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Nous vous exhortons donc, au nom et par l’autorité de Jésus-Christ, dont nous sommes obligés de vous annoncer et de vous expliquer la volonté, de vous tenir fermes et inébranlables dans la foi, de mener une vie sobre, droite et religieuse, de n’offenser personne, de craindre Dieu, et d’honorer le Roi,
Puissent les dons du Saïnt Esprit que l’Eglise invoque en ce jour sur tout le corps des fidèles, remplir vos cœurs d’un ardent amour pour Dieu et pour votre prochain! Puisse la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, conserver vos cœurs et vos âmes en Jésus-Christ ! Amen !
Le jour de la Pentecôte, 27 mai, 1798.
N. B. Le clergé catholique du diocèse de Waterford a adopté la remontrance ci-dessus.
La REMONTRANCE suivante adressée aux CATHOLIques Romains du diocèse de Limerick, a été lue aux pieds des autels dans tout le diocèse, chaque dimanche d’après sa date.
Mes chers-frères,
ON vous a souvent avertis dans vos différentes chapelles de l'obligation que la loi divine vous impose sur l’obéissance et la subordination que vous devez à l’autorité civile de votre pays. On vousa souvent instruits de la doctrine de l’apotre St. Paul, renfermée dans ses lettres aux romains sur ce point du devoir d’un chrétien. Il y avertit tous les fidèles des maux spirituels et temporels que la résistance à cette autorité qu’il déclare venir de Dieu, ne manque jamais d'attirer après elle. Les avertissements des gouverneurs et des législateurs de votre pays vous ont été intimés de façon à ce que vous ne puissiez protester cause d’ignorance : les législatours, par les lois qu’ils ont été obligés de promul-
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guer pour arrêter la trahison et la rebellion : le gouvernement, par Îles différentes proclamations par lesquelles il vous a clairement indiqué ce qu’il attendait de vous dans ces temps périlleux ; et nous, nous vous déclarons très-expressément, que vous êtes tenus de vous conformer à ces avertissements et à ces ordonnances de nos gouverneurs ; et que vous y êtes tenus au péril de votre salut. Ne perdez point de temps à remettre aux magistrats toutes les armes que vous recélez. N’hésitez pas un moment à prèter serment de fidélité à Sa Majesté et à son gouvernement, que Dieu puisse conserver longtemps ! Ayez toujours devant les yeux l’exemple du clergé de ce diocèse, que vous avez suivi jusqu’à présent, soyez prêts à le suivre encore, et montrez-vous fermement déterminés à adhérer à ses conseils; vous devez dans cette occasion vous le proposer pour exemple de la conduite que vous avez à tenir. Ne vous laissez point séduire par les insinuations perfdes de gens sans principes, qui ne cherchent qu’à vous tromper pour vous perdre plus aisément.
Si vous aviez eu le malheur d’être séduits, au point de vous être laissé entraîner à vous réunir par des serments contraires à la fidélité que vous devez à votre souverain et à votre pays, nous vous déclarons solennellement que de tels serments offensent Dieu grièvement, qu’ils ne vous lient en aucune manière, et qu’ils sont absolument défendus par le second commandement. Une conscience erronée ne peut point être un prétexte qui puisse excuser l’adhésion à des liens aussi sacrilèges, car celui-là ne peut être qu’un aveugle obstiné, qui ferme les yeux à la lumière de la raison, du sens commun, qui outrage, par des serments qui ont un pareil ob-
Jet, tout ce qui est réputé juste et qui tient à l’hon-
nèteté des principes. Ressouvenez.vous de ce zèle
noble et magnanime que vous avez montré contre les ennemis étrangers de votre pays, quand ils s’approclièrent de vos bords, l’année dernière, pour répandte au milieu de vous la plus horrible désolation dont ils couvrent tous les pays sans exception, dans lesquels, par fraude, ou par force, ils parviennent à pénétrer; vous êtes aussi intéressés à repousser avec un courage égal les perturbateurs domestiques de votre repos et de votre bonheur ; bonheur, que Sa Majesté dans tout le cours de son règne s’est fait une gloire d'assurer, en protégeant vos personnes et vos propriétés, et vous êtes appelés par tous les liens que la reconnaissance vous impose, joints à ceux de la religion, les plus forts de tous, à assister de tout votre pouvoir, et à vous joindre de cœur et d'affection au gouvernement de Sa Majesté pour repousser tous les ennemis soit étrangers, soit domestiques qu’elle peut avoir à combattre.— Puisse le Tout-puissant, qui a donné jusqu’à présent à ce diocèse les preuves les plus distinguées de sa miséricorde, en nous défendant contre les troubles et les déprédations qui se sont commises à la faveur de la nuit, nous conserver les mêmes bénédictions, et ren. dre la paix et la tranquillité à nos pays si cruelle. ment désolés ! Ce n’est qu’en offrant constamment au Seigneur les prières les plus ardentes et les plus unanimes que nous pouvons espérer d'obtenir les grâces que nous lui demandons.
Ce 9 juin, 1798.
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La REMONTRANCE suivante des Evequss Carnort- QUES Romains de la province de Munster à leurs CLERGE’s, a été généralement distribuée par toute la province.
Quoique nous ayons depuis long-temps averti nos troupeaux respectifs des calamités temporelles es éternelles que leurs serments et leurs associations illégales sont au moment d'attirer sur leurs têtes, nous croyons encore qu’il est de notre devoir de vous inviter tous collectivement à faire tous vos efforts pour arrêter les progrès toujours croissants de cette dangereuse contagion. C’est pour nous un sujet de la plus grande affliction de voir qu’elle se soit si fort étendue dans cette province, lorsque nous espérions qu’elle était encore à une très-grande distance de nous. Les complots des factieux n’ont eu que trop de succès : ils ont travaillé sans relâche à cette œuvre de ténèbres, il est donc de notre devoir d'apporter au moins autant de zèle à contrarier leurs plans, qu’ils ont montré de hardiesse à les exé cuter, et dans une affaire aussi importante, nous n’avons point de temps à perdre. Ce n’est point que nous croyons nécessaire de vous rappeler que ceuxlà sont exclus du tribunal de la réconciliation, qui refusent de renoncer à de si criminels engagements, et de remettre ces armes qu’ils continuent toujours d’avoir en leur possession, aux personnes nommées pour les recevoir, parce qu’ils doivent savoir que de telles dispositions sont incompatibles avec un repentir sincère. Mais si quelqu’un de vous avait laissé gagner du terrain à cette illusion, sans avoir pris les précautions nécessaires pour en garantir son troupeau, combien ne doitil pas paraître criminel aux yeux de Dieu et de son propre pays ? Nous ne savons que trop que plusieurs ecclésiastiques situés
dans des lieux éloignés, privés de toute protection humaine, ont été et sont maintenant dans une position critique. Nous savons que les efforts que plusieurs d’entre vous ont faits pour remplir leur devoir ont pensé leur être funestes, et que nous sommes tous menacés du plus grand danger,tant de la part des ennemis domestiques de notre pays, que d’une pation ennemie qui nous menace d’une invasion ; mais ces considérations ne doivent point détourner des gardiens fidèles de la religion de remplir leur de. voir. Laissez l’égoïste temporiser, lui qui n’a pour unique règle de ses actions qu’une prudence mondaine, qui pèse les chances, et calcule les évènements : laissez.le sacrifier son devoir à la crainte du danger même le plus éloigné, les vrais pasteurs ne se laissent jamais conduire par de si lâches motifs. Le mépris du danger, toutes les fois que le devoir nous appelle, un courage apostolique pour la défense de la vérité, sont les caractères distinctifs des ministres de J.C. Ne vous effrayez donc point de représenter à vos peuples leur devoir, montrez la plus grande énergie à les rappeler aux principes de leur sainte religion, dites-leur que l’esprit de Dieu ne ré. side point dans le trouble et le désordre, que ceux qui résistent aux puissances qui gouvernent, résistent à l’ordre que Dieu a établi, que la religion frémit à la vue de ces commotions internes qui scat ies avant.coureurs du pillage et du mase2cre, et du sein desquelles s'élèvent toutes les passions les plus avilissantes.
Prèchez la subordisation aux lois et aux autorités constitnécs, imprimez dans l’âme de vos ouailles ces sentiments de loyauté et de gratitude düûes à si juste titre au meilleur des Souverains. En un mot remplissez votre ministère, travaillez comme de
bons soldats de J. C., soyez fidèles jasqu’à la mort, et le Seigneur vous donnera la couronne de vie. Killarney, le 12 juin, 1798.
Thomas Bray, D. D.
Michael Peter M:Mahon, D. D.
Francis Moylan, D. D.
William Coppinger, D. D.
John Young, D. D
Edward Dillon, D. D.
Charles Sughrue, D. D.
LertRe écrite par le T. R. Dr. Hussey à son
Vicaire Général le Rev. Dr. HEanx, à Waterford,
Rév.
C’ETAIT une consolation pour moi, durant mon absence de mon diocèse, d'apprendre que lesprit d’anarchie et de rebellion quiavait malheureusement infecté plusieurs autres parties du royanme, n’avait fait aucune impression sar les catholiques loyaux, indastrieux et religieux de ce diocèse ; mais plusieurs parmi eux se sont laissé entraîner dans des assemblées et associations criminelles aux yeux de Dieu, aussi contraires aux principes de la religion catholique, que défendues par la loi du pays; et j'apprends avec la plus grande peine, qu’à ces associations illégales, ils font prêter des serments que d’après leur teneur il est très-criminel de prêter, et qu’il est encore plus criminel de tenir et d’observer.
Je vous charge donc expressément, et tout le clergé du diocèse, de faire tous vos efforts pour instruire vos troupeaux respectifs, de les détourner de ces assemblées et de ces serments illégaux, et de leur recommander une soumission paisible et loyale, et l’obéissance aux lois ; d'imprimer dans leur ame la
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