BORE. SU
cher du poids des oxy^ç? ^ qiîa;\tité d'çxygèue qui répond au chlore.
Première expérience, — On met la substance proposée en suspension dans une dissolution concentrée de carbonate de soudr, contenant un poids déterminé de ce carbonate ; on évapore à sec j et on chauffe le résidu un peu au-dessus du rouge sombre ; on pèse après refroidissement, et on fait le dosage de l'acide carbonique dans la matière calcinée. Les résultats obtenus permettent de calculer la proportion des chlorures et des borates anhydres, contenus dansla substance proposée; l'eau volatilisée est évaluée par flîfférence. La présence des chlorures introduit une cause d'erreur dans cette détermination : les chlorures alcalins sont facilement entraînés par la vapeur d'eau pendant Tévaporation, et surtout pendant la calcînation, même quand on ne dépasse pas le rouge sombre. On n'est pas du tout certain de les retenir par un excès de carbonate de soude. Cette cause d'erreur a peu dMnfluençe sur l'évaluation de l'eau, mais la perte de chlorure, si faible qu'elle soit, s' ajoutant aux erreurs commises dans les autres expériences, contribue à rendre moins exacte encore la détermination de Tacidé borique.
Detixième expérience. — Le dosage du chlore ne présente aucune difficulté particulière ; en opérant dans une liqueur très-étendue, légèrement acidulée par l'acide azotique, l'azotate d'argent ne précipite que le chlore ; l'acide borique reste en entier dissous. Le chlorure d^argent doit être lavé , séché et pesé avec les précautions ordinaires.
Troisièfne expérience. «- Pour 4o8er les oxydes, on commence par expulser l'acide borique et Tâcide chlorhydrique, en tri^itant la substance proposée par f acide ftûorhydrique et l'acide sulfil*rique.
On soumet ensuite les sulfates auK opérations néoessaires pour la séparation et pour le dosage dos bases.
On voit, d'après cela, cpie la présence des chlorures ne change pa» notaUemont la marche qu'il convient de suivre pour l'analyse des borates anhydres et hydratés ; on a seulement pour la détermination de l'acide boriquf. par différence une cause d'erreur de plus, la perte par Vola^lisation des chlorures dans la ppemièpe expérience. Cette cause d'erreuï n'existe pas quand les sets pwH posés sont anhydres.
312 MÉTALWIDES.
§ S. — Ftaomre de iMPe. 6P^.
Le fluorure de bore est gazeux et incolore ; il a pour l'eau une très-grande affinité, et forme avec elle un composé liipiide, Tacide fluoborique, auquel on attribue la composition SF/H+BO* ; c'est lui qui est produit quand le fluorure de bore est mis en contact avec une petite quantité d'eau, et qui apparaît sous forme de fumées blanches quand le fluorure de bore se mélange avec l'air humide. En présence de l'eau en excès, ce composé laisse déposer un peu d'acide borique, et il produit une combinaison nouvelle, du fluorhydrate de florure de bore, que l'on appelle ordinairement l'acide hydrofluoborique, et dont on représente la composition par la formule F/H-hSBF/*.
Cet acide est indéfiniment soluble dans l'eau ; sa dissolution n'attaque ni le verre, ni la porcelaine; elle se décompose quand on cherche à la concentrer, même à une température très-modérée, en laissant dégager de l'acide fluorhydrique ; il se refonne de l'acide fluoborique (3F/H-hB0'), qui se volatilise à une température un peu supérieure à 100 degrés.
L'acide sulfuriquc concentré décompose assez facilement Tacide hydrofluoborique, surtout à l'aide de la chaleur; quand Taôide sulfurique est employé en grand excès, et quand on chauffe au-dessus de 100 degrés, on obtient principalement de l'acide fluorhydrique et du fluorure de bore ; il ne se forme que très-peu d'acide fluoborique.
Combinaisons avec les bases. — L*acide hydrofluoborique se combine directement avec la plupart des oxydes, et forme des composés qui peuvent être considérés comme des fluorures doubles, se rapportant à la formule RF/4-3BF/'.
Le fluorure double de bore et de potassium est blanc, trèsvolumineux et gélatineux, bien moins transparent que le composé analogue formé par l'acide hydrofluosilicique ; il est à peu près insoluble dans l'eau froide, il se dissout en petite quantité dans l'eau bouillante, et s'en sépare par le refroidissement sans cristalliser. La formation de ce composé insoluble ne peut pas être utilisée dans les analyses pour séparer la potasse ou le bore ; il est trop gélatineux pour être lavé, et quand on cherche, à le recueillir sur un filtre, il passe en partie à travers les pores du papier.
Le fluorure double de bore et de barium est également presque
ioBoluble 'dans Teau froide, et à peine plus soluble dans Teau bouillante ; il est moins gélatineux que le précédent ; on peut le recueillir sur un filtre après Tavoir laissé se rassembler pendant plusieurs heures.
Les autres fluorures doubles sont plus ou moins solubles dans l'eau, aussi Tacide hydrofluoborique ne produit-il aucun précipité dans la plupart des dissobitions salines étendues, à l'exception de celles de potasse et de baryte.
Les fluorures doubles sont tous décomposés par la chaleur, en fluorure de bore qui se volatilise, et en fluorures métalliques qui forment le produit fixe de la calcination ; toutefois, il faut chauffer très-fortement et très-longtemps pour obtenir la décomposition complète.
Les alcalis caustiques et les carbonates alcalins ne paraissent exercer que peu d'action sur les .fluorures doubles, au moins par voie humide. L'acide sulfurique concentré les décon^pose, au contraire, très-facilement à l'aide de la chaleur ; il transforme les fluorures des métaux en sulfates ; il se volatilise de l'acide fluorhydrique, du fluorure de bore, ou même dé l'acide fluoborique.
Les fluorures doublas ne donnent, par eux-mêmes, aucune coloration à la flamme de l'alcool ; mais lorsqu'on les traite comme les borates, c'est-à-dire quand on les décompose préalablement par l'acide sulfurique à froid, avant de la mettre en contact avec Talcool et de faire brûler ce liquide, le fluorure de bore et l'aeide fluoborique, en se volatiUsant, communiquent à la flamme une coloration verte très-sensible ; cette coloration et l'action exercée sur le verre, sous l'influence de l'acide sulfurique, sont les caractères distmctifs des fluorures doubles.
Nous n'indiquerons aucun procédé d'analyse pour les composés divers qui contieiment du bore et du fluor; aucune des méthodes proposées jusqu'à présent ne peut conduire à des résultats convenables, et il vaut ndeux ne pas en parler.
Les formules attribuées au fluorure de bore, à l'adde fluoborique, à Ifacide hydrofluoborique et aux fluonures doubles, n'ont pas été déduites d'analyses exactes faites sur ces composés ; éUes ont été proposées et adoptées comme représentant assez bien les réactions diverses connues jusqu'à présent.