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. Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime. De fait, c'est elle qu’il adopte pour thème direct à ses hymnes ou pour cadre opulent de ses symboles, … jusqu'au jour où elle cédera le pas à d'autres muses plus nobles encore, où le cadre, toujours riche, s’'amincira pour faire plus large la place du tableau.
Fécondité, originalité, indépendance, ascension … normale et sûre d’un talent qui ne se dissipe pas er
inquiétante, pas d’ « enfant sublime » ; plus heureux Fè que V. Hugo et Musset, il n'entre dans la notoriét qu'à l'âge d'homme — vingt-neuf ans. Pas de succès éblouissant du premier coup. Pius heureux que La:
pité dans la gloire ». En 184, sans l'affoler de louanges, on le salue comme un débutant de grand. avenir, et il ne fera pas mentir le présage. +10
Il écrivait sur la fin (1878) : «Je sens que je co nais à fond mon métier et que je le ferais aujour
voyant son corps le trahir au moment où son & se possède encore tout entière; mais l'artiste tien pouvait rendre grâces à Dieu et se rendre, se tice à lui-même. Ce n'était pas d'hier qu'il sav. son métier à fond et qu'abondaient les preuve sa maîtrise. Nous, que rien n’oblige d'être modest: pour autrui, nous aurions peine à dire quelle partie M lui manque du grand poète. Est-ce l'invention, l'ame pleur, le souffle ? On lui a plutôt reproché lasurab
telle de ses pièces, lui-même y trouvait des lo: gueurs et ajoutait ingénument : « C’élait mon dé
faut. » Défaut bien véniel pourtant, si l’on compare les quelques lenteurs de Laprade au verbiage intarissable de V. Hugo, même du V. Hugo de la belle époque (1840). Jamais, du moins, vous ne le prendrez en flagrant délit de parler sans rien dire. Par ailleurs, et sauf detrès raresbizarreries d’expression, le goût de l'écrivain est sobre et sûr. Un peu laborieux au début et rocailleux par endroits, le vers se fait bientôt souple, sonore, aussi coulant que plein et ferme. Depuis la majesté de la grande strophe ou du long couplet oratoire, jusqu'à la gaîté légère et dansante de la Chanson d'avril, l'artiste prend tous les tons et toutes les allures musicales. En cela, nulle recherche, nul étalage; l’objet commande, le rythme obéit; et parce qu'il arrive à l'objet de varier sensiblement au cours d’une même pièce, dans les Symphonies par exemple, les formes et coupes se succèdent et s'entrecroisent, deux fois agréables, par l’à-propos et la variété. Laprade honora trop son art pour s'amuser à la virtuosité pure; mais, le travail aidant le naturel, il se fit peu à peu très bon musicien en vers.
Pourquoi donc n'a-t-il pas, dans l’opinion, une place égale à tant de mérites? Chose fâcheuse à dire, mais impossible à nier : ce qui nuit à sa popularité, c’est précisément son meilleur titre à la gloire : son âme, cette âme trop belle et trop fière pour les tristes goûts du commun. Nous la connaissons, nous l'avons vue monter du rêve légèrement panthéistique à un idéal déjà très noble, mais un peu vague en ses aspirations et sans rapport assez visible aux réalités humaines. Puis le rapprochement s’est fait; à le bien prendre, l'idéal n'est pas descendu; il s’est précisé, proportionné, rendu ma
rant toujours et S 'affermissant dans la lumière. Dès lors, pendant vingt ans, Laprade a été le chantre, à la fois pratique et enthousiaste, de toutes les choses” saines, grandes, généreuses; sans rien perdre de sa grâce — voyez. le Livre d'un père — il à tenu école poétique d'énergie, de virilité, de foi mâle et conséquente. Si, avec le même talent, il eût célébré. ce que la roble adore, la science, le progrès, le î peuple souverain, l'éternelle convoitise, l’éternelle” joie de mal vivre; n’en doutez pas, il serait suis d'hui clèssique:
Mais qu'ai-je dit? Aurait-il le même talent? Le concevez-vous mettant au service de ces faux dieux.
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le sens musical des es l'écho intime
.. Qui change en harmonie > 0 Le retentissement de ce monde mortel?
sa vraie valeur.
Et maintenant, parmi les grands inspirés dud neuvième siècle, cherchons quelle âme s’est mont: la plus belle, quelle âme sait donner aux nôtres. frissons généreux qui les ravissent en leur déc vrant leur propre beauté. Musset? Hugo? Lamarti même? Non certes, et par leur faute. Si richer
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pourvus du don originel de poésie, il ne tenait qu'à eux d'élever et de maintenir leurs sentiments à la même hauteur. À ce compte, ils auraient mieux fait que Laprade; mais encore un coup, si nous cherchons le plus digne de toucher à nos âmes, c’est lui qu'il faudra nommer. Lorsque Taine commencait à se dégager de son scepticisme littéraire et moral, il avouait que, supposé le talent, l'œuvre la plus bienfaisante est encore la plus belle (1). Voilà l'honneur de Laprade et le terme de son ambition. Près de mourir, il disait : « Je remercie Dieu de m'avoir fait faire quelques belles choses; car c’est Lui qui me les a fait faire »; — et un autre jour, à un Religieux dominicain qui lui rappelait l'heureuse influence de telle de ses œuvres : « Vous croyez, mon Père, que
j'ai pu faire quelque bien? Ah! tant mieux! »
Or, ce bien est pour durer ; il nous donnera, comme par surcroît, la plus exquise des joies littéraires, celle de nous estimer nous-mêmes en admirant l’auteur.
(t) Philosophie de l'art. Of, le tome HT de ces Esquisses, p: 241 et suivantes.
de NS
QUELQUES GRANDS ÉVÉQUES
Mgr Parisis. — Sa vocation de polémiste. — Ses brochures (Examens, Cas de conscience) pour la liberté de l'Église, de l’enseignement. — Largeur pratique et orthodoxie scrupuleuse. — Grande ‘autorité. — Sa réserve discrète à l’égard de la loi Falloux. — Son effacement relatif sur la fin. — Ses qualités littéraires Diémappropriées à son rôles . 1.1, 1204000 1.
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Mgr Gerbet, l’un des grands écrivains du siècle, — le premier lieutenant de Lamennais et sa bonne grâce vivante (1824-1832). — Soumission à l'Église. — Gerbet à Juilly, à Thieux. — Nombreux écrits dispersés. — Deux opuscules de maître : Considérations sur le dogme générateur de la piété catholique (1829); — Vues sur le dogme catholique de la pénitence (1836). — Dix ans à Rome (1839-1848). — Esquisse de Rome chrétienne. — Gerbet grand vicaire d'Amiens, — évèque de BGipienan (1804-1860). 4e... 0.1.
IT
Mgr Plantier (1813-1875). — Du semi-gallicanisme au très pur sens catholique. — L'enseignement de l’Écri-
ture Sainte à Lyon, Les Poèles bibliques. — Les conférences à Notre-Dame de Paris (1847-1849). — L'épiscopat (Nimes, 1855). — Défense du pouvoir temporel, de l’infaillibité pontificale. — Longue guerre aux erreurs courantes. — Mgr Plantier et le cardinal Pie, .
Mgr Freppel évêque. — « L'homme fort.» — Aptitudes etformation.— Le professeur de Sorbonne et le chapelain de Sainte-Geneviève. — L'abbé Freppel au Concile. — Sa nomination au siège d'Angers. — Sa littérature épiscopale : l’'éloquence de l’enseignement. . .
Le Cardinal Perraud. — Son renom de froideur académique. — L'École normale, la vocation, l'Oratoire, la Sorbonne, premiers ouvrages. — L'année terrible (1870) et l’éloquence qui en jaillit. — Autun (1874). — Les œuvres pastorales : haute valeur du fond, vraie chaleur de la forme eee Re 5. 0
Mgr Dupanloup et l'enseignement chrétien. — Les catéchismes. — Le petit séminaire de Paris. — La liberté d'enseignement : deux Lettres au duc de Broglie, De la Pacificalion reliyieuse, la loi Falloux. — Théorie pédagogique : De l'Éducation, De la Haute Éducation intellectuelle : composition trop hätive, fond excel= lent, 2,00 TN SR ES TN CNE
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La « question romaine ». — Que l’âme et le talent de Mgr Dupanloup sont là tout à fait à l'aise. — L'évêque polémiste : admirable vigueur. — Principaux écrits de circonstance.— Le livre De lu Souveraineté pontificale
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La conspiration antichrétienne dénoncée à l'opinion. —.
Avertissement à la jeunesse el aux pères de famille
(1863). — L'Athéisme et le péril social (866). — Le ministre Duruy el l’enseignement universilaire des jeunes filles (1868). — Le centenaire de Voltaire (18178). — ÉDMÉIMSLONE, ... . . . A AE De Mods RU