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La proposition posée au sommet de l’ensemble

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de la science de la connaissance théorique: Le moi se pose comme déterminé par le non-moi, est traitée à fond, et toutes les contradictions qui se trouvaient en elles ont disparu. Le moi ne peut s’opposer autrement que déterminé par le non-moi (pas d’objet, pas de sujet). A cet égard, il se pose comme déterminé; en même temps il se pose aussi comme déterminant, parce que ce qui limite dans le non-moi est son propre produit (pas de sujet, pas d’objet). — Non seulement la réciprocité d’action demandée est possible, mais encore ce qui est demandé par le postulat énoncé ne peut être conçu sans cette réciprocité d’action. Ce qui n’avait avant qu’une valeur problématique, a maintenant une certitude apodictique. Par là, il est donc en même temps complètemenldémontréque la partie théorique de la science de la connaissance est parfaitement fermée; car toute science dont le principe est épuisé, est achevée. Le principe est épuisé, lorsque par la marche de la recherche on y est retourné.

4. — Si la partie théorique de la doctrine de la science de la connaissance doit être achevée, tous les moments nécessaires pour l’explication de la représentation doivent être établis et fondés, et nous n’avons maintenant plus rien à faire qu’à appliquer et à développer tout ce qui a été démontré jusqu’à présent.

Mais avant d’entrer dans cette voie, il est utile et très-important, pour avoir une vue parfaite de toute la science de la connaissance, de la soumettre à la réflexion.

5 — Notre problème était de rechercher si, et avec quelle détermination , la proposition énoncée comme problématique ; Le moi se pose comme déterminé par le

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non-moi, pouvait ôtre conçue; nous Tavons recherché avec toutes les déterminations possibles du moi, que nous avons épuisées par une déduction systématique. £n éliminant tout ce qui n'avait pas de base solide et^ ce qui ne pouvait être conçu , nous avons ramené ce qui pouvait être conçu dans un cercle toujouri^^us7 étroit, et pas à pas nous nous sommes toujours aj^prochés dè plus prés de la vérité, jusqu'à ce que nous ayons atteint enfin ce qui seul était concevable. Sijcfette proposition en général, c'est-à-dire sans les déterminations particulières qu'elle renferme maintenant, /est vraie ; — qu'elle le soit, c'est un postulat qui repose > sur les principes supérieurs , — si , dis-je, en vertu de*5jf la déduction présente, elle n'est vraie que de cette manière, ce qui a été établi est un fait primitif,'qui sé présente dans notre esprit.

En termes plus clairs, toutes les manières dont la proposition pouvait être conçue, énoncées dans le cours de notre investigation , que nous avions présente à la pensée avec conscience de la manière dont elles pouvaient être conçues, étaient aussi des faits de notre conscience, en tant que nous les envisagions philosophiquement ; mais c'étaient des faits de notre faculté de penser, produits artificiellement par la spontanéité de notre réflexion, d'après les règles de la réflexion. La seule manière de concevoir possible, qui reste après l'élimination de toutes celles qui ont été démontrées fausses, est aussi un fait de cette nature produit artificiellement par notre spontanéité : elle l'est, en tant qu'ayant été amenée parla réflexion à la conscience du philosophe. Ou à mieux dire : la conscience de ce fait est un fait produit artificiellement. Mais la proposition

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placée au sommet de notre investigation doit être vraie, c’est-à-dire quelque chose doit lui correspondre dans ndW^p^it. Elle ne doit pouvoir être vraie * que de manière exposée; par conséquent, il

doit y avoiS^riginairement dans notre esprit, indépendamment de notre réflexion, quelque chose qui corra^nde à la manière de la concevoir exposée ; et tlai^^lte signification supérieure, je nomme ce qui a été établi un fait dans lequel ne sont .pas compris les autres manières indiquées. (Par exemple, l’hypoth^e réalistique : Que la matière de la représentation pourrah être donnée du dehors, s’est présentée dans le cours de notre 'recherche; elle devait être pensée, et la pensée de cette hypothèse devait être un fait de la conscience réfléchissante. Mais nous avons trouvé, dans une recherche plus rigoureuse , que cette hypothèse contredisait le pridcipe établi parce que ce à quoi une matière serait donnée du dehors ne serait pas un moi, comme il doit l’être cependant en vertu de ce qui est demandé, mais serait un non-moi, que par conséquent rien ne peut répondre dans le moi à cette pensée, qu’elle est complètement vide, et qu’il faut la repousser comme appartenant à un système transcendant et non transcendantal ).

11 faut remarquer encore en passant, que dans une science de la connaissance, des faits sont établis, par lesquels cette science se distingue comme système de conception réelle de toute philosophie vide et formaliste ; mais qu’il n’est pas permis en elle de demander quelque chose comme fait, sans apporter la preuve que ce quelque chose est un fait, comme cela a eu lieu dans le cas présent. En appeler aux faits qui se trouvent

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dans le domaine de la conscience commune, qu’aucune réflexion philosophique ne guide, si l’on esl conséquent et si l’on n’a pas posé d'avance devant soi les résultats qui doivent se produire naturellement, ne produit rien qu’une philosophie populaire, pleine d’erreurs, et qui n’est pas une philosophie véritable. Mais si les faits énoncés se trouvent en dehors de ce cercle, il faut bien savoir comment on est arrivé à être convaincu qu’ils existent comme faits, pourquoi on doit avoir cette conviction ; «t si on parvient à la faire partager, c'est la preuve que ces faits sont des faits.

6. — Tout porte à prévoir que ce fait doit avoir des conséquences dans notre conscience. Si dans la conscience d'un moi doit exister un fait, le moi doit d'abord poser ce fait comme existant dans sa conscience , et comme il pourrait y avoir à cet égard des difllcultés , comme cela pourrait n’ètre possible que d’une certaine manière, on peut indiquer sans doute la manière dont il se pose en soi. Pour nous exprimer plus clairement, le moi doit s’expliquer ce fait; mais il ne peut pas se l’expliquer autrement que d’après les lois de son être, qui sont les mêmes lois conformément auxquelles toute notre réflexion a été établie jusqu’à présent. La manière dont le moi travaille ce fait en soi , dont il le modifie, dont il le détermine; en un mot la méthode qu’il suit à son égard , est désormais l’objet de notre réflexion philosophique. Il esi clair que sur ce point la réflexion passe sur un tout autre terrain et a une signification toute différente.

' . 7. — La série précédente de la réflexion et celle qui

va suivre se distinguent par leur dfejet. Dans celle qui a été développée jusqu'ici, on a réfléchi sur les divers

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