CLE RE TON
moins quelques exemples. Qu'il argumente contre la … prétendue neutralité religieuse de l’école dite laïque … et pratiquement athée (21 décembre 1880); — qu'il montre la liberté testamentaire violée si l’on annule les fondations faites à l’école communale sous la condition d'employer des instituteurs congréganistes (A1 mars 1884); — qu'il revendique, en matière de recrutement, le système des « équivalences », par suite, la légitime exemption du séminariste et de l'instituteur (28 mars 1884), — qu'il démasque l'absurde injustice de taxer comme productifs les immeubles scolaires ou hospitaliers dès là qu'ils sont en mains catholiques (9 décembre 1880) : dans ces occasions et dans vingt autres, c’est la même lumière sereine. progressive, éclatante finalement et invincible, si elle pouvait l'être à qui s’est promis de ne pas la voir ou de la nier quand même. En lisant ces discussions brillantes et tranchaentes comme l’épée, impossible de ne pas se dire: « Ah! s’il suffisait d’avoir raison !... »
Encore faut-il, en pareil lieu, se garder d’avoir trop raison, s'interdire les meilleurs arguments. A quoi bon toucher des cordes qui ne vibrent plus dans les âmes à qui l’on s'adresse, invoquer des principes de foi ou même de haute justice naturelle qui seraient accueillis par des huées? Je l'indiquais plus haut, l’orateur en est réduit le plus souvent à rapetisser le débat pour se proportionner à la masse de l'auditoire. Quelques points demeurentsensibles : certains dehors de patriotisme, le Concordat, la lé- | gislation religieuse encore en vigueur et qu’on n’ose détruire si vite; un dernier vernis de tolérance et de libéralisme, un reste de pudeur à se contredire trop ouvertement soi-même, car tous n’en sont pas