C. Bague entourant l'ouverture boîte
du récipient. 00. Montants.
D. Plateau. P. Bande verticale communiquant le
F. Disque. mouvement au piston.
G. Vis de pression. Q. Piston supérieur.
H. Bride mobile. R. Flacon dans le récipient.
I. Tige du piston inférieur. X. Partie supérieure du gros piston.
J. Verrou. Y. Ressort.
K. Boîte à coulisse. Z. Tige du petit piston.
h. Arbre et roue dentée.
Machine à secousses.
Il ne suffisait pas de dynamiser fortement les premières préparations homéopathiques, il fallait encore continuer à développer, pour les dilutions élevées, cette puissance dynamique qui leur donne une action si énergique. D'un autre côté, l'importance de la régularité des secousses, impossible à obtenir par les moyens ordinaires ; la possibilité de leur accroissement presque indéfini: tout nous a engagé depuis longtemps à substituer un procédé mécanique à L'ancienne manière d'opérer. Nous avons donc fait construire, à la même époque que notre machine à triturer ', une machine à secousses un peu analogue, pour la forme, à l'ancienne catapulte romaine, et avec laquelle nous avons porté le nombre des secousses à 55,000 pour chaque dilution, accumulant ainsi, dans nos teintures médicinales, une puissance dynamique inconnue jusqu'alors. Cette machine se compose d'un aviron un peu flexible ; long de cinq mètres, pivotant à environ un tiers de sa longueur sur un axe de fer, dont les deux extrémités reposent à une hauteur de I m. 30 c. sur des solives verticales, formant une charpente nécessaire à la solidité delà machine. La longue portion de ce levier s'élargit en une espèce de plateau carré recevant la boîte qui contient les flacons à secousses. Cette boîte se ferme par un couvercle à charnière, et laisse abattre un de ses côtés, afin de pouvoir introduire facilement les flacons et les planches qui les maintiennent. Les flacons, au nombre de soixante, sont placés sur six rangs parallèles, et fixés rigoureusement par des planches de 0 m. 04 c. d'épaisseur, présentant sculptée en creux sur leurs deux faces la place exacte de la moitié d'un flacon,* ces planches se joignent l'une à l'autre en formant, à chaque bouteille, une espèce de gaîne dont elle ne peut sortir. La boite bien fermée s'assujettit par des courroies sur le plateau dont nous venons de parler. A l'autre extrémité de l'aviron est ajoutée une barre de bois transversale servant de point d'appui à l'ouvrier qui donne les secousses.
Deux cordes limitent la course du levier. La première, très-forte,
1 Annali di omeopatia. Palerme, 1838.
RÈGLES DE L'EXPÉRIENCE PURE. A '
longue de trois mètres, est attachée d'un bout à un anneau solidement fixé au sol, et, de l'autre, sous le plateau qui supporte la boite. Cette corde a pour objet d'arrêter brusquement la marche de l'aviron, en imprimant une violente secousse aux liquides contenus dans les fioles.
La seconde, plus faible, longue de 1 m. 50 c, s'attache al autre extrémité de l'aviron et au sol ; elle empêche la boîte de tomber lourdement à terre lorsque la secousse a été donnée.
On voit donc que tout le maniement de cette machine se borne à un mouvement de bascule donné d'abord par l'ouvrier, en abaissant rapidement la barre transversale, qu'il saisit à deux mains pour avoir plus de force et produire la secousse par l'arrêt de la corde. La réaction et le poids de la boite font redescendre le levier, sans qu'il ait d'effort à faire.