‹ Docimasie. Traité d'analyse des substances minérales à l'usage des ingénieurs des mines et des directeurs de mines et d'usinesChapitre 28 sur 38 · BROME · texte numérisé non relu

BROME

fermant du chlorure de barium et de l'acide sulfureux ; ce dernier acide est transformé en acide sulfurique, qui se précipite à l'état de sulfate de baryte ; on pèse le sulfate de baryte après l'avoir lavé, séché et calciné ; don poids p permet de calculer la proportion de T acide bromique : 8744,52 de sulfate de baryte répondent à 999,62 de brome à l'état d'acide bromique, ou à ;1499,62 de cet acide.

La proportion de brome contenue à l'état d'acide bromique dans la dissolution proposée est donc 0,114 jp, et celle de l'acido bromique lui-même, 0,471 p.

En comparant les résultat;) des Aenx expériences, on conclut que la' dissolution doit eontenir A — 0,114 /> de brome à l'état de brotnure ;

(IHAPITKE Xlli

lODR. Io=i&85,092.

L*iode présente beaucoup d'analogie avec le chlore et avec le brome, pour l'misemble de ses affinités, et pour les caractères de ses composés : il en diffère cependant un peu sous le rapport de Téner^e de ses affinités ; il se combine plus facilement avec Toxygène ; ses composés oxygénés sont plus stables que ceux du chlore et du brome : il se combine au contraire plus diffidlement avec l'hydrogène et avec la plupart des métalloïdes et des métaux ; tous les iodures sont décomposés avec facilité par le chlore et par le brome.

L'iodure d'azote est aussi instable que le chlorure et le bromure ; comme eux il détone avec violence par la chaleur et par le choc.

L'iode forme avec l'amidon un composé remarquable, dont la couleur varie depuis le rose un peu violacé jusqu'au bleu très^ foncée suivant les proportions d'iode et d'amidon mises en présence. L'iodure d'amidon chauffé progressivement perd peu à peu sa couleur bleue ; il la reprend en partie par le refroidissement, mais seulement dans le cas où l'action de la chaleur n'a pas été trop prolongée. On admet que la couleur bleue disparaît par suite de la mise en liberté, et de la volatilisation de l'iode ; aussi la couleur ne reparatt-elle pas dans tous les cas par refroidissement; elle reparaît quand une partie de l'iode peut revenir en contact avec l'amidon et se combiner de nouveau avec lui ; l'amidon ne redevient pas bleu quand on a chauffé assez fort et assez longtemps pour chasser les vapeurs d'iode du vaae dans lequel <Mi opère.

L'iodure d'amidon est insoluble dans l'eau, îneltéFalile par la plupart des acides étendus, au moins à froid : par exemple par l'acide azotique, par Tacide sulfureux^ par l'aoide chlorhydriqae ; il n'est pas décoloré par l'hydrogène sulfuré; il est, au contraire.

très-rapidement décomposé par le chlore et par le brome, qui enlèvent riode à l'amidon.

Chabmietm. — Les combinaisons de Tiode présentent au chalumeau à peu près le même caraotère que celles du chlore et du brome ; elles donnent une coloration verte très-belle à la flamme quand on chauffe au bout du fil de platine une perle, faite d'avance avec le sel de phosphore et l'oxyde de cuivre, pulvérisée et mélangée avec la matière contenant l'iode. La teinte verte diffère notablement' de la couleur bleue, plus ou moins verdàtre, que donMMit les chlorures et les bromures ; mais la différence est difficile k saisir quand l'iode est en quantité très-petite .

L'iode existe dans la nature à l'état d'iodures, dans les eaux de la mer, dans un certain nombre de sources minérales, dans plusieurs jdantes marines et terresties ; on le trouve aussi à l'état d'iodure d'argent, minerai exploité dans quelques localités.

ladmpea ■létellMiaea.

L'iode se combine avec l'hydrogène dans deux proportions ; il forme Taeide iodhydrique et le biiodure d'hydrogène, loH, Io*H. La première comlbinaison est un acide assee énergique, analogue à l'acide ddorhydrique ; la seconde est assez instable, et ne se rencontre jamaia dans l«a opérations analytiques ; nous nous ocouperons seulement de l'hydracide.

L'acide iodhydrique forme avec l'eau un hydrate, liquide incolore bouillant à 128 degrés, et de densité 1 .70 : l'hydrate ne fume pas à l'air ;il peut absorber un volume considérable d'acide gazeux, et répand ensuite, à l'air humide, des fumées abondantes. L'acide fumant, longtemps exposé à l'air dans un flacon ouvert, laisse se dégager peu à peu tout l'acide gazeux tenu en dissolution ; l'hydrate lui-même est ensuite lentement décomposé par l'oxygène de l'air, il se produit du biiodure d'hydrogène, qui colore la liqueur en rouge; la décomposition de l'hydracide hydraté est complète au bout d'un temps très-long, et tout l'iode se dépose.

L'acide eulfurique eoncentré déoompose l'acide iodhydrique, et met l'iode en liberté, la décomposition est complète si Facide sulfuriquc est en excès ; elle est très-rapide à la température de l'é-

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buUitien. L'acide azotique agit aveo bien plus de facilité que Tacide sulfurique ; il détermine la décomposition complète de l'acide jodhydrique, même quand Texpérience est faite h froid, dans une dissolution très-étendue, et en n'employant qu'une trè&*petite quantité d'acide azotique.

Tous les acides oxydants, plusieurs peroxydes oup^rchlorures, déterminent égfdement la décomposition de l'hydracide, en brûlant son hydrogène et mettant l'iode en libertéi

Le chlore et le bropae enlèvent rapidement l'hydrogène à l'iode, en produisant de l'acide chlorhydrique et de l'acide bromhydiique^ de l'iode libre ou du chlorure d'iode, ou du bromure d'iode; leur action est encore plus énergique que celle de l'acide azotique.

loDUREs MÉTALLIQUES. — La plupart des iodurea métalliques sont indécomposables par la chaleur, quand on les c^cine à Tabri du contact de l'air ; plusieurs se volatilisent en totalité 6u en partie à une température un peu élevée. Au contact de l'air, presque tous les iodures sont décomposas par la chaleur; le» iodures alcalins, ceux de plomb et de bismuth sont à peu près les seuls qui résistent bien à l'action de l'oxygène atmosphérique, à une température élevée*

Les iodures alcalins et un petit nombre d'jodures métalliques sont solubles /lans l'eau, leurs dissolutions ne peuvent êtpe évaporées à sec sans perte notable ; une portion appréci^ible dçs iodures est entraînée par les-vapeure d'eau : de plus, presque tous les iodures, à l'exception do ceux de potassium et de sodieiin, sont partiellement décomposés par la dessiccation.

Iodures insolubles ou peu solubles. — Les iodures d'argent, de mercure, de plomb, les protoiodures de cuivre et de palladium, sont tout à fait insolubles ou très-peu solubles dans l'eau.

L'iodure d'argent est d'un blanc jaimâtre ; il est aussi nettement insoiuble dans l'eau que le chlorure et le bromi^e; il n'est pas sensiblement soluble dans l'acide azotique étendu, ei n'est pas décomposé par cet acide ; il est, au contraire, partiellement et lentement décomposé par l'acide aiiotique concentré; il est à peine soluble dans l'ammoniaque, et il devient blanc au contact de ce réactif; il se dissout facilement dans les iodures et dans les hyposulfites alcalins. L'iodure d'argent est décomposé rapideipent j>ar le chlore et par le brome, par voie humide comme par voie

^^çh^ ; il n'est pas sensiblement i^ttaqué par lesi «cidos ohlorhydriqua et brombjçdrique étqpdus d'eau. .U s'altère §u peu de temps h la Iwûère Qt d^viont d'abord gris ^i ensiUte presque noir : Fiodure altéré pa^ Ifi Ij^i^e p'^st pas* entièrement aoluble dans les hyposulfites} on Iw rend sa cgul^ur et sa solubilité en le traitant psur de l'eau r^ale iodhydrique très-étendu^ <mi paf une dissolution d'iode. , w ' '

Le protoiodure d^ qiereure est d'un beau vert, à. pou près inr soluble dans l'eau ; il est décomposé par les iodures alcalins et pa{ l!^cide iodbydrique, qui déterminent 3a transformation immédiate en iodnr§ 'mkuge, avco séparation d'iin^ partie du mercure \ il est déconxpos^ tr)is-fadl#mei|t par Taoide azotique un peu étendu. Le second iodure de ndercuve est rouge, peu soluble dans l'eau , mais assez yoluble dans lesr dissolutions da chlorures et d'iodures alcalins, dans les acides chlorhydrique et iodhydrique.

L'iodure da plomb ost jaune, peu poluble dans Teau, mais facilement solubla ^a^s plusieurs dissolutions salines, notamment dans les iodures alcalii^s ; il se dissput dans racide.asotique trèsétendu ; l'acide azotique concentré le décompose complètement.

Le protoiodure A^ cuivre est bl^i^o, à peu près însolublO' dans Teiiu, n^ais soluble dans lea dissolution^ d'iodures altaKiis ; il est décofapo^é par Taçide azotique ^tendu à l'i^ide de Ift ohaleur*

Le protoiodure de palladium est d'nn rouya loncé, presque nqir ; il est ipâplublp daqs.reau, et même dan3 l'acide azotiqua trèsétendu; il l'est. aussi dans les dissolutions d(| chloru])es alcalins, et c'est là une difTérence essentielle entre le protoiodure et la protobromigre dd palladium ; ce dernier, d'ailleurs moins insoluble que l'iodure ^on^ l'acide azotique étendu, se dissout facilement dans. les dissûlutioiis fie chlorures de potassium et de sodium.

Le protQiodui;e dQ platine est presque noir, peu soluble dans l'eau, mais soluble dcHis l'acide azotique étendu, ainsi que dans plusieurs dissolutions alcaUnes.

Tous CCS iodures sont décomposés rapidement, même à froid, par le chlore et par le brome.

Les iodures insolubles sont décomposés par les carbonates alcalins au moypn d'une fusion un peu prolongée : l'iode passe à l'état d'iodure alcalin.

Iodures solubles. — ^ics iodures alcalins, et généralement tous les iodures solubles, sont décomposés : par l'acide aeotique très-

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étendu, qui met m, liberté la totalité de Tiode ; par Tacide 8«lfa^ rique un peu eoncentré, et à Taîde de la dialeur il se dégage de Fadde ndfureux ^ des vapaiirs d'iode; pw le dilore et -par le brome, qui produisent des ehlonires et des broumres, de Fiode, du cUorore ou du bromure d'iode. Presque tous lee corps, acides, neutres eu J>asiqQe8, qui cèdent faeilem^at de l'oxygène dans les réactiooa de la yde bumide, décomposent les iodures, au moins en partie, et mettent de l'iode -ea liberté.

CAïuGTtaGs niSTiKGTiFS. — H est très-fàcile de constater la piésenoe de l'iode dans une dissolution qiri ren&irme une quantité on peu apprécieble d'iodure : «n la traitant pw Tacide suiforique concentré ou par l'acide azotique, et en faisant chauler, on voit l'iode apparaître sous forme de vapeurs violettes, trës4ourdes et trèsf4asttea à seconnaltre.

Le précipité jaunâtre, msoluble dans l'acide azotique trëaétendu.etdansranunoniaquo, produit par l'axotate d'argent dans les dissolotioM neutres^ est encore im caractère certain de la présence des iodures» .

Les sels de protoxydes de palladium et da platine donnent également des indications assez nettes de la présence de l'iode , en produisant dans les dissolutions neutres des précipités d'un rouge très4QDpé. L'asotate.de palladium doit éto« prélôré au sel de platine, d'abord parce que l'iodure de palladium est plus nettement insoluble^ ensuite parce qu'avec le sel de palladium on obtient un précipité dans des liqueurs acidulées par Tadde asotique, et dans les dissolutions qui contiennent des cUoruies alcalins.

Ces diverses réactions ne sont pas asses sensibles pcmr permettre de reconnattre de tr^s-petites quantités^ et encore moins de simples traces d'iode, dans les eaux de la mer, dans les eaux minérales, etc.; ce sont là .cependant les matières dans lesquelles on a le plus souvent h constater la présence de l'iode. La coloration bleue que l'iode libre doime à l'amidoa fournit tak caractère d'une sensibilité beaucoup plus grande, suffisante dans presque tous lescas qui peuvent se présenter. On doit opérer un peu différemment, pour mettre cette coloration en évidence, suivant la quantité d'iode que l'on suppose exister dans la dissolution.

Quand l'iode est en proportion appréciable, il suffit ordinairement d'ajouter à la liqueur proposée un peu d'amidon, chauffé

dftns VeuxL jusqu'à te qu'il ait pris la consistance de Tenipois, et èe rerser peu à peu de l'acide azotique étbodu et froîd, jusqu'au moment où la liqueur deirient acide.] Si la liqueur coiltTent des iodufes, l'iode, mis en liberté par l'acide aiotî^ue, se combine avec l'amidfon, et le colore en rose tiolacé ou en bleu, suivant sa proportion : cette coloration disparaît quand on chauffe doucement, elle reparaît par refroidissement : elle disparaît d'une manière permanente quand on chauffe un peu f6rt et un peu 'longtemps. Ces caractères suffisent pour mettre hors de doute la présence de Tiode ; quand ils ne se produisent pas, on doit conclure tjue la liqueur ne renferme pas d'iode, ou qu'elle en contient une trace trop faible pour être mise en évidence par le mode d'opération adopté. Il faut alors traiter la liqueur d'une autre manière.

On ajoute un peu de carbonate de soude parfaitement pur à un volume un peu grand de la liqueur proposée, on 'évapore progressivement jusqu^à sec, en ajoutant un 'peu d'amidon au liquide avant la fin de l'évaporation. Le résidu desséché est Un mélange intime de l'amidon et des divers sels contenus en dissolution: on humecte ce mélange avec un peu d'acide azotique étendn, en renouvelant l'acide jusqu*à ce qu'il ne se produise ^plus d'effervescence, signe à peu près certain que l'acide est en excès : la eoloration blaae de l'amidbn est alors très-vîsible, même quand k KqtfetÈP pressée ne renferme qu'une proportion extrêmement faible diodnre.

Lorsqu'on ne peut disposer que d'un volume assez petit de la Ii> queur, il faut encore opérer de là même manière, mais n'employer qu'un seul petit morceau d'amidon, et c'est ce morceau, imprégné, et pour ainsi dire saturé pendant l'évaporation, de tous les sels en dissolution, qu'il faut mouiller avec l'acide azotiquef étendu.

Enfin, quand il s'agit de reconna!ti*e des traces d'iode, dans l'eau de mer, paf exemple, il faut ajouter à la liqueur une certaine quantité de perchlerure de fer, et distiller' un quart ou un tiers du liquide, en condensant' les' vapeurs dans un vase convenablement refroidi; Viode se trouve en totalité dans le liquide condensé, et oommé il n'est plus mélangé avec une quantité, relativement énorme, de sels divers, il est bien plus facile de produire la coloration bleue avec F amidon.

Lorsque èes divers procédés ne font paraître sut Famidon aucune couleur bleue appréciable, on peut être certain que h dis-

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ciolutioa proposée w coatient pas 1^ plus légëiro ti?ac(| d'iota»

Au lieu d'employer rAGidq azotique étendu i^ur d^qmppAgr Iq» iodures, o|^ peut se servir dfi chlore jli&i«o^« dans Teau, mais al^rs il faut avoir soiu de ne p^s nf^ittre im exc^s 4f ce réactif, pf^iee qu'il se produirait du oblorure d'iode, Tiodur^ d'ai|û4o]| iii^ «e formerait j)as. Il arrive assez fréquemment que les dissolution»^ dans lesquelles on cherche l'iode, contiennopt divers sels qui absorbent une partie du chlore ; il çst alp;*i| aase?^ difficile de savoir au j]]4t0 quand on a employé ui^e propo|i;ion suf&santq ^ réactif, et on doit toujours craindre qu'un r^i^ltat négatif n^ soit atfribuaUe à un excès de phlore. Soi^s ce rapport, l'acide azotique doit ètre.pr&r féré, bien qu'il agisse avec moin^ (l' énergie pour 4écompo%Br les iodurçs, parce qu'un faible ^çès de cet acidq éten4n n'empêcha pas }a coloration de l'amidon. ^ .

La présence des bromur^^ empêche rarefquent 4^ ^^V^ \a recb^rche qualitative de l'iode par l'amidon et l'acide azotique ; la coloration bleue se produit toujours^, parce que les bromures ne laissent pas se séparer de brome par l'action de l'acide étendu ; il n'en serait pan de même si on employait le ohlorc : les bsomures seraient décomposés en même temps que les ioduj*es, et il pour* rait se former du bromure d'iode, auque} cas on n'obtiendrait pas d'iodure d'amidon, à moins que l'iod&n^ fût pn ç&cè|( rdativement au brome ; alors encore le caractère serait bien moins sensiUe.

Si la matière minérale, dans laquelle on doit faire la reebercl^ de l'iode, est insoluble dans l'eau, il faut la faire fondre a^ec Sou 4. parties de carbonate dessoude, et reprendre par l'eau, l'iode se trouve h peu près ou totalité daus la liqueur, avec d'autres sels alcalins ; on applique à cette dissolution les procédés qvie neus avons exposés plus haut* La présente du carbonate de soude en excès oblige cependant à prendre quelques précautions spéciales: on doit décomposer la plus grande partie de ce carbonate par l'acide chlorbydfique très-étendH, et chasser l'acide carbquique en chauffant douoement; c'est ensuite dans cette Uquenir légèrement alcaline qu'où doit chercher à produire la colosation bleue de l'amidon, en aoi4i&ent peu à peu par l'acide azotique.

On peut se dispenser de la fusion avec les cm*bonates alealins en utilisant la décomposition rapide de tous les iodures par; le chlore. La substance proposée, parfaitement porphyris^e, est mise en contact avec de l'eau de chlore ; la fiole contenant œs corps

diVQiA est chauffée à iOO degrés pendant un temps suffisant pour que tout l'iode, mis en liberté par le chlore, soit volatilisé ; les vapeurs sont recueillies, dans une dissolution légèrement alcaline : le chlore et l'iode sont al>sorbés par Talcali, produisent du cbloiure et de Tiodure, mais, en outre, des sels oxygénés, hypo* ehlorite et- iodate^.

On mlBt Tanûdon dans cette dissolution, et on ajoute progressivement de l'acide sulfureux dissous dans l'eau ; cet acide, en décomposant Vacide iodique, permet à l'iode de s'unir avec l'amidon; la coloration bleue que prend la matière organique est encore ici le caractère distinctif de la présence de Fiode dans la substance minérale proposée. Il est à remarquer que Fh)'poclilorite n'empêche pas la formation de l'iodure d'anridon, parce que, sous l'inlluence de l'acide sulfureux en excès, tout le chlore de l'acfde oxygéné passe h l'état de ehlomre.

IHMAftB DB L'ICDB.

On peut doser l'iode àl'éta^ d'iodure d'argent et à l'état d'iodure de. palladium.

Dosage de F iode à tétat diçdure^d argent * — Considérons d'abord le dosage à l'état d'iodure d'argent, et supposons que l'iode soit contenu dans une dissolution neutre, ou un peu alcaline, ne rf^pfermant pas de f^hlore ni de bronie.

On verse dans la liqueur une dissolution d'asotate d'argent \ tant que ce réactif produit un précipité; on chauffe jusqu'à ce que l'iodura d'argent soit bien rassemblé, et on le lave par décantation, d'abord avec de l'eau chaude, ensuite avec de l'eau froide, acidulée par l'acide azotique. Les lavages à l'eau chaude enlèvent les sels alcalins dont le précipité est imprégné ; l'eau acidulée dissout l'oxyde ou le carbonate d'argent, qui sont mélangés avec l'iodjfire quand la dissolution proposée est alcaline.

L'iodure d'apgeAt bien lavé est reçu sur un filtre pesé d'avance, séch^ à 100 degrés, et pesé avec le filtre; en retranchant le poids du filtre, on a celui de l'iodure d'firgent. Pour se mettre. à l'abri des causes d'erreijr, qui proviennent de l'hygrométricité du papier et de riodiM*e, il faut opérer absolument comme nous l'avons indiqué

* On ne peut pas acidifier la liqueur avant do verser Tazolate d'arpent, parce que l'acide azotique décompose tes iodures solubles.

476 Métalloïdes.

à Farticle du dosage du ehlore, pour la desuccatioa parfaite du eUorure d'argent.

L'iodure métallique s'altère lentemeal; k la lumière diSnae ; tant que le diangement de couleur est peu prononcé et ne s'observe qu'à la surfiace du précifMté reçu sur le filtre, iln y a pas lieu de tenir compte de cette altération, elle sa ^eut avoir aucune kifluenoe Sur la pesée; si, au contcaire, l'iodure d'«rgeiit a été exposé pendant quelque tempe à la lumière salaire, et s'il a prie une teiate presque noire, la décompositeon est assez avaacéè; il faut, pour obtenir un dosage exact, traiter l'iodure par une dissolution d'iode, et ne le recevoir sur le filtre que lorsqu'il a repris sa couleur normale.

100 d'iodure d'angent répondent à S4,03 d'knle et & S4,45 d'acide iodhydrique. * •

Dans la plupart des cas on ne peut pas être certain que Ia dissolution renfermant les iodures ne contient pas en même temps de petites quantités de breonreaou de chlonicea ; on ne doit donc considérer le poids de l'iodure d'argent comme exact qu'après aTcir f ait *une vérification. On humecte l'iodure avec une dissolution d'iode, afin de lui rendre sa composition et sa couleur normales, toujours un peu altérées à la lumière diffuse, an chasse l'excès d'iode par une douce chaleur, et on met l'iodure dans l'ammoniaque un peu concentrée ; le chlorure et le bromure se dissolvent seuls dans ce réactif, l'iodure reste à peu près complètement insoluble.

On s'assure que l'ammoniaque a dissous des composés de l'argent, en acidifiant progressivement la liqueur par l'acide asotique étendu. S'il se forme un précipité appréciable, on est certain que l'iodure d'argent était accompagné de bromure ou de chlorure ; il faut procéder à la détermination des trois métalloïdes par les méthodes que nous ferons connaître. S'il ne se forme qu'un précipité extrêmement léger, on ne peut pas en conclure la présence de très-petites quantités de chlorure et de bromure d'argent, Tiodure n'étant pas rigoureusement insoluble dans l'ammoniaque ; mais du moins on est assuré que le poids du précipité donné par l'azotate d'argent peut être employé pour calculer la proportion de l'iode : le brome et le chlore, s'ils existent dans la dissolution proposée, sont en quantité absolue trop faible pour influer sur l'exactitude du dosage de l'iode.

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