XLVI CONVERSION DE BROUSSAIS À L'HOMÉOPATHIE
j'affirme ? Mais attendu que lorsque j'affirme, je prouve, je vais prouver... |
Ici venaient se grouper les preuves dont Frappart m'avait entretenu, et après lesquelles il terminait sa lettre en disant:
Je m'arrête, mon cher Mure, parce que je crois avoir suffisamiment prouvé ce que je tenais à prouver, c’est qu'un grand homme avait rendu justice, autant qu’il le pouvait, à une grande découverte. Puisse son exemple préserver la génération médicale actuelle, qu'il à dominée vingt ans, de mourir tout entière dans l’impénitence finale! Puisse-t-il seulement amener la généralion qui s'élève à.se ranger bientôt pour laisser pas: ser la vérité. Mais, je le crains, longtemps encore il nous faudra combattre.
Adieu, mon ami.
FRAPPART, D.-M.-P.
Le lendemain, le Capitole publiait cette lettre remarquable; et tout Paris, toute la France apprit les faits intéressants qu'elle contenait. Ni Amussat, ni aucun des allopathes qui avaient traité Broussais, ne firent la moindre réclamation.
Casimir Broussais lui-même, l'ami, le camarade de Frappart, pe lui en voulut pas. Tout en déplorant une publicité qui bles: sait ses idées personnelles, il sentait combien il en avait coûté à son ami pour le contrarier à ce point; mais il savait aussi que dans cette âme libre et fière, toute considération d'égards, de convenance, d'intérêt, et même la voix. de l'amitié, étaient impuissantes contre le sentiment du devoir. I revit Frappart quelques jours après, et lui serra la main, en Jui disant : Vous avez été bien pressé! —1Il n’est jamais trop tôt pour dire la'vérité!!! dit Frappart. D'ailleurs, dans quelques mois, Mure part pour le Brésil, e& après lui plus de presse quotidienne à Paris pour Phoméopathie: Nous en serons réduits aux journaux spéciaux que le public ne Hi pas. Moi-même je puis mourir!
Frappart, en effet, n’est plus. Il vient de succomber, en luttant contre l'erreur dont il a foudroyé les soutiens; mais son po est à jamais attaché à la propagation du magnétisme en