‹ Doctrine de l'Ecole de Rio de Janeiro et pathogénésie BrésilienneChapitre 58 sur 285 · C. Plateau de fonte. J. Table supérieure · texte numérisé non relu

C. Plateau de fonte. J. Table supérieure

D. Arbre vertical. K. Compteurs.

E. Deux roues d'angle. L. Ecroux.

F. Manivelle. MM. Axe du cylindre.

G. Chapiteau. N. Couteau.

Machine a faire le vide.

Cette machine, d'une simplicité et d'un maniement aussi facile que son usage exceptionnel et la délicatesse des opérations peuvent le permettre, présentait des difficultés d'exécution, qui n'ont pu être surmontées qu'après bien des tentatives infructueuses. Les points les plus importants, et ce que la machine pneumatique ordinaire ne pouvait donner, étaient: d'obtenir le vide d'un seul coup de piston, afin d'éviter la vaporisation des particules médicamenteuses en dissolution ; c'est seulement au moyen du déplacement d'une colonne d'eau que ce résultat a pu être obtenu ; le bouchage, qui a nécessité l'emploi d'un procédé entièrement nouveau, et enfin la rapidité exigée par le grand nombre de dilutions nécessaires à l'homéopathie (avec cette machine, l'on peut aisément vider vingt-cinq llacons à l'heure). Ainsi, ce n'est qu'après de longues recherches que l'on a adopté cette construction, qui réunit complètement les conditions, si difficiles à remplir, que son usage nous imposait.

Le vide se fait dans des flacons de la forme de rouleaux d'eau de Cologne, qui ont dû être fondus exprés d'une épaisseur de 4 millimètres, pour éviter les ruptures fréquentes qui ont lieu dans les bouteilles ordinaires. Ils sont fermés à frottement par des rondelles de verre. Aussitôt le vide obtenu, l'on plonge le goulot du flacon dans un bain de cire, pour le garantir de la rentrée de l'air pendant les secousses.

La machine se compose d'un récipient et d'un corps de pompe de même diamètre intérieur (0m,4c), unis bout à bout, et placés verticalement.

L'ouverture supérieure du récipient est entourée d'une bague de cuivre portant un plateau circulaire, sur lequel vient s'appliquer exactement un disque de même métal, servant à fermer cette ouverture. Ce disque est maintenu centré par une vis de pression correspondant à un petit enfoncement de sa partie supérieure, et traversant une bride demi-circulaire, à talon, articulée sur l'épaisseur du plateau ; la face inférieure, très- plate, est creusée au milieu pour recevoir la rondelle de verre qui bouchera le flacon.

Le corps de pompe est occupé par deux pistons superposés ; le premier, placé à 55 centimètres de l'ouverture du récipient, sert

seulement à imprimer au flacon le mouvement ascendant qui doit le mettre en contact avec la rondelle de verre qui le ferme. Ce piston, percé de Irons pour le passage des liquides déplacés, porte en dessous une tige centrique glissant au travers du second piston, et se logeant dans une partie de sa tige. Celui-ci, très-épais, parfaitement construit, sert à déplacer la colonne d'eau. Sa face supérieure, qui est, avant le vide, en contact avec le précédent, est garnie d'un ressort figuré en X, destiné à se placer, par un mouvement de demitour, dans une encoche delà tige centrique aussitôt que celle-ci sera sortie de sa gaine, et l'empêcher d'y rentrer. La tige, qui est trèsforte, présente un anneau à son extrémité inférieure.

Un châssis de bois, formé de deux montants carrés parallèles, réunis à leur partie supérieure et inférieure, maintient fixement le système qui vient d'être décrit.

Leur extrémité supérieure est munie de crampons de cuivre, recevant l'axe de la bride mobile, empêchant ainsi l'appareil de s'élever lorsque Ton remonte le piston. Une boite carrée, à coulisse, sur les montants, reçoit horizontalement l'arbre et la roue dentée qui donne le mouvement. Elle s'engrène sur une crémaillère fixée au montant de gauche, et fait mouvoir le piston par une bande verticale placée derrière la boîte, glissant, par son extrémité inférieure, au travers d'un collet carré.

La jonction de la tige du piston avec cette bande se fait au moyen d'un verrou mobile d'avant en arriére, lui communiquant le mouvement de va-et-vient vertical.

Maniement.

Après s'être assuré que le ressort du gros piston est placé dans l'encoche de la tige centrique, et ayant introduit le verrou dans l'anneau de la tige du piston, on abaisse la boite à coulisse jusqu'au bas de la crémaillère. Arrivé là, on remonte un peu; puis, retirant le verrou de l'anneau, on descend la boîte, pour que le verrou puisse se placer au-dessous de lui. Avec une clef, on donne à Vanneau un demi-tour de droite à gauche, et on le remonte encore. Cela fait, on le remet dans sa première position, en se repérant sur un signe placé sur un de ses côtés. On y introduit le verrou une seconde

ibis, et Ton remonte la boîte jusqu'au haut de la crémaillère, pour mettre les deux pistons en contact.

En cet état, la machine est prête à faire le vide : on place le llacon, plein de médicament, sur le premier piston, et on achève de remplir le récipient avec de l'eau distillée.

On fait adhérer, avec un peu de cire, la rondelle de verre avec le disque, qui se place sur le plateau du récipient, en ayant soin de n'y laisser aucune parcelle qui empêche les deux surfaces de s'appliquer exactement l'une sur l'autre ; on appuie ensuite la vis de pression sur le centre du disque. Tout étant disposé ainsi, on fait descendre le piston en tournant la manivelle de haut en bas. Le vide est obtenu en déplaçant la colonne d'eau jusqu'au tiers supérieur du récipient. On incline la machine horizontalement, pour vider une portion du llacon ; on la redresse, et on donne à la manivelle un petit mouvement de bas en haut. Par ce mouvement, le llacon s'applique contre la rondelle de verre, et se trouve fermé exactement.

Le disque s'enlève avec précaution, et l'on tire le llacon du récipient, pour le placer dans la catapulte.

Après avoir fait le vide une première fois, la boîte à coulisse est naturellement au bas de la crémaillère ; on reprend donc l'opération à ce point, sans avoir besoin de s'assurer si le ressort est toujours dans l'encoche.

Légende de la machine à faire le vide.

A. Récipient. M. Crémaillère.

B. Corps de pompe. N. Arrêt limitant la marche de la

Page 1