SCÈNE V
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qui parler, l’oiseau envolé et Isa-
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niais la solitude va lui) créer uiie rie moins gaie encore. Il
bien vaste. ^ .
Vraiment, il y a dès gens qui n’ont pas de chance!
Et puis, tout tourne mal, pas un sou entre les doublureé, pas une mie entre les dents, personne à quereller : sa mélancolie augmentant, il se met à sangloter.
Non décidément, si c’est ça la viè-, il vaut mieux s’en aller :
il songe au suicide.
Il avise le réchaud.
— Voilà mon affaire, je vais m’asphyxier.
Avec soin et résolution, Pierrot bouche là fenêtre et la porte à l’aide du tablier et des manches d’Isabelle ; puis'il installe le réchaud près du chevalet, frotte une allumette dé la régie, allume le charbon, feripe les yeux et s’apprête à mourir^ -
Soudain il se réveille. N’a-t-il pas oublié de faire son testament. 11 saisit un morceau de craie, trace shr un tableau nôir!
ses dernières volontés. Puis, il fait ses adieux à la vie, au. mobilier, au public. Enfin se rasseyant devant le réchaud, il. souffle désespérément. • !
— Sapristi, que les charbonniers; sont voleurs !
Toc, toc, on frappe à la porte. Pierrot ne bouge pas.
TOC, tOC.
— C’est assommant ! onne peutméme pas inourir tranquille ., Toc, toc ! Impatienté, Pierrot tenant toujours le soufflet à là:
main, se décide à ouvrir la porte.