‹ Doctrine chretienne en forme de lectures de pietéChapitre 7 sur 87 · VII.' LECTURE · texte numérisé non relu

VII.' LECTURE

Unité de Dieu.

Ego Dominas , et non aller... Non est Deus absque mi.

Je suis le Seigneur, et il n'y en a point d'autre... 11 n'y a point d'autre Dieu que moi. Isaïe 45.

Oi vous faites attention à ce que c'est que Dieu , mon cher Théophile , vous verrez clairement qu'il n'y a qu'un Dieu , et qu'il ne peut y en avoir plusieurs. Dieu est l'Etre suprême , le souverain Seigneur de toutes choses. IN 'est-il pas évident qu'étant souverain , il est nécessairement unique? s'il avoit un égal, il ne seroit plus l'Etre suprême. Toutes les perfections de Dieu prouvent aussi son unité : il ne peut y avoir qu'un seul Etre immense , c'est-à-dire , qui remplisse tout , et hors duquel il n'y ait plus rien. 11 ne peut y avoir qu'un seul Etre infiniment parfait , c'est-à-dire , qui possède toutes les perfections , et hors duquel il n'y ait aucune perfection qui ne vienne de lui. Une si grande majesté ne peut avoir d'égale , parce qu'elle renferme en elle-même toute la plénitude de la grandeur et de la majesté. Celle vérité brille partout dans les Ecritures , où il semble que Dieu nous dit à haute voix : « Connois- » sez que je suis le seul,, et qu'il n'y a point » d'autre Dieu que moi. » Ecoutez, ô Israël , disoit Moïse au peuple hébreu , le Seigneur votre

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Dieu est l'unique Seigneur. «Je suis le Seigneur, » dit Dieu lui-même , et il n'y en a point d'au-

• trej que tous ceux qui sont à l'orient et à i l'occident sachent qu'il n'y a point d'autre ■ Dieu que moi : il n'y eu a ni avec moi, ni

• hors de moi. »/#ue 45. C'est pour rendre cette vérité sensible , que dans l'ancien Testament il n'y avoit qu'un seul temple , où il voulut être adoré , et un seul autel où il lut permis de lui offrir des sacrifices. Il y a sans doute lieu de s'étonner qu'une vérité si claire ait été autre-

m généralement ignorée, et que presque tous les peuples de la terre aient adoré un grand nombre de divinités. Cette erreur si grossière a été l'effet du péché. Lorsque Dieu créai homme , il se manifesta à lui. Dés ce moment , l'hoinmeconnut clairement qu'iln'y avoit qu un Être suprême qui a fait louteschoses , et dequi toutes choses dépendent. Il transmit h sa postérité cette religion simple et pure , qui se conserva pendant quelque temps. Les hommes alors , pourconnoitre l'unité de Dieu , n'avoient besoin que du témoignage de leurs pères. Cette tradition étoit d'ailleurs si conforme à la raison , qu'il sembloil qu'elle ne pût jamais être oubliée ni obscurcie; mais depuis le péché, la raison étoit foible et corrompue. A mesure que l'on ë'éloignoit de l'origine des choses , les hommes brouillèrent les idées qu'ils avoient reçues de leurs ancêtres, et ils ne voulurent plus adorer que ce qu'ils pouvoient voir. De là l'idolâtrie se répandit dans tout l'Univers. L'idée de Dieu tut confondue avec celle de la créature. Ainsi l'on adora toutes les choses où l'on voyoit quelque puissance extraordinaire. Le soleil et les

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astres, qui se faisoieut sentir de si loin , furent les premiers objets de l'adoration publique. Les grands rois, les conquérons , qui pouvoieut tout sur la terre, eurent bientôt après les honneurs divins, lu si grand mal fil des progrès étranges; on en vint jusqu'à adorer des bêtes et des reptiles : tout éfcoit Dieu , excepté Dieu même. Le monde qu'il avoit l'ait peur manifesler sa puissance, sembloit être devenu uu temple d'idoles. On ne s'en tint pas encore là : les vices mêmes et les passions eurent des autels. Enfin , au milieu de tant de ténèbres , l'homme adora jusqu'à l'œuvre de ses mains : il crut pouvoir renfermer l'esprit divin dansune statue; et il oublia si profondément que Dieu l'avoit fait , qu'il crut à son tour pouvoir faire un Dieu. Chaque peuple eut ses dieux particuliers , dont les uns présidoienl au ciel , les autres à la nier et aux fleuves, d'autres aux enfers. Un si prodigieux aveuglement vous étonne , mon cher Théophile : éclairé des lumières de la foi , vous comprenez qu'une puissance infinie suffit seule pour produire toutes choses, et qu'une sagesse infinie suffit seule pour gouverner l'Univers. Vous sentez même que le bel ordre qui y règne atteste un seul créateur , un seul et unique maître , et que cet ordre admirable ne pourroit subsister, s'il y avoit plusieurs dieux. Cependant ce n'étpient pas seulement des peuples grossiers et barbares qui tombèrent dans cet excès de folie et d'aveuglement , cétoient les nations les plus polies et les plus éclairées à tout autre égard, les Égyptiens, les Grecs cl les Romains. Ces peuples surpassoienj tous les autres en talens cl en connoi*sance; mais en

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matière de religion, ils n'étoient pas moins aveugles, On voyoit chez eux de grands orateurs, des poètes célèbres , d'excellens historiens , en un mot , des génies rares en tous genres, et cependant ers peuples étoient dans la plus profonde ignorance sur la nature delà divinité; et ce nue l on auroit peine à Croire , si l'expérience ne reûl prouvé , l'erreur la plus absurde a été non-seulement la plus universelle , mais encore la plus enracinée et la plus incorrigible parmi les hommes. Ils ne seroient jamais sortis des ténèbres de l'idolâtrie, si une lumière surnaturelle ne fût venueau secours de la raison , et si J)ieu n'eut parlé lui-même aux hommes pour leur apprendre ce qu'il est , et comment il veut être honoré.

Hélas ! nous serions nous-mêmes plongés dans cet aveuglement , Seigneur, si vous n'aviez daigné nous éclairer. La raison seule, abandonnée à elle-même, auroit été aussi insuffisante pour nous qu'elle l'a été pour tous les peuples delà terre qui ne nous commissent pas: I usage qu'en ont i'r.il tous les hommes , pendant un si grand nombre de siècles , ne montre que trop clairement celui que nous en aurions fait nous-mêmes. Sa lumière , obscurcie par le péché , nous auroit laissés , connue eux , dans les cireurs les plus grossières , et dans l'ignorance de la vérité , qu'il nous importe le plus de coiini. lire. Mais vous avez daigné parler Vousméme aux hommes, et leur révéler non-seulement les vérités naturelles qu'ils avoient oubliées, mais eue-.,,. |rs mystères incompréhensibles <le v..tre divine essence, et les I •• impénétrables de votre miséricorde infinie.

36 Doctbiive Chr£ti£:v>-e.

Grand Dieu ! de quelle nuit profonde avez-vous tiré l'univers ! et dans quels siècles heureux nous avez-vous fait naître ! Si nos lumières sont plus pures , à qui en sommes-nous redevables ? N 'estce pas à la religion sainte que nous professons : cette lumière divine nous a éclairés dès le berceau. Les premières leçons qu'on nous a données dans notre enfance , nous en ont plus appris que n'en ont jamais su les sages du paganisme. Que d'actions de grâces ne vous devons-nous pas , pour nous avoir préservés de cet aveuglement I Car , quelle folie n'est-ce pas d[adorer plusieurs dieux ! Vous êtes , Seigneur , l'Etre infini , l'Etre par excellence , et nul autre ne peut vous égaler. Vous remplissez toutes choses , et il ne reste plus de place dans tout l'Univers , ni même dans ma pensée. Tout ce qui n'est pas vous , est infiniment moins que vous ; tout ce qui n'est pas vous , n'est que néant. Périssent tous les fantômes de divinités que l'on a osé vous comparer ! Périsse toute idole à laquelle on adresseroit des hommages qui ne sont dus qu'à vous ! Au roi des siècles , immortel et invisible , a l'unique Dieu soit honneur et gloire dans tous les siècles.

Amen.

Pratique.

Remercier Dieu de nous avoir appelés à la connoissance de la vérité.

Symbole. 07

Mil/ LECTURE.

Il y a une révélation. Autorité des Livres saints.

Multifarium muttitque modis olim Deus loqucns palrihds in proplietis : nocissinw... tocutus est not/is in jilio. Ilebr. 1.

Dieu a parlo autrefois à nos pères, en diverses occasion» et en diverses manières, par les prophètes : enlin , il nous a paile à nous-mêmes par s»u fils.

Vous connoissez , mon cher Théophile, les livres sacrés que l'on nomme X ancien et le nouveau Testament. Vous croyez que ce qui y est contenu est la parole de Dieu ; que ceux qui ont écrit ces livres, ont été les envoyés, le^ interprètes de Dieu; que c'est en son nom , par son ordre et par son inspiration qu'ils les ont écrits; mais il vous est utile de réfléchir avec moi sur les motifs qui appuient votre croyance , et qui doivent la rendre ferme et inébranlable. Premièrement , on ne peut douter que ces livres n'aient eu pour auteurs ceux a qui on les attribue , qu'ils n'aient été conservés avec une vénération religieuse , et qu'ils ne soient venus jusqu'à nous par une tradition constante et non interrompue. Le premier de ces saints livres a toujours été attribué à Moïse , législateur des Hébreux , par un peuple entier , dont la religion, les usages civils , la constitution même sont évidemment fondés sur ce livre ;

de sorte qu'on ne pourrait nier que Mou est l'auteur , sans nier l'existence de ce peuple; ce qui est une absurdité manifeste. D'ailleurs, ce livre porte l'empreinte de la plus haute antiquité : il est incontestablement le plus ancien livre du inonde; il renferme les premiers monumens de l'origine des choses. Celte origine v est rapportée avec une simplicité sublime, que les historiens profanes n'ont jamais pu imiter. 11 en est de même des autres livres saci es : les fa i t ^ qui y sont racontés supposent nécessairement ceux qu'on lit dans les livres précédents, et conduisent aux faits qui se trou vent dans les livres suivans : de manière que l'on ne peut changer les dates sans brouiller tout et sans y répandre la confusion. i.°ll n'est pas possible de se refuser à une tradition si bien suivie , ?k une chaîne de témoignages ou tout se tient , où tout est lié. 2.0 On ne peut pas douter que ces livres n'aient été conservés purs et sans aucune altération. Le respect infini que tonte la notion avoit pour ces Ui res , est un sûr garant de leurinti grité : on en gardoit religieusement 1 rigin d dans le temple, tout le peuple les avoit entre les mains; on les lisoit tous les jours; les pères les transmettoîentàleursenfans, comme leur plus précieux héritage ; il n 'aurait pas été possible d \ faire 1" moindre changement sans « Kciter hne réclamation générale : ces saints In res sont donc au-dessus de tout soupçon d'infidélité et d'altération* 5.° Ceux qui les écrits étoîeni les ministres et les envoyés de Dieu; ils ont prouvé leur mission divine par des prodiges éclatans ,el par des prophéties qui ont été accomplies à la lettre. lit d'abord , les

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miracles qu'ils on! faits son! indubitables , H* ont rit'- opérés en présence de toul le peuple , qui y est pris à témoin de ces laits miraculeux. C'est sur ce fondement que l'on établit une loi <! ire et pénible, que l'on ordonné des châtiment rigoureux contre les transgresseurs , que l'on fart ii ce peuple les réprimandes les plus vives et le> plus humiliantes , qu'on lui reproche son infidélité, son ingratitude et ses crimes. Lé peuple est si convaincu de la vérité des miracles , qu'il s'assujettit à cette loi sévère , qu'il se soumet à ces chàtimens , qu'il révère les livres nu se trouvent ces reprochée accablans. En efiel ces miracles sonl d une évidence si palpable , qu'il étoit impossible d'y être trompé : c'est un royaume entier frappé , à diverses reprises , de di\ plaies terribles; c'est la mer ouverte pour donner passage aux Hébreux , et refermée pour submerger Pharaon avec toute son armée; c'est un peuple immense , nourri pendant quarante an* de la manne qui tqmboit du ciel , désalpar des torrens tirés du sein desTochers , couvert par une nuée .contre l'ardeur du jour , et éclairé par une colonne de feu pendant la nuit; c'est le cours du Jourdain suspendu, le soleil arrêté dans sa course pour assurer la victoire; c'est une armée entière de cent quatre» vingt-cinq mille hommes foudroyés dans une nuit sous les remparts de Jérusalem. Tous ces prodiges et mille autres de celte nature, dont

ftlusieurs étoienl attestés par des fêtes solennel-1 Lablies à dessein d'en perpétuer la mémoire, ne pouvoient être ignorés par les pins stupides , ni révoqués en doute par les plus incrédulcs. La preuve qui en résulte des pro-

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phéties , n'a pas moins de force : on voit dans les livres saints une foule d'hommes inspirés , qui ne parlent point en doutant, en hésitant , en conjecturant , mais qui d'un ton aflirmatif , déclarent hautement en puhlic , que tels événemens arriveront certainement dans le temps, dans le lieu et avec toutes les circonstances qu'ils marquent : et quels événemens ? les plus détaillés, les plus iinportans , les plus intércssans pour la nation ; et tout h la fois les plus éloignés de toute vraisemblance dans le temps où ils ont été prédits : tels sont l'enlèvement des Juifs à Bahylone , après la prise et la ruine de Jérusalem alors florissante; le terme précis de soixante-dix ans marqué pour la durée delà captivité; le retour glorieux de ce peuple dans sa patrie; Cyrus , son libérateur, désigné et appelé par son nom plus de 200 ans avant sa naissance : telle est la succession et l'ordre des quatre grands empires, dont deux sont nommés , celui des Perses et celui des Grecs , quoique ces derniers fussent alors resserrés dans un pays pauvre , et partagé en plusieurs petits états. Comment pouvoient-ils connoitrc avec tant de certitude les bornes qu'ils assignent à chaque monarchie , et le nom des peuples conquérans , si ce n'est par une inspiration divine ? Qui est-ce qui découvroit ainsi auxprophètes des événemens si éloignés, si peu vraisemblables alors , sinon celui qui est le maître des empires aussi bien que des temps, celui qui atout réglé par ses décrets ,et qui les révèle à qui il lui plaît par une lumière surnaturelle? C'est ainsi que les écrivains sacrés ont , de tout temps , été regardés comme les ministres et les envoyés de

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Dieu , qui parloit par Leur bouche : c'est ainsi que leurs livres ont mérité d'être révérés comme le> livres divins, qiri contenoient la parole de Dieu même. L'autorité des livres du nouveau Testament est appuyée sur les mêmes fondemens , el elle est également incontestable. Le nouveau Testamenl renferme l'histoire de la vie, des miracles, de la doctrine du Fils de Dieu , écrite par ses disciples , tous auteurs contemporains , qui en rendent un témoignage uniforme , et qui racontent ce qu'ils ont ouï de leurs oreilles , et vu de leurs yeux. Le dépôt précieux de ces livres a été confié à l'Eglise , c'est-à-dire , à une société nombreuse répandue par toute la terre, qui a attesté de siècle en siècle , que ces livres étoient les ouvrages de ceux dont ils portent le nom. Dès l'origine du christianisme , ces livres ont été cités el même transcrits par les plus grands hommes qui avoienf vu les apôtres : jamais les ennemis du christianisme , tels que J «ien l'Apostat , Celse, Porphyre, n'ont élevé le moindre doutesurce point , quoiqu'ils fussent si près du temps des apôtres, et par conséquent à portée de con- Dottrela vérité. Les hérétiques , qui avoienf le plus grand intérêt a contester l'autorité de ce livre divin, l'ont reconnu hautement; ilssefforçoient seulement d'en détourner le sens. Dansions le> temps 1 Eglise a conservé une profonde vénération pour ce livre; elle en faisoit une lecture publique dans toutes les assemblées de religion; elle l'a toujours regardé comme l'ouvrage du Saint-Esprit , comme la parole de Dieu ; elle a toujours été persuadée que l'on ne pouvoit yajoulerni en retrancher sans impiété ,

l& Doctrine Chrétienne.

sans sacrilège. Les livres du nouveau Testament sont donc authentiques; niaissices Livres sont authentiques, les laits divins qu'ils contiennent sont donc vrais; et si ces faits sont vrais , Dieu lui-même a donc parlé aux hommes. Qu'ils sont vénérables , 6 mon Dieu , ces saints livres qui renferment une doctrine toute céleste , où vous nous instruisez vous-même ! Avec quel respect ne dois-je pas recevoir celte divine parole ! Avec quelle docilité ne dois-je pas m'y soumettre ! C'est nous qui avez parlé par la bouche des prophètes et des évangélistes ; ils n'ont été que les in>! rumens et les organes de votre divin Esprit. Par eux vous nous a\ez appris ce que vous êtes , et ce que nous sommes , quelle est notre origine, noire destination et notre fin. Est-il rien de plus intéressant pour nous que la connoissance de ces vérités essentielles ? Quel objet plus grand, plus digne de toute mon attention , qu'un livre où vous manifestez vous-même vos desseins éternels sur les hommes , et où vous avez daigné tracer de votre main le plan de tous leurs devoirs ! Dès-là que c'est vous qui nous parlez dans ce saint livre, tout ce qu'il contient est vrai, certain , incontestable , et je dois le croire sans hésiter; tout ce qu'il prescrit est saint , pur , inviolable , et je dois le pratiquer avec fidélité; toute doctrine contraire à ce qu'il enseigne n'est que mensonge et illusion , et je dois la rejeter avec horreur; je dois opposer l'autorité de l'Ecriture à la licence audacieuse de 1 incrédulité. Inspirez-moi , ô mon Dieu ! un respect infini pour ce saint livre , et que ce respect me rende atlentiià éviter tout ce qui pourroit ail'oibliruia

Symbole. 4-"'

ioi : faites luire à mes yeux cette lumière qui éclaire l'esprit et le cœur; qu'elle me rende fidèle à croire tout ce que vous nous enseignez , et à pratiquer tout ce quevousnous commandes

Pratique.

Ecouter avec respect la parole de Dieu.

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