‹ Doctrine de la scienceChapitre 19 sur 31 · IC · texte numérisé non relu

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DÉDUCTION DB LA UEPKÉS.ENTATION.

' Plaçons-nous bien d’abord au point où nous étions arrivés.

Un choc a lieu sur l’activité du moi qui tend vers l’infini, et dans laquelle, précisément parce qu'elle est infinie, rien ne peut être distingué, et l’activité, qui en cela ne doit être nullement anéantie, est réfléchie, repoussée au dedans , et reçoit précisément la direction inverse de celle qu’elle prenait naturellement.

Que l’on se représente l’activité qui se dirige dans l’infini, sous l’image d’une ligne droite qui va de A par Bà C, etc. Elle pourrait recevoir le choc soit en-decà, soit au-delà du point C. Mais on admet qu’elle le reçoit en C, et le principe de ce fait se trouve non dans le moi, mais dans le non-moi.

Sous la condition posée, la direction de l’activité du moi qui va de A à C est réfléchie de C à A.

Mais aussi certainement que le moi est un moi , il ne peut exister aucune influence sur lui , qu’il ne la renvoie. Rien ne peut être supprimé dans le moi, par conséquent la direction de son activité ne peut pas l’être, par couséquent l’activité réfléchie vers A, en

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tant qu’elle est réfléchie, doit en meme temps renvoyer l’iqfluènce jusqu’à C.

Nous avons ainsi entre A et C une double direction du moi luttant avec elle-même, dans laquelle la direction de C à A peut être considérée comme une passivité,, et celle de Aà C, comme une activité, ne formant toutes deux qu’un seul et même état du moi.

Cet état dans lequel les directions opposées sont complètement réunies est l’activité de l’imagination , et nous avons maintenant entièrement déterminé ce que nous cherchions plus haut, une activité qui ne soit possible que par une passivité, et une passivité qui ne soit possible que par une activité.

L’activité du moi qui se trouve entre A et C est une activité résistante, mais cette activité n’est pas possible sans qu’elle ne soit réfléchie ; car touté«résistan6e suppose quelque chose à quoi il est résisté : elle est une passivité en tant que la direction primitive de l’actinté du moi t?st réfléchie; mais une direction qui n’existe pas comme direction déterminée et même dans tous s^s points^ ne peut pas être réfléchie. Ces deux directions, celle vers A et cellè^ vers C, doivent être simultanées, et leur simultanéité jésout le* problème dont il s’agissait plus haut. '

L’état du moi, en tant que son activité se trouve entre A et C, est une intuition ; car l’intuition est une activité qui n’est pas possible sans une passivité, et une passivité qui n’est pas possible sans une activité. L’intuition est maintenant déterminée telle qu’elle est, mais seulement pour la réflexion philosophique; elle demeure complètement indéterminée à l’égard du sujet, comme accident du moi ; car pour qu’èlle fut d6-

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tcraiinceè cet égard , il .faudrait qu’elle pût é(Æ dis-^ • tin^uée des autres détermrnations du moi, caqui.n’est pas possible encore ; elle est même indëlèrjninée ainsi à l’egard de, l’objet, car pour qu’ellé fut dji^ferminëe à cet égard, Il faudrait que l'objet de l'intuition fdt distingué de ce qui n’est pas objet de Tipluiti^ , ce qui est maintenant paiement im|x)ssible. » *

Il e$t clair que la première activité du moi, rendue à sa ditection primitive, âe dirige sur C ; mais en tant qy’elle se dirige sur C elle n’est jws résistante j parce que le choc n’a pas beu en dehors de C, ^r conséquent elle n’est pas douée d’intuition; Donc, l’intuition et son objet sont limités en C, L’acûvité qui se dirige surC n’eSt pas une intuition, spn objet n’est pas l’objet d’une intuition J nous verrous plus tard cé^gu’ils peu- . vent être tous deux. Nous ne voulions ici que faire oBsei;ver qu’il y a quelque chose encore que nous pourriShs admettre. ^ '

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