‹ Dix-neuvième siècleChapitre 54 sur 63 · PAR · texte numérisé non relu

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282 DIX-NEUVIÈME SIÈCLE Satan (1). « Union de l'âme humaine avec Dieu dans une autre vie », dit le sommaire. À la bonne heure! mais la fantaisie qui s'épanouit dans le texte n’est pas seulement trop inférieure à nos espérances, elle leur est trop injurieuse. |

Et quel dommage! Ne parlons pas seulement des splendeurs poétiques semées au cours de l'œuvre. Cueillons au passage quelques traits, écoutons l'âme dire à Dieu : |

Si tu ne m'aimes pas, qui m'enseigne à l'aimer? Cet autre ne serait-il pas la réponse?

Dieu volera vers toi si tu marches vers lui... Le Dieu qui fit les cœurs pour en peupler le ciel... Son cœur toujours rempli peut toujours recevoir...

Dégagez cet or de la gangue païenne, parlez ainsi de Celui dont Æros n'est que le travestissement presque sacrilège : remis à leur place naturelle, ces vers compteront parmi les meilleurs qu’ait inspirés le pur esprit chrétien.

Ainsi les débuts de Laprade étaient pour inquiéter les âmes sérieusement croyantes; elles allaient se rassurer peu à peu. Pendant les quinze ans qui suivirent, l’auteur de Psyché donna quatre recueils :

les Odes et poèmes (4843), les Symphonies (1855),

les Zdylles héroïques (1858). Mettons à part les Poèmes évangéliques, composés à diverses époques et publiés

(1) Voir le tome II de cet ouvrage, p. 167. — Relevons encore chez Laprade un bien fâcheux abus de mots : les trois Grâces du paganisme devenues les Charités par une transfor mation littérale de leur nom grec... Rien de commun entre : ces aimables fantômes etla Char lé, caril n’y en aura Jens A qu'une, AE

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