OR. 08T
les minerais d'argent; nous n'avons rien à ajouter aux détails que nous avons donnés. On emploie rarement ce procédé, bien qu'il permette de concentrer assez rapidement, et sans perte, l'or des minerais dans un culot de plomb d'une pureté suffisante. Les minerais sont généralement très-pauvres : on est obligé d'opérer sur des poids considérables pour déterminer leur teneur ; la scorifioation d'une grande masse de matières est une opération très-incommode.
Nous ne parlerons que de la seconde méthode, de la fusion des minerais avec divers réactifs. Dans les essais, il ne faut pas perdre de vue que l'affinité de Tor pour le plomb métallique, bien que très-grande, n'empêche pas Tor de rester en partie dans les scories lorsque celles-ci contiennent des sulfures, ou lorsqu'elles renferment des silicates un peu fortement acides.
Il est essentiel de choisir les réactifs de telle sorte que les scories, parfaitement fluides, ne renferment que des corps oxydés, et soient très-basiques. La perte de l'or à la coupellation n'augmente pas notablement avec le poids du culot de plomb ; il ne faut donc pas s'astreindre à obtenir dans la fusion des culots d'un poids assez faible : on doit, au contraire, s'attacher à produire des culots pesant de 80 à 60 grammes, et même davantage ; on est plus certain d'enlever la totalité de l'or aux scories, et de rendre négligeable la perte qui résulte des fines grenailles de plomb adhérentes aux parois des creusets, ou disse* minées dans les scories.
Ptbitcs de per. — Le poids des pyrites sur lequel il convient d'opérer est extrêmement variable : pour les minerais riches, par exemple pour 'certains échantillons de pyrites de la mine Maxwell (Californie), on obtient des résultats très-exacts en traitant de iO à 20 grammes; mais, en général, les minerais pyriteux contiennent une proportion d'or tellement faible, qu'il faut opérer sur 200 grammes au moins pour obtenir une quantité notable d'or.
Deux procédés de fusion peuvent être adoptés ; l'un d'eux est applicable à tous les minerais, riches ou pauvres ; l'autre ne s'applique qu'aux minerais riches.
Premier procédé. — On grille le minerai dans un têt en terre réfractaire, dont la surface intérieure est* garnie de sanguine;
on prend, dans le grillage, les précautions que nous avons précédemment recommandées, pour expulser à très-peu près la totalité du soufre à Tétat d'acide sulfureux, pour limiter le plus possible la production des arséniates et des sulfates.
On mélange le minerai grillé avec i partie de borax, 1 partie de carbonate de soude, 2 parties de litbarge. On fond le mélange dans un grand creuset de terre ; on évite l'emploi d'une lame de fer pour apaiser le boursouflement.
Lorsque les matières sont arrivées à Tétat de fusion tranquille, ou introduit dans le creuset, en trois ou quatre fois, 60 grammes de litbarge intimement mélangée avec 2 grammes de charbon. Avant chaque addition, on a soin de laisser refroidir un peu le creuset, afin que, les matières étant moins fluides, le contact du plomb métallique avec la scorie soit plus prolongé. On termine l'opération par un coup de feu qui doit durer seulement quatre ou cinq minutes.
On laisse refroidir très-lentement. En cassant le creuset froid, on en retire un culot de plomb, pesant de 40 à SO grammes^ et contenant tout l'or du minerai.
Second procédé. — On fait fondre le minerai avec du nitre, du carbonate de soude, du borax et de la Utharge. Le nitre doit être en quantité suffisante pour produire l'oxydationà peu près totale du soufre, de l'arsenic et des métaux ; la liiharge ne doit donner que très-peu de plomb métallique. Lorsque toutes les matières sont bien fondues on ajoute, par fractions, 60 grammes de lithai^e intimement mélangée avec 2 grammes de charbon.
On doit avoir la précaution, que nous avons déjà recommandée plusieurs fois, de laisser refroidir le creuset avant chacune des additions du mélange litbarge et charbon.
Le culot de plomb obtenu dans ces conditions pèse ordinairement de 40 à 60 grammes ; il est très-pur et contient For et l'argent du minerai.
Pour déterminer la quantité de nitre qu'il convient d'employer, il faut faire un essai préalable, en fondant 1 gramme du minerai avec 100 grammes de litbarge. Soit p le poids du culot de plomb obtenu , on calcule la quantité de nitre qui correspond, pour l'action oxydante, à ce poids p de plomb.
Chaque opérateur a son coefficient spécial pour les actions oxydantes relatives du nitre et de la litbarge : en général, 1 partie de
nitre équivaut à 3 ou à 4 parties de litharge. En admettant le rapport de 1 : 4, on prend pour la quantité de nitre à employer
pour le poids P du minerai, sur lequel on doit opérer, P. -y-; c'est-
à-dire qu'on emploie la quantité de nitre qui, d* après l'essai préliminaire, est suffisante pour oxyder toutes les matières oxydables du minerai, et pour prévenir toute réduction de la litharge. C'est là une différence importante à signaler dans l'application du procédé pour les essais d'argent et pour les essais d'or ^
La proportion de nitre qu'il faut employer étant très-grande, on ne peut pas conduire convenablement la fusion lorsqu'on opère sur un poids un peu fort de minerai ; il est déjà très-difficile d'amener les matières à l'état de fusion tranquille lorsqu'on opère sur IS grammes de pyrite ; le procédé n'est donc pas applicaJ[>le aux minerais pauvres.
Nous citerons un seul exemple numérique des proportions des réactifs.
Pour une pyrite arsenicale contenant au plus 10 pour 100 de gangue quartzeuse, en opérant sur 18 grammes de minerai, on emploie 30 grammes de carbonate de soude, 20 grammes de borax, 100 grammes de litharge et 30 grammes de nitre.
Le mélange est placé dans un grand creuset de terre, qui doit être rempli tout au plus à la moitié de sa hauteur. On conduit la fusion avec une lenteur telle, que le boursouflement ne fasse pas passer une partie des matières par-dessus les bords du creuset.
1 Qaand il 8*ag1t d'an minerai aurifère d'une teneur ordinairement trbs-faible, il est essentiel d*écarler toutes les causes de perte. En employant une quantité de nitre insaffisante. et en comptant sur la litbarge pour achever l'oxydation du minerai, on s'expose à la formation d'une certaine proportion de sulfure ou d'arséoiure d'or, dans les premiers moments de la fusion des matières, pour lesquelles on n'obtient pas toujours un mélange parfaitement intime du minerai, du nitre, des fondants alcalins et de la litbarge. Le sulfure et Tarséniure d'or sont promptement décomposés par la litbarge (qui est toujours en grand excës) lorsque le creuset est porté au rouge ; mais la décomposition est-elle rigoureusement complète, et l'or est-il ramené entièrement à l'état métallique ? C'est ce qu'il est impossible d'affirmer. La cause de perte est certainement très-faible; elle ne prend de l'importance qu'en raison de la Taleur de Tor, et en raison de la petite quantité d*or qu'il s'agit d'évaluer.
La même cause de perte se présente dans la fusion des minerais d'argent ; mais dans ce cas elle est tout à ftit négligeable, non-seulement en raison de la valeur de l'argent et de la quantité de l'argent qu'il faut évaluer^ mais encore par comparaison avec les autres causes de perte qui ont une importance beaucoup plus grande, et qu'il est impossible d'éviter.
On n'obtient la fusion tranquille qu'au bout d'un temps long, de 45 à 60 minutes, et souvent le creuset ne résiste pas à l'action corrosive de la litharge et des réactifs alcalins.
Cuivre pyriteux. — Cufvre panaché. — Ces deux classes de minerais doivent être traitées comme les pyrites de fer. Ces minerais contiennent ordinairement très-peu d'or, il faut leur appliquer le premier des deux procédés que nous avons indiqués : grillage dans un têt ; fusion avec des réactifs capables de scof ifier les matières oxydées produites par le grillage ; addition de litharge et de charbon.
Le culot de plomb contient toujours un peu de cuivre, et ne peut passer facilement à la coupelle que si la proportion du cuivre est très-faible relativement à celle du plomb. On cherche à obtenir un culot de plomb pesant de 80 à 100 grammes.
Pour Taddition fractionnée du mélange de litharge et de chai^ bon, à la fin de l'opération, on emploie 100 grammes de litharge et 3 grammes de charbon. C'est là, du reste, la seule différence entre les opérations faites sur les pyrites de fer et celles qui sont effectuées sur les cuivres pyriteux ou panachés.
Blende. — Les blendes sont presque toujours très-faiblement aurifères, et pour constater la présence de l'or on est obligé d'opérer sur 200 grammes au moins ; souvent même ce poids est encore insuffisant.
Le seul procédé d'essai applicable est celui que nous avons indiqué pour les pyrites : grillage, fusioi^ avec des réactifs alcalins, addition de litharge et de charbon.
Le grillage ne présente pas de difficultés spéciales; on le commence h la température du rouge sombre, en limitant la quantité d'air qui peut arriver sur le minerai ; on le termine au rouge vif sous le moufle. On parvient assez facilement à obtenir un minerai bien grillé, ne renfermant qu'une très-faible proportion de sulfates. La perte d'or dans le grillage de la blende est nulle ou du moins négligeable.
La fusion est au contraire très-difficile à réussir ; il faut produire une scorie parfaitement fluide, bien qu'elle oontienne un poids considérable d'oxyde de cinc, ce qui oblige à employer une énorme proportion de fondants.
Citons un exemple numérique :
On a grillé 200 grammes de blende à gangue d^ fer (wbonaté, contenant environ 47 pour 100 de zinc; le minerai grillé doit contenir de ilO à 115 grammes d'oxyde de zinc, en grande partie à Tétat libre, en partie à l'état de sulfate ; il contient en outre de l'oxyde de fer, du sulfate de chaux, etc.
On mélange le minerai grillé avec 300 grammes de litbarge, 300 grammes de borax, 100 grammes de carbonate de soude. On a donc à faire fondre près de 900 grammes de matières, et la fusion ne peut pas s'effectuer sans boursouflement. Il est impos^ sible d'opérer dans un seul creuset : on est obligé de répartir le mélange entre deux ou même entre trois creusets. Dans chacun d'eux on introduit, lorsque les matières sont en fusion tranquille 60 grammes de litharge mélangée avec 2 grammes de charbon. Chacun des culots obtenus pèse de 40 à 50 grammes : il faut les réunir pour la coupellation.
Nous devons faire observer que les blendes sont plus ordinairement argentifères qu'aurifères, et que, dans Tessai, conduit comme nous venons de l'indiquer, on ne peut espérer aucune approximation pour l'argent. Une fraction notable de ce métal est perdue pendant le grillage; une autre portion, également importante, est perdue pendant la coupellation des culots de plomb.
Il faut donc faire pour les blendes deux essais séparés : l'un spécialement pour argent, l'autre pour or. Dans le premier, il est généralement inutile de tenir compte de l'or dans la pesée du bouton d'argent; dans le second, le bouton donné par la coupellation doit servir seulement à l'évaluation de l'or ^
Sulfure d'antimoine. — Cuivre gris. — Ces minerais sont rarement assez riches en or pour qu'on puisse faire l'essai sur 15 grammes ou même sur 25 grammes. En opérant sur un poids aussi faible, on peut seulement constater la présence de l'or; il n'est pas possible de fixer approximativement la teneur du minerai. Il faut presque toujours faire l'essai sur 150 ou 200 grammes.
1 Cette observation est applicable à tous les minerais argentifères qui renferment trbspeu d'or. La détermination de l'argent doit être ftite dans un esaai spécial : Tetsal pour or ne permet pas d'obtenir pour Targent «oe approximation sufBsantt.
L'essai comprend deux opérations, comme pour la blende : le grillage et la fusion.
Le grillage doit être conduit à peu près comme celui de la blende ; mais il présente beaucoup plus de difficultés, principalement lorsque le minerai proposé est du sulfure d'antimoine i peu près pur. Il faut élever la température avec la plus grande lenteur, afin d'éviter l'agglomération ; il faut en même temps ne laisser arriver sur le minerai qu'une quantité d'air très-limitée, afin d'expulser la majeure partie du soufre, de l'antimoine et de l'arsenic. On termine le grillage au rouge vif.
Le minerai grillé est fondu avec 1 partie de borax, 1 partie de carbonate de soude et 200 grammes de litbarge. Lorsque les matières sont en fusion tranquille, on ajoute, en deux ou trois fois, 60 grammes de litbarge mélangée avec 2 grammes de cbarbon. On peut ordinairement cfTectuer la fusion dans un seul creuset : le volume des matières à fondre est moins grand que dans le cas d'une blende grillée, et, de plus, il n'e/st pas nécessaire de faire chauffer aussi fortement pour rendre les scories bien liquides ; le boursouflement est beaucoup moins à craindre.
Le culot de plomb obtenu est toujours assez impur : il contient une proportion notable d'antimoine, ou bien de cuivre, d'antimoine et d'arsenic, suivant la nature du minerai traité ; il ne passe pas facilement à la coupelle sans addition de plomb. Cette addition n'a pas, du reste, un grave inconvénient : elle n'augmente pas notablement la perte d'or qui est faite dans la coupellation.
Lorsqu'il s'agit d'un minerai contenant de l'argent, il y a perte très-grande d'argent pendant le grillage, et ensuite pendant la coupellation du plomb impur. Les opérations que nous venons d'indiquer ne peuvent pas conduire à la détermination de l'argent ; il faut faire un essai spécial pour constater la teneur du minerai en argent.
Galènes. — Les galènes sont assez rarement aurifères, et, lorsqu'elles contiennent de l'or, elles en renferment une proportion tellement faible, qu'on ne parvient presque jamais à la déterminer avec quelque approximation. On se contente généralement de faire l'essai pour argent, et de vérifier si le bouton d'argent contient un peu d'or. Lorsque cette recherche qualitative de
l'or fait supposer que le minerai est notahlemont aurifère, on cherche à évaluer le poids de minerai qu'il convient de traiter pour obtenir une quantité d'or appréciable par la balance; ce poids est ordinairement très-fort, de 400 à SOO grammes.
L'essai pour or, fait sur une quantité aussi grande de minerai, exige des précautions spéciales : le procédé qui donne les résultats les moins incertains est analogue à celui que nous avons indiqué pour les pyrites, pour la blende, pour le sulfure d'antimoine et pour le cuivre gris.
On grille le minerai dans un têt de grandes dimensions, en prenant les précautions nécessaires pour éviter l'agglomération, et pour limiter le plus possible la formation des sulfates. On fond le minerai grillé avec 1 partie de borax, ou bien avec
1 partie de carbonate de soude, suivant la nature des gangues. Lorsque les matières sont en pleine fusion, on ajoute, en trois ou quatre fois, 100 grammes de litharge mélangée avec 2 grammes de charbon.
Le culot de plomb obtenu est très-pur; il pèse de 60 à 70 grammes ; il contient à très^peu près tout l'or du minerai , mais il ne renferme pas la totalité de l'argent : il y a eu perte très-forte de ce métal pendant le grillage.
La fusion a lieu avec une grande facilité ; elle n'exige pas une température très-élevée, et n'est pas accompagnée d'un vif boursouflement. On peut presque toujours fondre la totalité du minerai dans un seul creuset.
Lorsqu'on effectue la fusion dans deux creusets, on doit introduire dans chacun d'eux 60 grammes de litharge mélangée avec
2 grammes de charbon. Les deux culots pèsent ensemble plus de 100 grammes; mais il n'en résulte pas de perte notable : la détermination de l'or n'est pas plus inexacte.
Tellurures. — Les tellurures contenant ordinairement une proportion d'or assez forte, on peut opérer sur 10 grammes, ou même sur 6 grammes pour les minerais riches. On mélange le minerai porphyrisé avec 3 parties de nitre, 2 parties de carbonate de soude et 10 parties de litharge. On fait fondre au creuset de terre, en conduisant le feu avec les précautions nécessaires pour éviter un trop vif boursouflement. Lorsque les matières sont parfaitement fondues et le nitre entièrement décomposé,
on ui^ro4Hit 4aiuf le creuset, eq troU ou quatre fois, 60 grammei dp Utharge mélangée avec 2 gramme^ do cbarbou* Ou a aoiu de laisser refroidir un peu le creuset avaut obacuue des additioui successives de litharge et de charbon.
Pn cassant le c|:eu«^et ^prës refroidissemeitt, on eu rttire un culqt 4e plpmb» pi'^^que toiyours un peu aigre, pesant de 45 i 50 grammes, couten^pt k très-^peu près tout Yov et tout l'argent du piiuef^j, renferu)ant upe certaine proportion d'antimoine et de tellure. Ce culot ne passe bien h la coupelle qu'avec addition 4e p)Qmb jmy. H y a perte potable d'argent pendant la coapellation; mais la perte d'or est négligeable. L'analyse du bon-* t/op dpQu^ PQur l'or une détermiuatioq plu9 exacte que pour l'argent.
Ai'M^viQNs. — Aucuu des procédés que noua avona indiqués p'pst direçtemept applicable aui^ rocbes quartzeuses contenait quelques grains ou paillettes d'or, aux alluvions anciennes ou inodemes, dans lesquelles Vor est disséïniné avec la plus grande irrégularité, çoit eu paillettes très-fines, «oit en grains de diuien- ^\on9 appréciables. On ne peut obtenir une indication approchée de leur teneur qu'en opérant sur plusieurs oentaines de kilogrammes ; la prise de^sqi doit représepter nue masse considérable de matières 4*ui&e teueur ei:trômement irrégulière, et on u'arrjve pas facileu^eut & prélever up échantillon moyen, môms en admettant que le poids de cet échantillon s'élève à 400 ou à ^QO kilpgrammes.
Nous n'avons pas à nous occuper ioi des précautions quil convient de prendre dans le prélèvement de la pHse d'essai ; nous décrirons seulement }a niarcbe qu'il faut suivre pour déterminer approximativement l'or contenu dan» un poids très-fort d'alluvions. Cet exemple suffira pour faire comprendre de quelle manière il fwt opérer ponr le quartz aurifère.
On fractionne la matière en lots pesant de 20 à 3fi kilogrammes. On les traite successivement dans de grandes terrines en grès.
On délaye la matière dans l'eau^ soit à la main, soit avec une i^partule de bois ; on la 4éba4rrasse par décantations de toutes las parties fines qui peuvent être mises et rester pendant quelques secondes en suspension dans Teau ; on ue laisse dans la tenons que les sables et les galets. Les partipa finea enlevées par les
àéfimifàiom p/euv^pt entriatner q^elque^ petites paiUetjtes ^'or ; il f^ vem^illiv jU)ut^$ le» idm^ décantée$, ^ l^s$ar ^éppser le/s matières m ^ui^pep^iop.
fia ^éf^e h h waî'?^ î^s gplets ixn p^u gf o;f ; Qjf. pi^s^e eni^fjuitp W twM« le« 6lli)>)i9& Qns et le» gros 3«blQ^; le^ ouy<ertjarp^ du ^9sni^ doiveat ayoir au pl#3 0",j()01 de pôté.. Lior^i^f^'oo ^ terjnîné }jd tf^p^ineut de tojuuB leç lots, oi^ révpit 1^ pr/;»4^ij^ se^la))i^$ ; pp }#« f^it s^cji^r, ^t pu le^ pè$^. l^a p^ajtière Sje trouve ainsi 4ÎYUé^ .en fliwtr^ ppfti^* ? I/bs fftatjjàr^si jliq^^ leg s,able^ fins, Jlep gros sables, les galets.
Matières fim^- — On l^ve. A^f xn^jb^ei^ sjipur }^p^ itoil^ in^clinée, %(im un icpurant d'eau très-lent. Nofjs ne ppji^vQ^f citer aucun opmbr^ pow rinclinûsoA M pour 1^ Jiongi^i^ (|je la toile, ppur }p poids de la matière qu'il convient 4p prendre jppur une laoée^ pour Ifi quantité 4>jW' U &J^t avo^r Tl^iabjfi^ d^ lfiv.i»ge çi^r une ^ile popr ^jéu^ç^r Topéral^on, p); on ^ecpi^^ît ^Ipf*^ in^médiatemejat qj^ll^ copdj^ipo^ soijijt lf$3 pb^ faypra^)p3 /ijifui^ cbaque ca^ particulier.
Le J>ut q»'iJ /?'»gii 4'#tfei^dre ^t 4e ^e ^ptr/aln^ pv ^'pau y,^rp U piwtie joûféri^ure d/9 la Jw*^ t|?B*?s )/es m^tièreç teireup^^ Wgi^/5S, et de jreie^ir sw te bw4 d/» 1# toj.l/e les grains jipç pjl^ Jo^rdf dç fer P^ydé, ^ f^r o,îy,4ulé, d# for tîtaftjé, e|p., et I^ pailletl^ 4'P2*-
Apr^ .c}i94ne /ai^^^e, pp ^pciVLeiJte jle^ jnatièrpf jiii^ ont été ^etei- ^es pn fcaujt de 1^ toije ; m teP U^\ pwspr ^^ vw c^suj§.
Lorsque le lavage est terinip,^, on fait séclier les gn^tj^ps da^ 1^ capsi^ ; pp les pè^. On Ijbç fait lof^Hte avec 2 pajrjt^ei? djç bjO^rax et 10 pii^j^ips de Utl^irge. À 1^ fia dp Topération, on ajoute en plpsiaujr^ fois 60 graoupeç de )ithargp n^^lfo^^éje jaye^c 2 gjranK^ues d,e phaii^U/i On prodjuit i^si up cuLpt (Jp plpm)) qui reo||çrme tqi^ l'or qpp Iqs allpv^ons coijutiennepl; à ^'état de paillettes çsae^ fines po^r être tenues pj^ susppnsion .dans ji'eau.
Spjf)lesfm$. — Los s^es Sps so^ lav.é;s 4e 1/ï mèmp pi^ère sur une toile ; le lavage est un peu plus long ; jf^ais il pffre n^oins 4o di^cuUés, parce qiip Ipç gjr^ip^ d'of qu'il $'agit 4^ retenir c^.des dimeffsipps app(récji4>.les et spn^t moins aisément eiiùx^a^ par l'c^. Le;? g^aJA^ ® l^ oxydé, e1;e,., restent avec Tor ^ Ip b^iut de la toile. Ajtfès chaque laoée^ on fait passer dans une capsule les sables lourds qui ppt été retepus.
Lorsque le lavage est terminé , on remet sur la toilo les sables recueillis dans la capsule, et on procède à un second lavage; on cherche à enrichir la matière en faisant entraîner par l'ean une partie des grains de fer oxydé, de fer oxydulé, etc. Une fautpas pousser trop loin l'enrichissement, dans la crainte de laisser entraîner par Teau les grains d'or les plus fins. On fait sécher les sables enrichis ; on enlève avec une pince les grains d'or visibles, et on les conserve. Tout le reste est pulvérisé et fondu avec du borax et de la litharge, comme nous l'avons indiqué pour les matières fines.
Le culot de plomb obtenu contient l'or des sables fins, ou du moins la portion de l'or qui n'a pas été enlevée à la pince après le lavage. Les grains d'or séparés à la pince doivent être réunis au culot de plomb pour la coupellation.
Gros sables. ^— Les grains des gros sables sont trop inégaux pour qu'on puisse les laver facilement. On les étale sur une feuille de papier verni ; on examine avec attention toutes les parties, afin d'enlever les grains d'or visibles.
Ce triage est très-long, car les gros sables constituent généralement la portion la plus grande des alluvions. Lorsqu'il est terminé, on pulvérise la matière, et on sépare par débourbage les parties fines et les sables fins. On lave séparément ces deux pai*ties sur la toile ; on réunit les matières les plus lourdes qui ont été arrêtées en haut de la toile ; on les fond avec du borax et de la litharge, en ajoutant à la fin de la fusion 60 grammes de litbarge mélangée avec 2 grammes de charbon.
Dans la coupellation du culot de plomb obtenu , on doit passer les grains d'or qui ont été séparés par le triage, afin d'obtenir réunie en un seul bouton la totalité de l'or contenu dans les gros sables.
Galets, — On concasse les galets et on les examine attentivement : lorsqu'on ne voit pas de paillettes d'or, ou peut admettre que les galets ne sont pas aurifères ; dans le cas contraire, on les pulvérise, et on les traite comme nous venons de l'indiquer pour les gros sables.
On coupelle séparément les quatre culots de plomb ; les poids des boutons, corrigés de l'argent contenu dans la litharge, donnent la teneur en or des diverses parties des alluvions, matières fines, sables fins, gros sables, galets. La somme des poids des boutons permet de calculer la teneur des alluvions.
Il faut ensuite analyser les boutons et déterminer les proportions d'argent et d'or qu'ils contiennent.
Les opérations ainsi conduites sont très-longues, mais on ne doit pas chercher à les abréger en pulvérisant de suite les allu« vions et en ne faisant qu'un seul lavage.
n est essentiel d'obtenir, outre la teneur en or, toutes les indications qui peuvent être utiles dans le traitement en grand . Il importe surtout de constater à quel degré de finesse l'or se trouve réparti, à quelles pertes on s'expose en entraînant les matjëres fines par un courant d'eau trop rapide, ou on négligeant la pulvérisation des galets et des gros sables.
GOUPEIXATIOV.
Les culots de plomb qui sont produits dans les opérations dont nous venons de parler ont presque toujours un poids considérable ; ils contiennent quelquefois des proportions notables de cuivre, d'antimoine, etc.
Ils renferment en même temps l'or et l'argent des minerais, et Targent de la litharge employée. On ne doit chercher à évaluer avec exactitude que l'or contenu.
On passe les culots à la coupelle ; on pèse les boutons d'argent et d'or ; on les attaque par l'acide azotique ou par l'eau régale ; on pèse l'or indissous par l'acide azotique, ou bien le chlorure d'argent : nous n'avons que peu de détails à présenter sur ces diverses opérations.
CoupELLATiOK. — On conduit la coupellation comme nous l'avons indiqué dans le chapitre précédent pour le plomb argentifère ; il faut seulement faire passer l'éclair à une température plus élevée, surtout lorsqu'on essaye un minerai riche en or et pauvre en argent.
La coupellation n'offre pas de difficultés lorsque le culot do plomb est à peu près pur ; il n'en est pas de même quand le oulot renferme de l'antimoine ou du cuivre : l'antimoine fait fendre la coupelle : le cuivre reste quelquefois en quantité appréciable dans le bouton d'or et d'argent.
On ne reconnaît pas facilement la présence du cuivre dans un culot de plomb; mais on n'a pas à s'en préoccuper; si le bouton
9Ç% MÉTAUX PROPhEMENT DITS.
dottté pàt la coApellation renfenne dn enivre, il n'a pas la forme régulièrement arrotidie des boutons d'or et d' aident ; on le repasse dans nùe nouvelle coiipelle avec quelques grammes dé plomb pânvre.
La présence de 1* antimoine dans le plomb offre un idconré^ nietli plus graye, cat l'ëAsdi est soUTent manqué lorsque la coupelle se fend pëtidatit l'opérution. Toutes les fois que la sonorité db ôtilot de plotnb faii supposer qu'il contient une proportion notable d'antimoine, il faut ajouter du plomb paurre en quantité telle, t(ue l'acide antimonique puisse être entraîné par la lithargei dans la coupelle, sans que cëlle-ci se fende^
On ne doit pas craindre d'ajouter du plomb à un culot d'un poids déjà très-fort, ou de repasser à la coupelle un bouton cuivreux ; les pertes d'or sont très-faibles pendant la coupellatidn ; Yùt né s& volatilise pas et n'est pas éntratné sensiblement par les tapeurs de plomb, il ne pénètre pas à l'état métallique dans les pores àë là coupelle . La seule cause de perte est l'oxydation de l'or en présence des oxydes de cuivre et de plomb et de l'acide antitnoni(}tie t cette cause de perte a peu d'imporiadCe ; on petit presque toujours la considérer oemme Éiégligeable dans les essais des minerais.
avàlvsê tfv MùutoK ii'ôâ tt ÈTAtmiun.
On doit traiter le boutoU donné par la coupellation de manières très-différentes, suivant la richesse et la nature dès minerais soumis à l'essai. Considérons quelques cas particuliers.
Galène faiblement aurifère. — Dans ï'ëSsai pour argent d'une galène contenant uïi peu d*or, où obtient un bouton d'argent atirifère pesant quelques tnilligramînes ; on cherche seiilement à constater la présenôë de l'or dans le bouton. On traite le bouton par l'acide azotique pur, étendu de quatre fois environ son volume d'eau, en faisant chauffer à 60 ou à 60 degrés. On opère dans uii tube de verre de 0°',01 de diamètre, fermé par un boilt. L'argent eit promptement dissous ; l'or resté insoluble soue forme de paillettes brunes très-lourdes ;
On peut constater ainsi la présente d'une quantité d'or extré- Inement faible, de moins de 0*',0001 ; mais il est bien difficile à*esHmer]B poids de Fol* qui reste indissous à 0*', 001 près. L'esti-
matidn n6 peut pas servir à détotminer la teneur du minerai ) elle permet seulement dé calculer quel poids de minerai il faudra prendre ponlr obtenir, dans Y essai pour or y un bouton conte* nant quelques centigrammes de ce métal*
Sulfure (f antimoine riche. — Dans l'essai d'un sulfure d'antimoine ^ ôdntenant une proportion d'or un peu notable, et en même tempe riche en argent, on obtient un bouton j^esant plusieurs ôentigratnmes, dans lequel l'argent est ordinairement en proportion dominante! On lamine le bouton, afin de le réduire en rtiban très-mince i on l'introduit dans un tube de verre, de 0",018 environ de diamètre, fente pai- un bout*
On fait agir sur le ruban, à une température de 75 à 80 degrés, d'abord de l'acide asotique un peil étendu, ensuite de l'acide azotique concentré.
L'argent se'dissout. For reste insoluble sous forme de petites paillettes brunes. On lave l'or par décantations, en ayant l'attention de laisser l'or se déposer entièrement avant chaque décantation. Lorsque le lavage est terminé» on fait passer l'or dans uhe capsule ) on le fait sécher à 120 ou & 130 degrés, et on le pèse sur une balance trébuchant du dix-milligramme»
Le lavage, la dessiccation et la pesée de l'or présentent de grandes diffioultés en raison de l'état de division du métal : on est exposé à en perdre une petite quantité dans les décantations, et principalement lorsqu'on fait passer l'or du tube dans la capsule, et de la capsule sur le plateau de la balance*
Pyriteâ de ferpauvree en or. --^ Lorsqu'on essaye pour or une pyrite de fer d'une très-faible teneur, on obtient, même en opérant sur un poids très-^fort^ un bouton très-petit, pesant par exemple dé 8 à 3 milligrammes ; il contient toujours un peu d'argent, provenant soit du minerai lui-même, soit de la litharge employée 4 Le poids dii bouton ne donne pas directement la teneur en or du minerai^ il faut évaluer l'argent contenu.
Oii aplatit le bouton^ et on le fait chaulfer dans l'acide azo^ tique concentré : l'or indissous retient peut-être un peu d'argent; mais du est obligé de négliger cette petite portion de l'argent :
1 Nous rappelons ici que pour un pareil minerai on doit toujours faire deux essais : l'un pour argent, par le procédé mixte, Taulre pour or. Dans le premier^ l'or est perdu : on ne pëse que l'argent ; dans le second^ on obtient dans un bouton la totalité de l'or el leilenent la majeure partie de l'argent.
on cherche seulement à évaluer le métal qui est en dissolution dans l'acide azotique. On ne peut obtenir une évaluation approximative qu'en se servant d'une liqueur titrée de chlorure de sodium très-étendue d'eau.
On prépare une dissolution de chlorure alcalin étendue à un point tel que 1 centimètre cube puisse précipiter 1/2 milligramme d'argent. La liqueur titrée est contenue dans une burette graduée ; on verse la liqueur par petites fractions dans la dissolution azotique, en ayant soin d'agiter chaque fois jusqu'à ce que le chlorure d'argent soit nettement rassemblé ; on cherche à sai* sir le moment où l'addition de la liqueur titrée ne produit plus de trouble dans la dissolution azotique.
On calcule alors, d'après le volume employé, le poids de l'argent qui a été précipité. On peut obtenir, bien que difficilement, une approximation de 1/2 milligramme.
L'or est calculé par différence.
L'erreur commise sur ce métal pouvant s'élever à 1/2 milligramme, tandis que le poids de l'or est souvent de 1 ou 2 milligrammes seulement, on n'obtient pas pour la teneur en or du minerai une approximation suffisante.
Pyrites de fer riches en or. — En opérant sur un poids convenable de minerai, on obtient un bouton d'or peu argentifère, pesant plus de 0«',100. L'argent qu'il contient provient en partie du minerai, et en partie de la litharge ; la proportion de l'argent dépasse rarement quelques centièmes du poids du bouton.
On peut suivre deux procédés pour déterminer la teneur du minerai : chercher à déterminer exactement l'argent pour évaluer l'or par diCTérence; ou bien procéder par inquartation afin de pouvoir peser directement Tor. Le second procédé donne seul un résultat exact.
Dosage On ne doit peser l'argent à l'état de chlorure que dans le cas •rgen . ^^ j^ bouton est notablement argentifère. On passe le bouton an laminoir, on attaque par l'eau régale, on étend de beaucoup d'eau ; on lave le chlorure d'argent par décantations, on pèse le chlorure d'argent avec les précautions indiquées dans le chapitre précédent. On calcule l'argent d'après le poids du chlorure.
Le degré d'exactitude qu'il est permis d'espérer est variable avec le poids du chlorure d'argent. Lorsque ce poids est seulement de 0«',020 à O^'jOSO, on n'obtient qu'une approximation très-
douteuse. Quaud le poids du chlorure est plus fort, on détermine plus exactement l'argent ; cependant l'incertitude est toujours de plusieurs milligrammes, et cette erreur est entièrement reportée sur l'or, qui est évalué par différence.
On obtient une évaluation plus exacte de l'argent en se servant d'une dissolution titrée de chlorure de sodium qu'on fait agir sur une liqueur azotique ; mais, pour procéder ainsi, il faut transformer le chlorure d'argent en azotate, et la transformation ne peut pas se faire sans perte appréciable.
On voit, d'après ces courtes observations, que l'évaluation de l'or par différence ne peut donner que bien rarement la teneur en or du minerai avec une approximation suffisante.
On arrive à peser l'or à l'état métallique par les opérations sui* ^««^
vantes : méUlUqne.
I Après avoir pesé le bouton d'or argentifère, on le passe à la coupelle avec trois fois son poids d'argent fin, et de 2 à 3 grammes de plomb. On lamine le nouveau bouton, on enroule le ruban en cornet, et on le traite par l'acide azotique. On pèse l'or indissous, en prenant les précautions précédemment indiquées.
L'or ainsi obtenu retient presque toujours un peu d'argent, mais la quantité de ce métal est très-faible quand les opérations ont été conduites avec les soins convenables ; elle ne compense même pas les pertes qui ont été faites dans l'essai.
C'est toujours ainsi qu'il faut procéder lorsqu'il est important de déterminer la teneur d'un minerai riche en or et pauvre en argent.
€«apellatioit directe ëie» alllasefl. — On peut passer directement à la coupelle un certain nombre de matières aurifères ; nous considérerons seulement les alliages de cuivre et d'or, de cuivre, d'or et de platine.
Or et cuivre. — On obtient l'or à peu près pur en coupellant l'alliage avec du plomb. L'affinité de l'or pour le cuivre est encore plus grande que celle de l'argent ; il faut employer une proportion de plomb beaucoup plus forte que dans le cas d'un alliage d'argent et de cuivre, pour obtenir l'oxydation presque totale du cuivre, et un bouton d'or assez pur pour que son poids puisse servir à la détermination exacte du titre de l'alliage.
Pour les monnaies qui contiennent 100 millièmes, et pour les
IWJî MÉTAUX PROPREMENT DITS.
bijoux qui l*enfèrment ail pldft 2S0 millièmes de cuiiTè, il faut do 140 à 160 parties de plomb pour 1 partie .de cuivte.
En terminant la coupellation à une température très-élevée, on parvient à ne laisser dans le bouton d'or qu'une proportion ëxtrèmemeht faible de cuiVre, de â à 3 millièmes ; mais on u'arrive pas à un bouton d'or rigoureusement exempt de enivre, alors même qu'on emploie une quantité de plomb beaucoup plus forte que celle indiquée ptéeédemment, ou bien en repassant & la coupelle avec du plomb le bouton obtenu dans une première opération. Les dernières traces de cuivre ne peuvent pas être enlevées à l'or par la coupellation avec du plomb.
On réussit plus facilement à faire passer tout le cuivre dails la coupelle en ajoutant de l'argent à l'alliage d'or et de cuivre. Après avpir fait fondre le plomb dans la coupelle, on ajoute l'alliage proposé, et un poids d'argent fin égal à trois fois la quantité d'or que doit renfermer l'alliage d'après son titre présumé.
Ou emploie seulement de 90 à 100 parties de plotnb pour 1 partie de cuivre. Le bouton obtenu ne contient ordinairement que des traces tout à fait négligeables de cuivre. Le poids du bouton ne peut pas donner la teneur en or de l'alliage proposé ; il y a perte notd)le d'argent pendant k eoupeliation \ le bouton ne contient pas la totalité de l'argent fin qlii a été employé ; il hut peser l'or à l'état métallique.
On lamine le bouton ) on dissout l'argent par l'acide azDti({ue ; on pèse le dornet d'or indissous par l'acide. L'or ainsi obtenu retenant un peu d'argent, on est encore exposé à trouver potir l'alliage une teneur un peu trop élevée.
O, platine et cuivre. — Les alliages d'Or, de platine et de cuivre Ue peuvent pas être coupelles ftvec du plomb seul : si forte que soit la proportion du plomb, le bouton d'or et de platine retient une quantité très-notable de cuivre.
H faut ajouter à l'alliage de 3 à i parties d'argent fin pont 1 |)artie d'dr et de plAtine t en employant 100 partieë de plomb pour 1 partie de cuivre, on parvient à faire passer tout le culTre dans la coupelle, et à obtenir un bouton d'argent, d*or et de platine ne renfermant qu'une quantité de cuivre tout à fait négligeable.
L'analyse du bouton est faite de la manièi'e suivante :
Ou lamine le bouton en un ruban très-mince ; ou lo contourne
en cornet, et on le traite par l'acide azotique ; l'or seul reste insoluble, le platine et l'argent sont dissous par l'acide.
La pesée de l'or peut être faite avec une exactitude suffisante. H serait très-difficild de déterminer directement le platine : il faut doser l'argent contenu dans la 'liqueur acide, et calculer le platine par différence #