‹ Doctrine de la scienceChapitre 20 sur 31 · II · texte numérisé non relu

II

a Le moi doit^ avoir intuition^ si l’agent de

l’intuition ( intuens ) ne doit %tre réelleiàent qu’en \nqi, cela signifie que le^qipi doit se poder comme ayant intuition, car rien n’appartient au moi, qif autant qu’il ’le l’attribue. ’ • ^

•• Le moi se pose conune ayant intuition, c’est-à-dire, il se» pose comme agissant dans l’intuition ; ce que cette proposition peut signifier encore se présentera naturellement dans le cours de la recherche. En tant qu’il se pose comme actif dans^^tuilion , il s’oppose quel-

il:'

que chose qui o^est pas actif en soi, mais qui est passif.

Pour nous orienter dans cette investigation, nous avons a nous souvenir de ce qui a été dit plus haut de la réciprocité, dans la notion de la substantialité. Les deux opposés, Factivité et la passivité, ne doivent pas s’anéantir et se supprimer ; ils doivent demeurer à côté Fun de l’autre, ils doivent seulement s’exclure mutuellement.

îl est clair qu’a l’agent de l’intuition comme actif ( intuenti ^ doit être opposé un objet de l’intuition On demande seulement maintenant de quelle manière peut être posé cet objet de l’intuition.

Un objet d’intuition, qui doit être opposé au moi, en tant qu’agent de l’intuition, est nécessairement un non-moi, et il résulte de là d’abord qu’une action du moi, posant cet objet, n’est pas une réflexion, n’est pas une activité se dirigeant vers l’intérieur; donc, autant que nous pouvons en juger jusqu'à présent, elle est une faculté de production : l’omet de Fintuition, comme tel, est produit.

Il est évident de plus que le moi ne peut pas avoir la conscience de son activité, dans celte production de l’objet de Fintuition , activité qui n’étant pas réfléchie n’est pas attribuée au moi ; elle n’est rapportée au moi que dans la réflexion philosophique que nous établis- , sons maintenant , et qu’il nous faut toujours distinguer avec soin de la réflexion commune et nécessaire.

La faculté produisante est toujours l’imagination : donc, ce poser de l’objet de Fintuition a lièu au moyen de l'imagination et est lui-même, une intuition.

L’intuition doit être opposée à une activité que le

J ' 168 , DocrnrHB

moi s’altribue dans l’intuition. Il doit y avoir en même temps, dans une seule et même action, une activité de ^l’intuition que le moi s’attribue par le moyên de la ré- ,1'^-' flexion et une autre activité qu’il ne s’attribue pas. La dernière est une simple intuitibn; la première doit l’être aussi, mais elle doit être réfléchie. Comment cela arrive-t-il et qu’en résulte-t-il ?

• Entantqu’activité, l’intuition se dirige versC. Mais èlljj.^n’est purement une intuition qu’en tant qu’elle résisté à la direction opposée vers A ; si elle ne résiste pas, elle n’est pas une intuition, elle est une activité absoluel

Cette activité de l’intuition doit être réfléchie, c’està-dire, l’activité du moi, qui se dirige vers C (qui est toujours unë seule et même activité), et même comme 'résistant à une direction opposée ( car autrement elle ne serait pas cette actirité, elle, ne serait pas l’activité ■ de l’intuitipn) doit être tournée vers A.

Voici la dilÎQçulté : L’activité du moi est déjà réfléchiè vers A par le choc du dehors, et maintenant (car lé moi dôit se poser comme àÿant intuition absolument * parce qti’il est un moi ) elle doit être réfléchie vers la ' ruême direction par une spontanéité absolue. Si ces deux directions ne sont pas distinguées, aucune intuition n’est réfléchie; seulement il y a plusieurs fois intuition d’untf seule et même manière, car l’activité est la même ; c’est une seule et même activité du moi et la direction est la même de C vers A. Donc , si la réflexion demandée est possible, elles doivent pouvoir être distinguées^; et avant d’aller plus loin nous avons à résoudre ce problème ; Comment et par quoi sont-elles distin-

guées

Jt

Dlgitl200b’.<

DB LA SCTEKCB.

Déterminons ce problème plus rigoureusement. On peut apercevoir d’avance, avant tout examen, comment la première direction de l'activité du moi vers A peut être distinguée de la seconde même direction ; car la première est réfléchie par un simple choc du dehors ; la seconde est réfléchie par une spontanéité absolue. Nous pouvons l’apercevoir, du terrain de la réflexion philosophique sur lequel nous nous sommes volontairement placés dès le commencement de l’investigation. Mais il s’agit de démontrer cette supposition pour la possibilité de toute réflexion philosophique; il s’agit de démontrer comment l’esprit humain arrive à cette distinction entre la réflexion d’une activité extérieure, et celle d’une activité intérieure. C’est cette distinction qui doit être déduite comme fait et démontrée par cette déduction.

Le moi doit être défini par le prédicat d’agent d’intuition (Jntuens) et être distingué par-là d’un objet d’intuition { intuitum'). Tel est le postulat d’où nous sommes partis, et nous ne pouvions partir d’aucun autre. Le moi, comme sujet de l’intuition, doit être opposé à ce qui en est l'objet, et être distingué ainsi du non-moi. Évidemment nous n’avons pas dans cette recherche de terrain solide et nous tournons dans un cercle éternel, si l’intuition en soi et comme telle n’est pas fixée. Il faut donc commencer par définir le rapport du moi et celui du non-moi à l’intuition, et la

DOCTBtRE

solution du problème donné plus haut dépend de la possibilité de fixer l’intuition elle-même et comme telle.

Ce dernier problème est le même (|ue celui par lequel il était demandé que l'on fit distinguer la première direction vers A de la seconde. Une fois l’intuition fixée, la première diiection vers A est contenue en elle, et avant l’action réciproque et la suppression mutuelle, on peut regarder sans crainte comme réfléchie vers A, non la première direction, mais l’intuition en général.

Four que l’intuition puisse être conçue comme une seule et même chose, il faut qu’elle soit fixée; mais l’intuition , comme action, n’est rien d’arrêté ; elle est une fluctuation de l’imagination entre des directions qui luttent entr’elles. Elle doit être fixée, cela signifie : l’imagination ne doit pas flotter plus long-temps, ce qui détruirait l’intuition; mais cela ne doit pas être; par conséquent, doit demeurer ce produit de l’état d’intuition , la trace des directions opposées , qui n’est aucune d’elles, mais qui participe de toutes deux à la fois.

Dans cette fixation de l’intuition, qui devient par là une intuition, il y a trois choses : Premièrement l’action de fixer ; — cette action est fournie à la réflexion par la spontanéité; elle est produite, comme on le montrera bientôt, par cette spontanéité de la réflexion ellemême, par conséquent l’action de fixer appartient à la faculté qui pose absolument dans le moi, ou à la raison. — Ensuite le déterminé, ou ce qui devient déterminé, et c’est l’imagination en tant qu’une limite est posée à son activité. — Enfin, ce qui résulte de la détermination, le produit de l’imagination dans sa fluctuation. Il est évi-

raison par COI c’esf la fj

DE LA 8CIETÏCE. 171

d|pt qi|e si la fixation demandée est possible^ il doit f avoir une faculté qui Topére ^ cette faculté n'est ni la

e, ni i'imagination qui produit^ c'est ^faculté interinédiaire entr'elles^ uttte résidé fce qui, peut être délÜt être entendu, et qui est justement pour ce motif, entendement. ' * ' ' "

éihent n'existe qü'én tant 'qü^il y a ëri lui hôse d’arrété ; et tout ée qui est fixé ne l’est que dàns l’entendementr On peut définir l’entendement l’imagination fixée pàr la raison \ bü la raison pourvue d’objets par l’imagination. L’entendement est une fa > culté de l’esprit, en repos, inactive, qui ne fait que retenir ce qui est produit par l’imagination, ce qui est ou doit être déterminé par la raison, ce qui peiif avoir été rapporté de ses actions.

Il n’y a de la réalité que dans reiitebdement. Il est la faculté du réel. L’idéal devient réel en lui ( de là le tnot entendre exprime un rapport à quelque chose qui doit nous arriver du dehors; sans notre participation). L’imagination produit la réalité ; mais il n’y a aucune réalité en tellé. Ce ti'est que par là perteption et la compréhension dans l'entendement que le 'produit devient quelque chose de rélel.' Nous accordons de la réalité non pas à ce qui se présénte à notre conscience comme Ün produit de l’imagination^ mais hîen à ce que nous trouvons compris dans l’entendement\ auquel nous attribuons non la faculté de produire^, mais celle de

retenir.

11 sera démontré que dans la réflexion, en vertu de ses lois, on ne peut retourner que jusqu’à renlendeméni et que l’on y troiive alors quelque chose de donné comme

matière de la réHexion à la réflexion clle-méme. Mais OD n’a pas conscience de la manière dont cela arrive dans l’entendement. De là l’inébranlable conviction que nous avons de la réalité des choses, existant hors de nous et sans notre consentement, parce que nous n’avons pas * conscience de la faculté de leur production. Si dans la réflexion commune , de même que dans la réflexion philosophique, nous avions conscience, qu’elles ne sont amenées à l’entendement que par l’imagination , nous expliquerions tout comme illusion, et nous aurions tort de cette manière comme de l'autre.

Reprenons le fil de notre raisonnement ; nous l’avons laissé tomber, parce qu’il était impossible de le suivre.

Le moi réfléchit son activité qui dans l’intuition se dirige vers G, comme résistant à une direction opposée de C en A. D’après le principe énoncé ci-dessus, elle ne peut être réfléchie comme une activité allant au dehors, car ce serait alors l’activité tout entière infinie du moi, qui ne peut être réfléchie, et non l’activité qui Représente dans l’intuition. La réflexion est exigée cependant : elle doit être réfléchie par conséquent comme une activité allant jusqu’à C , comme déterminée et limitée en C; ce qui serait le premier cas.

En C, l’activité intuitive du moi est donc limitée par l’activité qui agit dans la réflexion. Mais comme cette activité n’est que réfléchissante, comme elle

DE LA. SGIËKCE.

n’est pas réfléchie elle -même (hormis dans notre réflexion philosophique actuelle) la limitation en C est opposée au moi et attribuée au non-moi. Sur C, dans l’infini, un produit, déterminé de l’imagination produisant absolument, est posé par une intuition obscure, irréfléchie et n’arrivant pas à la conscience déterminée, ce qui limite la faculté de l’intuition réfléchie précisément d’après la régie, que par son premier principe, le premier produit indéterminé serait posé en général ; ce qui serait le second cas. Ce produit est le non -moi par l’opposition duquel le moi est déterminé, ce qui rend possible le sujet logique de la proposition : Le moi a intuition {intuens est).

L’activité du moi qui a intuition ainsi déterminée est, quant à sa détermination du moins, fixée et comprise dans l’entendement; car sans cela, les activités contraires du moi se croiseraient, s’anéantiraient l’une l’autre mutuellement.

Cette activité va de A à C et doit être saisie dans cette direction, mais par une activité réfléchissante du moi qui aille par conséquent deCvers A. Il est évident que dans cette compréhension se présentent des directions opposées, de sorte donc que cette compréhension a lieu au moyen de la faculté de l’opposition, l’imagination, et doit être par conséquent une intuition, ce qui serait le troisième cas. Dans sa fonction actuelle, l’imagination ne produit pas, mais ( pour le poser dans l’entendement et non pour le retenir) embrasse seulement ce qui a été produit et ce qui a été conçu dans l’entendement, et pour ce motif, est nommée reproductive.

L’agent de l’intuition, en cette qualité, c’est-à-dire

déterminé comme activité, doit avoir une activité opposée qui n’est pas celle-là et en dilTère. Mais l’activité est toujours activité, et jusqu’à présent on ne peut rien distinguer en elle que sa direction. Or, cette direction opposée est la direction de G vers A, qui a son origine dans une réflexion du dehors, et qui a été retenue dans l’entendement; ce qui serait le quatrième cas. En tant que ce qui existe dans l’acte d’intuition doit être déterminé, cette direction opposée doit elle-même être objet d’intuition, et ainsi il existe en même temps que la détermination de l'agent de l'intuition, une intuition de l’objet, mais qui n’est pas réfléchie. Or, pour être opposé à l’agent de l'intuition, l’objet de l’intuition doit être déterminé comme tel, cc qui ne peut se faire que par la réflexion ; seulement la question est de savoir laquelle des activités, dont la direction est extérieure, doit être réfléchie, car une activité allant ait dehors doit être réfléchie. Mais l’activité qui dans l’acte d’intuition va de  vers G donne l'intuition de l’agent de l’intuition.

Il a été avancé plus haut que pour que la limitation ait lieu en G, il faut que l’activité produisante du moi dépasse G, dans l’indéterminé. Gctte activité est réfléchie de l’infini au-delà de G vers A; mais de G vers A se trouve la première direction qui a laissé sa trace dans l’entendement comme résistant dans l’intuition à l’activité propre du moi de A vers G , et relativement à laquelle cette activité opposée doit être appropriée à l’opposé du moi, c’est-à-dire au non-moi, ce qui serait le cinquième cas.

Gette activité aperçue dans l’intuition doit être déterminée comme telle et même comme objet de l’intuition

DE LA SCIE^CE

opposée à l’ageul de l’inluition, donc par quelque chose qui n'est pas olgel de l’inluilion et qui est pourtant un non-moi. Mais cette activité se trouve au-delà de C comme produit absolu de l'activité du moi ; entre C et A se trouve l'ql^el de l’intuition, qui d’après sa détermination dans l'entendement est embrassé comme quelque chose de réel, ce qui serait le sixième cas.

Us sont à l'égard l’un de l’autre, comme l’activité et la passivité (réalité et négation) et sont donc réunis par la détermination réciproque. Pas d’objet d'intuition, pas d’agent d'intuition, et réciproquement. Au contraire, si un objet d’intuition est posé et en tant qu'il l’est, un agent d’intuition est posé et réciproquement.

Tous deux doivent être déterminés ; car le moi doit se poser comme agent d’intuition et’ s’opposer à cet égard au non-moi. Mais pour cela il faut un fondement solide de distinction entre l’agent et l’objet de l’intuition, et ce ne peut pas être la détermination r réciproque, comme l’a prouvé la discussion ci-dessus.

L’un étant déterminé ensuite, l’autre l’est par celui- 'là, précisément parce qu’ils sont en détermination réciproque. Cependant l’un des deux, d'après le même principe, doit être déterminé par soi-même et non par l'autre, parce que nous ne sortons pas d’ailleurs du cercle de la détermination réciproque.

L’agent de l’intuition en soi, c’est-à-dire comme ac-

tivité, est déjà déterminé par cela même qu’il se trouve en détermination réciproque ; c’est une activité à laquelle, dans le terme opposé, correspond une passivité : c’est une activité objective. Une activité de cette nature est déterminée par une activité non objective, et par conséquent une activité pure, qui est activité en général et absolument.

Toutes deux sont opposées; elles doivent être toutes deux synthétiquement réunies, c’est-à-dire mutuellement déterminées l’une par l’autre: 1® l’activité objective par l’activité absolue. L’activité en général est la condition de l’activité objective; elle est son fondement réel ; 2° l’activité en général ne doit pas être déterminée par l’activité objective, si ce n’cst par son opposée, la passivité; par conséquent l’activité en général est déterminée par un objet de l'activité et par conséquent par une activité objective. L’activité objective est le principe de détermination ou le principe idéal de l’activité en général; 3“ toutes deux se déterminent mutuellement l’une l’autre, c’est-à-dire la limite doit * être posée entr’elles ; c’est le passage de l’activité pure à l’activité objective et réciproquement; c’est à cette condition que l’on peut réfléchir sur elle ou en faire abstraction.

Cette condition comme telle , c’est-à-dire comme limite de l’activité pure et de l’activité objective, est aperçue par l’imagination, et fixée par l’entendement, de la manière qui a été décrite.

L’intuition est l’activité objective sous une «ertaine condition. Inconditionnelle, elle ne serait pas l’activité objective, elle serait l’activité pure.

En vertu de la réciprocité de détermination, l’objet

DE LA SCIEHCE.

de i’intuilion n'est aperçu que sous une certaine condition; en dehors de celte condition, il ne serait pas objet d’intuition, il serait une chose posée absolument, une chose en soi, il serait une passivité absolue, comme contraire d’une activité absolue.

? ■' jrtÆÎ *

L’intuition est quelque chose de conditionnel aussi bien pour l’agent que pour l’objet de l’intuition ; on ne doit donc pas encore les distinguer suflisamment par ce caractère ; nous avons à les déterminer davantage. Cherchons à déterminer la condition de l'intuition pour tous deux, s’ils peuvent être distingués par elle.

L’activité absolue devient objective conditionnellement, c’est-à-dire évidemment, l’activité absolue est supprimée comme telle, et il y a à son égard une passivité. Donc la condition de toute activité objective est une passivité.

Cette passivité doit étre'aperçue intuitivement. Mais une passivité ne peut être aperçue autrement que comme l'impossibilité d'une activité contraire, que comme un sentiment de contrainte à une action déterminée, ce qui est possible à l'imagination ; mais celle contrainte est fixée dans l'entendement comme une nécessité.

Le contraire de cette activité conditionnelle à une passivité, est une activité libre, aperçue par l’imagination comme une fluctuation de l’imagination entre la réalisation, ou la non-réalisation d’une action, entre la

178 noCTRiHi

conception, ou la non-conception d’un objet dans l’entendement, activité conçue dans l’entendement comme une simple ]K>ssibilité.

Ces deux sortes d’activité, qui sont opposées en soi sont synthétiquement réunies. 1 . La contrainte est déterminée par la liberté ; l’activité libre se détermine elle-même pour un acte déterminé (affection de soi-même). 2. La liberté est déterminée par la contrainte; c’est seulement sous la condition d’une détermination déjà existante; en vertu d’une passivité que l’activité se détermine de soi-même, toujours libre encore dans cette détermination, à un acte déterminé ; (la spontanéité ne peut réfléchir qu’à la condition d’une réflexion survenue par un choc du dehors; mais elle ne doit pas réfléchir sans cette condition). .S. Toutes deux se déterminent mutuellement dans l'intuition. La réciprocité d’action dans l’agent de l’intuition, de l’afFeclion de ?pi-même, et d’une affection extérieure, est la condition à laquelle l’agent de l’intuition est tel.

L’objet de j’intuition est donc en même temps détertnjnépar là : La chose en soi est l’objet de l'intuition sous condition d’une réciprocité d’action. En tant que l’agent de l’intuition est actif, l’objet est passif; et en tant que l’objet de l’intuition, qui, à cet égard est une chose en soi , est actif, l’agent de l’intuition est passif. De plus, en tant que l’agent de l’intuition est actif, il n’est pas passif, et réciproquement ; il en est de même de l’objet de l’intuition. Mais cela ne donne aucune détermination solide, nous ne sortons pas par là de notre cercle. Il faut par conséquent déterminer davantage. Nous devons chercher la part de l’un des deux dans la réciprocité d’action par soi-meme indiquée.

DE LA SCIEKCE.

A l’activité de l'agent de l’intuition à laquelle cor|^gpond une passivité dans rp|)jet, et qpi est comprise par conséquent dans cette action réciproque, est ppposép une activité à laquelle ne correspond pas une passivité dans l'objet, qpi se dirige, par conséquent, sur l’agent de l’intuition lui-méme ( l’activité qqi agit l’affection de soi-même). I^a première devrait dopp être déterminée par celle-ci.

Cette activité déterminante devrait être aperçqq paf l’imagination snivant les manières qnj ont été expqséea jusqu’ici.

Il est évident que l'activité objective de l’ageqt de l’intuition ne peut avoir aucun aqlre princjpp que l’activité de la détermination de soi-ipême. ^i cette depnière pouvait être déterminée, la première le sepait, et avec elle l’accidentel dp l’agent de l’intuitjon dans l’aption réciproque, de même que par celui-ci l'acpidentél dé l’objet de l'intuition serait déterminé.

Les deux modes d’activité doivent ^e déterminep mutuellement; premièrement, l’activité qui sp réfléchit en soi-même doit déterminer l’activité objective, cpipnié on vient de l’indiquer; secondement, l’objective dpjt déterminer celle qui revient en soi-même, pe qui vaut pour l’activité objective, a autant de valepr ppup l’activité se déterminant soi-même pour ]a détermination de l’objet. Mais l’activité objective peut être déterminée par la détermination de l’objet; |} ep est donc de

DOCTUINE

même pour l'activité qui se présente par elle dans la détermination de soi-même. Troisièmement, les deux activités se trouvent donc en détermination réciproque, comme il a été maintenant prouvé, et nous n’avons cependant aucun point solide pour la détermination.

L’activité de l’objet de l'intuition, en tant qu’elle se dirige sur l’agent de l’intuition dans l’action réciproque, est déterminée par une activité qui revient en soi-même, par laquelle se détermine l'influence exercée sur l’agent de l’intuition.

D’après l’argumentation de ci-dessus, l’activité est pour la détermination de soi-méme , la détermination d’un produit de l’imagination fixé dans l'entendement parla raison, et par conséquent une pensée. L’agent de l’intuition se détermine soi-même à penser un objet.

En tant que l’objet est déterminé par l’acte de penser, il est une pensée.

11 vient d’être déterminé ainsi comme se déterminant soi-mème à exercer une influence sur l’agent de l’intuition.

Cette détermination n’est devenue possible que parce qu’une passivité devait être déterminée dans l’agent de l’intuition opposé. Pas de passivité dans l’agent de l’intuition, pas d'activité primitive dans l’objet et retournant en soi-même comme activité pensée. Pas d’activité semblable dans l’objet , pas d’activité dans l’agent de l’intuition. Mais d’après ce qui a été déjà exposé, cette détermination est la détermination par causalité. L’objet est considéré comme cause d’une passivité dans l’agent de l’intuition regardée comme son effet. L’acti-

Digîtizot; by Coogk

, DE L\ SCIENCE. 181

vilé intérieure de l’objet en vertu 'de laquelle il se détermine à la causalité, est une simple pensée, (un nouméne) si, comme on le doit, on donne par l’imagination un substract à cette activité.

Page 1