‹ Doctrine de l'Ecole de Rio de Janeiro et pathogénésie brésilienne contenant une exposition méthodique de homéopathie, la loi fondamentale du dynamisme vital, la théorie des doses et des maladies chroniques, etcChapitre 37 sur 313 · HOMÉOPATHIE, XLVI · texte numérisé non relu

HOMÉOPATHIE, XLVI

France, et l’homéopathie, qu’il vénérait et pratiquait dans toute sa pureté, a reçu de lui, par la publication de sa lettre sur la dernière maladie de Broussais, un service dont ue me plais à proclamer l'importance.

HOUBOPATEUX

Vers lus le 40 août 4849, pour le soixantième anniversaire du doctorat | de S. HANNEMANX.

De l’homme ballotté sur l'océan des âges

La nef s’ayance enfin vers de meilleurs rivages ; De la sévère loi qui l’astreint à souffrir,

Si les signes sont vrais, le règne va.finir ;

Il échappe au travail, renaissante torture ;

Il {trouve l’industrie, il dompte la nature;

Et sa science même, abime ténébreux,

S'éclaire d’un reflet de la lueur des cieux;

À cette source sainte elle épure sa flamme.

Moi-même, en proie au mal et du corps et de l'âme, J’errais à l’aventure et dans l'obscurité,

Quand de ce jour divin j'aperçus la clarté.

Je sentis en mon sein se ranimer la vie

Qu'un art faux et vieilli m'avait presque ravie. J'allais douter : je crus. L'espoir revint en moi; Mon âme s’éclaira des splendeurs de la foi.

Non-seulement mon corps sauvé de la ruine,

Mais mille enchantements de la jeune doctrine Séduisaient mon esprit et ravissaient mon cœur. J'admirais les travaux de son fécond auteur, J’admirais cette loi si simple des semblables,

Trop ‘simple pour l'esprit des savants innombrables Dont les nuits et les jours se sont en vain passés, Pont les livres se sont, sans limite, entassés,

Sans atteindre jamais cet infaillible guide.

J'observais l’unité qui par elle préside

À l'édifice entier, grand comme une cité,

Bâti par le génie, et par elle habité.

Je ne me lassais pas; mais dessus toutes choses, J'admirais les effets de ces petites doses ;

Car là, de l'infini, par un instinct secret,

Sur le monde des corps je sentais un reflet,

Abimes du petit! mystérieux royaumes

Où circulent sans fin d'innombrables atomes, Soumis aux mèmes lois que ces astres géants Qui roulent dans les cieux leurs feux étincelants ; La raison proclamait en vain votre existence, Elle n’arrivait pas à notre intelligence ;

Et l’homme préférait, dans son instinct pervers, Nier une moitié de l'immense univers!

Mais si le télescope aux mains de l’astronome, Si le regard qui voit, si la langue qui nomme, Se lassant de compter les astres répandus

Dans l’abime des cieux, se confessent vaincus, Il est autour de nous, il est dans la poussière Qu'illumine un instant un rayon de lumière,

Un infini plus grand, plus merveilleux encor Que celui qui là-haut s'écrit en lettres d’or. Chaque atome a ses lois et contient en lui-même L'ordre qui détermine et regle son système.

Tout a sa raison d’être ; et les objets divers

Qui peuplent les séjours de l’immense univers, Si distincts de couleurs, de forme, de substance, Disent que, conservant leur différente essence, Les astres, enchainés au sein de chaque corps, Y sont groupés entre eux selon d’autres accords. De là, des végétaux les familles nombreuses, Des êtres animés les tribus populeuses,

Les attributs si clairs et les signes certains

Qui distinguent entre eux les métaux souterrains. O grandenr! à merveille! Ô mystere ineffable! Qui montre l'infini dans chaque grain de sable; Il faut bien s’incliner, il faut bien croire à Dieu, Quand il grave son nom en symboles de feu.

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