Toute détermination a lieu par l’activité
idéale, par conséquent, pour que le sentiment demandé
soit possible, il faut qu’un objet soit déterminé par
cette activité idéale, et cette activité de détermination
doit être mise en relation avec le sentiment. Ici s’élè-
vent les questions suivantes : — 1 . Comment l’activité
DOCTRIHE
idéale doit-elle atteindre à la possibilité et à la réalité de cette détermination ? — 2. Gomment cette détermination peut-elle être mise en rapport avec le sentiment?
Nous répondons à la première : Nous avons déjà montré qu’il y a une détermination de l’activité idéale du moi par le penchant qui doit agir constamment autant qu’il peut. En conséquence de cette détermination, par elle doit d’abord être posé le fondement de la limitation, comme objet complètement déterminé du reste par soi-même ; mais lequel précisément pour cela n’arrive pas et ne peut arriver à la conscience. En effet, un penchant a été montré dans le moi, d’après une simple détermination ; et en conséquence l’activité idéale doit avant tout se diriger sur lui, lutter contre lui pour déterminer l’objet posé. Nous ne pouvons pas dire, comment, en conséquence du penchant, le moi doit déterminer l’objet ; mais nous savons du moins que, d’après le penchant qui a son fondement dans les replis les plus intimes de son être, il doit , dans la détermination, être le déterminant, le principe purement et absolument actif. Même en faisant abstraction du sentiment déjà connu de l’aspiration, dont la présence seule décide la question, ce penchant de détermination peut-il , d’après les principes purs, avoir à priori une causalité , être ou non satisfait ? La possibilité d’une aspiration est fondée sur sa limitation ; sur celle-là la possibilité d’un sentiment; sur celui-ci la vie, la conscience et l’être spirituel en général. Le |)cncbant de détermination, n’a par conséquent aucune causalité aussi certainement que le moi est moi. Le fondement de cela ne se trouve pas plus en luimême que dans l’effort en général; car s’il s’y trouvait.
il ne serait plus un penchant : la détermination de soi-même prend sa marche dans un penchant contraire du non-moi, dans une causalité du non-moi, complètement indépendante du moi et de son penchant, et se dirige d’après ses lois, comme celui-ci se dirige d’après les siennes.
S’il y a par conséquent un objet en soi et s’il a en soi ses déterminations, c’est-à-dire produites par la propre causalité intérieure de sa nature (’comme nous l’admettons toujours hypothétiquement, mais comme nous
le réaliserons pour le moi), si l’activité idéale (intuitive) du moi est poussée au dehors par le penchant, le moi doit déterminer et détermine l’ohjet. Elle est guidée dans cette détermination par le penchant et tend à le déterminer d’après lui ; mais elle se trouve en même temps sous l’influence du non-moi et est limitée par lui, par la qualité réelle de la chose, impuissante à le déterminer d’après le penchant dans un degré supérieur et inférieur.
Le moi est limité par cette limitation du penchant ; de même que dans toute limitation de l’eflbrt , et de la même manière , naît ùn sentiment , qui est ici le sentiment de la limitation du moi , non par la substance mais par la qualité (état) de la matière. Ainsi reçoit en même temps sa réponse, la seconde question : Gomment la limitation de la détermination peut-elle être mise en rapport avec le sentiment.