jamais oublier? Comment la parole authentique de Dieu semble-t-elle parfois démodée, hors d'usage, dans une chaire où l’on n’a droit de monter que pour promulguer et commenter la parole de Dieu? Quoi! l'on pense lirer de son fond quelque chose de plus neuf, de plus intéressant, de plus littéraire que les dictées immuables et inépuisables du Saint Esprit! Mystère d’inconséquence et d’aberration, si nous ne savions que l’homme voué par état aux pensées surnaturelles n’en déchoit guère, par vanité ou autrement, sans prendre plus vite que d'autres congé du sens commun! Mgr Pie était d’une autre école : il avait appris à tout chercher dans la Bible, fond et forme, doctrine et littérature. L'abbé Lecomte, son vrai maître, lui avait dit : « Gardez votre style élégant,
… (1) Bossuet: Sermon sur la Providence, proposition. — Troisième dimanche après Pâques, 1656.
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noble, délicat, limpide comme votre pensée. Expliquez surtout le texte divin à la façon des siècles antiques : c’est fécond et varié à l'infini. Ne vous bornez pas aux formes grecques et romaines; c’est une belle partie du beau, mais le beau complet n’est que dans les Livres sacrés. Soyez d'Athènes, soyez de
Rome ; mais surtout soyez de Jérusalem, soyez bibli-
que » (1). Rarement vit-on conseil mieux suivi.
Il existe une belle thèse sur Bossuet et la Bible (2). Pourquoi le Cardinal Pie m'obtiendrait-il pas l’honneur d'un pareil travail? Pourquoi surtout le jeune clergé n’aurait-il jamais le bénéfice d’une pareille lecon? À part quelques subtilités ou jeux d'esprit infiniment rares, moins étranges d’ailleurs que maint passage des Saints Pères (3), la lecon serait copieuse, exquise, pratique au premier chef. Etudiez, à travers ces dix volumes, la mise en œuvre du texte sacré; voyez-le dans toutes les fonctions et usages où il se prête : exposition de la foi, éclaircissement et illustration de toute question morale, sociale, politique même, trésor universel de lumière,
(1) Conseils à Mgr Pie, évêque nommé. Cités dans Baunard : Hisloire du Cardinal Pie, &. I, p. 227.
(2) Bossuet et la Bible parle P. René de la Broise, S. J, Retaux, 1891, in-8°.
(3; Le seul morceau où le jeu d'esprit s'affirme et se prolonge est l'homélie prononcée à Poitiers le jour de la Pentecôte, 8 juin 1862. A propos des combats et des triomphes de l'Eglise, Mgr Pie commente le psaume Exsurgat Deus, qui fait partie de l'office du jour. Il sait très bien que le texte de la Vulgate est ici peu fidèle et, par endroits, peu intelligible; n'importe. Au lieu de l’éclaircir au moyen d'une version plus exacte, il le prend tel quel et en fait des applications fort piquantes, mais aussi frêles que leur fondement. Dans cette œuvre si vaste et où la Bible remplit tout, c’est, à ma connaissance, l'unique endroit où apparaissent l'amusement d'esprit, la gageure, ce faible que nous avons tous d’outrer notre qualité dominante et d'abonder en notre propre sens.
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de piété, de courage. Au cours et au terme de cette expérience, vous admirerez sans doute ce que peut le talent pour mettre la Bible en valeur. Souffrez un conseil : admirez bien plutôt ce que la Bible, ainsi pratiquée avec constance et amour, ajoute au talent, ce qu’elle ajouterait au vôtre. C’est elle, avant tout, qui a ouvert, étendu, élevé sans relâche ce noble esprit, coloré cette imagination, échauffé cette âme, elle qui a fait Mgr Pie poète dans la juste mesure, orateur parfois magnifique, toujours efficace dans cet ordre de l’enseignement, lequel n'est pas, que je sache, pour exclure la haute éloquence. La Bible, Dieu lui-même s'exprimant en langage humain, les Pères, la Tradition faisant cortège immédiat à la Parole souveraine : c'estpour s'être mis et maintenu sous cette invariable discipline, que l'évêque de Poitiers s’est fait l’un des esprits les plus actuels, les plus neufs, les plus originaux de l'époque; mieux encore, c'est pour avoir respiré toute sa vie cette très pure et très ardente atmosphère, qu'il est et reste, dans la France contemporaine, le docteur par excellence, le professeur éminent de surnaturel; non certes un spéculatif amateur, dont les actes sui-
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vraient de trop loin la doctrine, mais un homme inspiré, guidé, ennobli, dans toutes ses apprécia-
tions ou démarches d'importance, par les vues précises, complètes et généreuses dela foi; non l'homme infaillible — il n’en est point de tel comme homme — mais le théologien le plus docile à suivre, par-
fois le plus sagace à deviner le sens et les direc-
tions de infaillible Église; à cet égard, plus heu-
reux que Bossuet même et, pour tout dire, plus grand.
J'ai plusieurs fois rapproché ces deux noms, je
viens même de préférer le plus moderne, et sur un point capital. Au regard de la littérature pure, qu'on ne m'attribue pas la prétention de les égaler. Le “second Bossuet n’est pas encore venu; peut-être ne viendra-t-il jamais. En créant le premier, Dieu s'était plu, semble-t-il, à résumer, à incarner dans un homme la force calme, la majesté sereine d'un siècle très puissant, très paisible, très solidement assis dans la vérité divine et humaine, dans la foi et le bon sens. Pareil état d'esprit et d'âme reviendrat-il jamais? En tout cas, le second Bossuet ne sera possible qu’alors. Jusque-là, fût-on né son égal par le génie, on n’atteindra pas, ou tout au moins, on ne soutiendra pas, cette sérénité dans la grandeur. Comment esquiver ou effacer absolument l'empreinte d'une époque agitée, tourmentée, fiévreuse? Voici toutefois un fait indéniable et que la réflexion montre naturel : les écrivains catholiques subissent moins que d'autres ces influences morbides (1). Si peu qu'elle soit réfléchie et conséquente, leur foi les en affranchit pour une part, en mème temps qu’elle les avertit de s’en garder. Mais en outre, parmi nos
hommes d'Église, aucun ne s'est mieux assuré que
Mgr Pie le bénéfice de cette protection; aucun n’a plus constamment, j'allais dire obstinément cherché dans le commerce avec la pensée authentique de Dieu, la paix, la sérénité de sa pensée personnelle, de son âme et, parsuite, de son style. Bossuet et lui se
(1) Si l'on m'opposait Lacordaire, je rappellerais le caractère tout personnel et exceptionnel de sa mission d'éclaireur. Contemporain du premier et fougueux romantisme, il l'a quelque peu traité par la méthode homæopathique; mais dans l’ordre intellectuel et moral cette méthode ne saurait constituer une hygiène habituelle (Voir le t. IV de cet ouvrage, surtout page 419).
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sont rencontrés à la même école; qu’on ne s'étonne
donc point de les trouver semblables, encore bien qu’on doive, ce semble, les estimer inégaux.
Laissons d'ailleurs ces comparaisons de génie à génie, de gloire à gloire. Pour les jeunes prédicateurs, il importe bien autrement de trouver et de pratiquer les vrais modèles. Or, voilà, depuis Bossuet, le meilleur; non pas évidemment à copier dans toutes ses nuances et à singer dans tous ses gestes, mais à comprendre et à reproduire dans son esprit fondamental, celui des Pères, de saint Augustin, de Bossuet, le véritable, unique et intransigeant esprit de la prédication chrétienne. Et faut-il encore le décrire? Esprit de foi, de science, de zèle; enseignement, enseignement encore et toujours, toutes les connaissances, toute la vigueur précise de l'esprit employées sans relâche à mettre en pleine lumière l'ordre surnaturel, Jésus-Christ qui en est le réparateur, le nœud, le centre, l'Église qui en est ici-bas le lien normal et le corps vivant.
La Providence tire le bien du mal, Pourquoi donc l'orage qui passe aujourd'hui sur l'Église de France n'aurait-il pas cet heureux effet, parmi plusieurs autres, de ramener la prédication à ses voies normales, en ramenant, s'il en est besoin, le prêtre au pur esprit de son rôle? Ambition, vanité, mode, faux goût, naturalisme inconscient : danger des époques relativement paisibles et prospères, moins redoutables, à coup sûr, en temps d'épreuve, de persécution. Que tel soit donc le bienfait de la crise présente! Que la prédication, que l’enseignement du surnaturel s'épure et se retrempe à ses vraies sources! L'œuvre pastorale du Cardinal Pie fera beaucoup pour l'y aider.
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tm pan * LA L + MONSEIGNEUR GAY 159
MGR Gay. — Comment et pourquoi il se donne à Mgr Pie. — $es quatre ouvrages d’ascétisme ou de piété. — En quoi ils sont profitables à tout le monde. — Sa manière, triple caractère : doctrine, élévation, agrément du style. — Si elle nuit au fond pratique des choses. — Si elle fait de lui
l'homme d'un moment.
Est-ce amoindrir Mgr Gay que de le rattacher au cardinal Pie en manière de satellite? Certes, il pourrait briller de son éclat propre et sans devoir à un illustre voisinage rien d'essentiel. Mais de fait, ila plu à Dieu que le même diocèse possédät ensemble pendant vingt ans les deux lumières doctrinales de l'époque. Ne les séparons donc pas. Si nous avons à nous excuser de quelque chose, ce sera d'affirmer en courant ce qu'il faudrait démontrer en un volume : que les écrits de l’évêque auxiliaire de Poitiers, tout comme ceux du titulaire, offrent au croyant qui voudra bien y prendre garde, un trésor doctrinal, moral, littéraire de première valeur.
Né dans la haute bourgeoisie (1826), artiste de tempérament, musicien avec délices, Charles Gay s’en tenait au scepticisme de son éducation universitaire, quand Lacordaire le rendit à Dieu. La vocation suivit de près. À Rome, à Saint-Sulpice, l'abbé Gay commença de se faire philosophe et théologien. Jeune prêtre, d'éminents confrères et amis, Mgr de Ségur entre autres, lui inspirèrent peu à peu ce qu'on nommait les idées ultramontaines, entendez le sens
pur et intégral de l'Église, du surnaturel. Libre de tout lien paroiïssial, il préchait à Paris et en pro-— vince, déjà docte et profond sous une forme très distinguée, très brillante ; à la fois artiste et apôtre, tel enfin qu’il devait se montrer dans ses ouvrages futurs. Comme l'évêque auquel Dieu allait le donner, il enseignait la religion en maître, parce qu'il la savait en disciple toujours docile, toujours insatiable (1). À Niort, en 1851, Mgr Pie eut occasion d'en juger. 11 goûta vite le jeune prédicatenr et, dès lors, projeta secrètement de se l’adjoindre; mais le projet mitcinq ans à mürir : de part et d’autre on attendait le signe de Dieu. Il vint par un mot du saint Curé d’Ars, il vint surtout par les voies communes et normales : la prière et la réflexion. Le AL octobre 1856, après une retraite à Issy, l'abbé Gay acceptait enfin les avances épiscopales. D'aucuns en murmurèrent, Lacordaire entre autres. A ses yeux, on s'égarait en suivant Mgr Pie, car c'était suivre L. Veuillot et l'Univers. La réponse du nouveau vicaire général fut cordiale, mais nette et digne. A l'évêché de Poitiers, disait-il, on ne suivait et ne suivrait que la sainte Église; par ailleurs, il était bien vrai, cette même Église, avec toutes ses gloires et tous ses droits, lui, Charles Gay, en était lentement venu à la mieux connaître. Que si, « après plus d’une année de prières ardentes et de recherches sincères », il s'était livré à Mgr Pie, ce n'avait pas été engouement pour la personne, mais adhésion réfléchie à la doctrine et aux sentiments (2). Dans la
(1) Ses sermons ont été publiés après sa mort. (Oudin, 1892-1895, 3 volumes in-8».) (2) Lettre au P. Lacordaire, février 1838. Correspondance de
Mgr Gay, t. 1, p. 215. Lettre à sa sœur, juillet 4861.
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