‹ Doctrine de l'Ecole de Rio de Janeiro et pathogénésie BrésilienneChapitre 52 sur 285 · DES MALADIES AIGUËS ET DES MALADIES CHRONIQUES · texte numérisé non relu

DES MALADIES AIGUËS ET DES MALADIES CHRONIQUES

Les doutes laissés dans les esprits sur la question des maladies chroniques, malgré les magnifiques travaux de Hahnemann, ont nécessité dans l'école de Rio un nouvel examen de ce grave sujet. D'un côté, le besoin senti d'une théorie plus large, d'un enseignement plus systématique, et d'une coordination logique avec notre théorie des doses nous y obligeait ; d'un autre, notre profonde vénération pour la mémoire du maître nous défendait contre le soupçon d'une attaque malveillante pour son œuvre , que nous avions mission de compléter et d'étendre, mais non d'amoindrir ou de calomnier.

Ce que nous entendons par maladies chroniques est évidemment diffèrent de ce que Hahnemann a entendu lui-même. Nous aurions donc pu, notre définition étant différente, éluder toute difficulté en inventant des mots nouveaux pour exprimer les deux points de vue nouveaux sous lesquels nous considérions la maladie prise en elle-même, et nous évitions ainsi une apparente contradiction avec la pensée émise par Hahnemann ; mais, après de nombreuses tentatives, nous avons dû renoncer à cet expédient. La notion attachée aux mots aigu et chronique est tellement inhérente à l'esprit même du langage, que nous n'avons pu disjoindre le mot de l'idée, et qu'il nous a paru plus facile de modifier le langage même de Hahnemann, que de détourner l'expression vulgaire de son sens habituel.

Ceci admis, nous devons répéter que notre théorie n'est nulle-

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